25 février 2006

Mon bel oranger

Ce roman fait partie des quelques livres qui ont grandi avec vous, sans que vous les lisiez jamais. Ils se trouvaient chez vos parents, plus précisément dans la bibliothèque de votre grande soeur. Celle-ci a étudié Mon bel oranger au collège, ce qui ne fait pas forcément du livre de José Mauro DE VASCONCELOS un incontournable à vos yeux remplis d'a priori.

Et pourtant... et pourtant, comme d'autres (Sa Majesté des Mouches, Un sac de billes, Mon ami Frédéric...), Mon bel oranger vous appelle mystérieusement à le lire, un jour...

Depuis quelques jours, je peux enfin dire que j'ai lu Mon bel oranger, et je l'ai trouvé tout simplement superbe ! Est-ce parce que lui et moi, nous nous étions tant attendus, tant jaugés de loin avant de nous rencontrer pour de bon ? Je ne sais pas. Toujours est-il que José Mauro De Vasconcelos signe ici un roman de 250 pages plein de vie et de douleur, de larmes et de rires, de pauvreté et d'intelligence.

Mon bel oranger, c'est la petite histoire de Zézé, qui à cinq ans sait déjà lire et comprendre beaucoup (trop) de choses sur son entourage : sa famille, les gens de sa rue ne connaissent que lui. Car Zézé est régulièrement poussé par "le Diable" à commettre petits et grands délits. Alors on le bat. De plus en plus fort. Jusqu'au jour où Zézé croise la route chromée du Portugais... Une amitié adulte/enfant très belle va naître puis périr.

Ce roman est écrit dans la langue qu'il mérite, une langue franche, très "parlée", ancrée dans le quotidien populaire des Brésiliens de 1969. Ce roman et cette langue, l'oranger de Zézé en est le symbole.

250 pages, Livre de Poche Jeunesse - 4,92 €

14 commentaires:

Sjokolade a dit…

Quand on pense Brésil, on pense Café, Samba, Rio, Carnaval et bikinis fluos qui vont avec, on pense à Belomondo et son Homme de Rio (je sais, mes références datent un peu. Et pourtant, je n'ai pas encore évoqué Ingrid Bergman et Cary Grant dans "Les enchaînés" !), on pense aussi à l'Amazonie et à la forêt vierge, qui, parait-il ne cesse de reculer, et malheureusement aussi aux anacondas et à toutes sortes de bestioles que j'espère bien ne jamais croiser sur mon chemin ! Voilà ce qui s'appelle tout un tas de clichés...

Maintenant, voici le témoignage d'une initée aux coutumes du pays grâce à ma tante, partie six mois au Brésil pour adopter deux enfants... Et bien, les stéréotypes sont basés sur des réalités ! Mon cousin jouait au foot pied nu à longueur de journée, et ma cousine se droguait au café dés ses 3 ans. Forcément, ça coûte moins cher que l'eau ! Bref, le Brésil, malgré ses excès -la religion, par exemple : quand une gamine de 5 ans boit son verre de Coca en déclamant "Le sang du Christ", on se dit qu'il y a un problème...- ça a quand même l'air très chouette ! Nicolas, si je gagne le concours du 3 000ème visteur (visiteuse), tu me payes le billet d'avion, pas vrai ?!

Désolée, je me suis emportée, ce que je raconte n'a rien à voir avec le billet...

Macounette a dit…

Je découvre ton blog et... un billet sur le pays où je suis née :-)

"Mon bel oranger" je l'ai lu moi aussi à l'école... mais en V.O. ! ça sent bon le Brésil de mon enfance, avant que je ne le quitte pour l'Europe.

Le Brésil, c'est... tellement beaucoup d'odeurs, de goûts, de couleurs, de rires, de larmes, de sentiments, de musique, d'émotions,.... qu'on ne peut, même pas très mal, le résumer en "samba, Rio, carnaval et bikinis fluos". Ca, c'est ce que les Européens, nous voyons à la télé...

Le Brésil, c'est un pays merveilleux, où tout semble possible, où même dans la misère, les gens gardent le sourire et par là même une certaine dignité...

Le Brésil, c'est un pays à vivre, et non pas seulement à raconter :-)

Nico a dit…

WOuha... :/
Merci de ton passage, Macounette, je lis moi aussi ton blog régulièrement, et je trouve ton témoignage sur le Brésil très émouvant, franchement...

pyero a dit…

très bo livre mon belle oranger!!! merci

vivica a dit…

où se passe cette histoire (au Brésil je sais mais où au Brésil)
merci d'avance

Zézé a dit…

Sur la route Rio-Sao Paulo, mais je crois qu'on ne sait pas où exactement... :)

Mehdi a dit…

Je suis en train de lire ce livre en Français car je suis en 2eme secondaire(en Belgique)et j'encourage ceux qui ne le lise pas a le lire ça en vaut la peine surtout pour les jeunes enfants. En plus ce livre marque la pauvreté de Zézé où il va avoir un copain oanger surnommé Minguinho, Xururuco, Mon pied d'oranges douces.... C'est l'histoire de l'enfance de José Mauro De Vasconcelos.

Nico a dit…

Merci de ton commentaire, Mehdi. Je suis complètement d'accord avec toi : ce livre est vraiment très chouette, et je le conseille aux enfants, aux ados, aux adultes, sans modération !

Sarah a dit…

Moi je viens de finir ce livre. . .

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre..meme si je n'aime pas lire..


Il nous apprend beaucoup de choses sur la vie.C'est tellement bien ecrit..

Je ne vous cache pas que ce livre ma fais beaucoup de peine...Mais c'est tellement realiste!!


je vous le conseille!^^

Nico a dit…

Décidément, je crois qu'il fait l'unanimité, Zézé... !
;)

rojan a dit…

il est super c livre

Audrey a dit…

Bonjour, moi je viens juste de commencer ce livre (pour l'école) et il me plait déjà beaucoup, et grâce a vous j'ai hate d'être a la fin de l'histoire, ;) merci, ton blog est super !!! :) bisous.

Nicolas a dit…

Merci Audrey pour le compliment. Et OUI, effectivement, ce livre est vraiment très très bien !
Non seulement je te conseille de le dévorer jusqu'aux dernières pages, mais... ... sache qu'il y a une suite, publiée dans la même collection !
;)

A+

Marian a dit…

Exactement comme tu dis, Nicolas, un livre que les trentenaires voyaient en classe (ah, mon ami frédéric...), mais que je n'ai découvert qu'il y a 2 ans, quand je préparais le Capes de doc. Mais pourquoi nous faisaient-ils lire des livres aussi tristes? Un de mes favoris assurément.