06 novembre 2006

(BD) L'Ivresse du poulpe

Après La Tendresse des crocodiles vient très logiquement, vous l'aurez deviné, L'Ivresse du poulpe. Quoi de plus évident, en effet ?

Voici donc le second tome des aventures de Jeanne Picquigny, jeune aristocrate des années 1920, sensuelle, sensible et libérée, véritable femme fantasmastique dessinée par Fred BERNARD.

L'HISTOIRE. Eugène n'est pas mort, comme on le croyait. C'est Barberine, sa soeur, qui vient le dire à Jeanne et Victoire. Jeanne avait pourtant fait son deuil, et baptisé son roquet Eugène, pour se venger du sort. Sitôt qu'elle apprend la nouvelle, sous le prétexte de retrouver les vieilles bobines de son père dérobées par Eugène, elle part à l'autre bout du monde pour le dénicher, laissant leur fils Modeste derrière elle.
Eugène s'est approché d'un curieux individu qui se fait appeler Nothing Meilleur. Un jeune rebelle fait également partie du décor, qui rêve d'un coup d'état à la Che Guevara (avant l'heure). Mais l'histoire se dénouera à New York...

Un volume sans doute plus déjanté que le premier, avec en particulier des scènes plus osées... à vrai dire, une (presque) pornographie un peu gratuite. L'action est aussi plus resserrée, chaque épisode étant réduit à son (presque) minimum narratif. Il faut dire que l'action est multiple, tout comme les lieux de l'action, à vous donner le tournis : Paris en septembre 1922, Amérique latine, New York, Paris en avril 1923... on est presque déjà dans l'univers de Lily Love Peacock !

Mais certains "trucs" se systématisent dans ce second tome sans prendre de signification particulière : la planche coupée en deux avec d'un côté trois cases normales, de l'autre des cases imitant le format du film de la caméra portative de Jeanne... Ou bien les débuts de dialogue où les répliques semblent être dites par des animaux au lieu de l'être par les personnages principaux... Plusieurs fois utilisés dès le tome 1, ces "trucs" agacent ici, justement parce qu'ils restent des "trucs" vides.

De la belle oeuvre malgré ces petits couacs.


174 pages, éditions du Seuil - 16 €

9 commentaires:

la même lectrice enthousiaste a dit…

Ouiap. pareil.

Julie Delporte a dit…

Alors euh... les trucs vides, moi je ne suis pas du tout pas du tout d'accord.
Je pense que les passages "pornographiques" ne sont pas tellement "pornographiques". C'est pas parce que Fred Bernad a des allures de dessinateur pour enfants qu'il faut se choquer !
Sinon vous saviez qu'il a d'abord fait des études de Vétérinaire, le Fred ?

Nicolas a dit…

Il y a des allures de dessinateur pour enfants, "le Fred" ? Ah bon ?!

Sinon, j'ignorais pour les études de vétérinaire, mais ça explique peut-être les relations très particulière de Jeanne avec son poulpe... ... Pas porno, non : zoophile, simplement !
;)

Julie Delporte a dit…

Hé bien il a été longtemps dessinateur de livres pour enfants. D'ailleurs la toute première appartion de Jeanne c'est dans une version édulcorée pour enfants.

C'était par le jeu de piste ?

Julie Delporte a dit…

par là ?

Nicolas a dit…

A ce rythme là, rien qu'en commentant nos deux blogs respectifs pendant toute la soirée (oui, ici c'est le soir), on va pulvériser les stats de Laurel ou du Love Blog !

Nicolas a dit…

Pour le jeu de piste, euh... non, pas vraiment... Mais je remarque que ta colocataire te fait penser à un poulpe... :/

Julie Delporte a dit…

Chut ne lui dis pas..
Sans rire j'avais oublié de lire la dernière phrase du commentaire en question. Et Celui-là, c'est mon dernier de la journée.

Nicolas a dit…

C'est dur d'arrêter, hein ? J'ai essayé plusieurs fois, mais à chaque fois, la rechute !

Vas-y, Julie, tu PEUX le faire !
:p