14 octobre 2008

(BD) Fair Weather

Fair Weather est un épisode en BD de la jeunesse de Joe MATT à Lansdale, en Pensylvanie. Ça ressemble à une jeunesse moyenne dans une ville moyenne des Etats-Unis. Le jeune Joe Matt est déjà un geek du comic, un fêlé du dessin animé. Il insulte vertement ses parents, sa jeune sœur, sa grand-mère qui lui offre des comics auxquels il manque la jaquette d'origine...

Mais young Joe Matt est aussi voire surtout une sacrée poule mouillée, un froussard, une fille quoi. Menacé par un malabar, Joe Matt colle aux fesses de son copain Dave comme un chewing gum sur la selle de son biclou. Pas téméraire, Joe.

Le volume est fin et se lit sans faim. Ce sont deux journées banales dans un environnement ennuyeux. Un week-end où Dave et Joe glandent, zonent, cruisent. Au passage, l'air de rien, ça parle des relations humaines et des sentiments, partagés ou non.

Joe Matt dépeint son personnage comme un gamin intéressé, colérique, pleurnichard et peu fiable. C'est la genèse, après coup, du personnage adulte déjà rencontré ici et .

Commandé et payé à D+Q au printemps, j'ai reçu ce livre et deux ou trois autres en été. Faut croire qu'il fait chaud l'été dans les cargos, parce que la colle a fondu et les pages ne tiennent plus à la couverture.

D+Q, une maison qui a bien de la chance d'avoir de talentueux auteurs... et pas mal de pigeons en guise de clients.


116 pages, éd. D+Q - $16.95

5 commentaires:

Julie Delporte a dit…

Des pigeons en guise de clients ?

Nicolas a dit…

Pas mal de pigeons. C'est ce que j'ai dit. :)

bill-lee a dit…

Tiens c'est marrant, j'ai acheté Fair Weather et Peepshow c'est la cata. Pour le premier, la couverture se décole à la fin de l'ouvrage. Quant à Peepshow toute la couverture s'est détachée, les pages se barrent au fur et à mesure de la lecture. Je suspecte D+Q d'avoir utilisé une colle de mauvaise qualité. Cheap as Matt..

Julie Delporte a dit…

En tout cas D & Q version librairie (un magasin ouvert depuis un an et demi à Montréal) est un peu vache envers les créateurs de fanzines. Ils prennent 50 pour cent des profits de la vente ! Alors que les autres librairies contactées prennent de 20 à 30 pour cent. Pas cool !

Nicolas a dit…

Décidément, tout les afflige et leur nuit et conspire à leur nuire...