<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836</id><updated>2012-01-29T07:48:53.189+01:00</updated><title type='text'>http://blogalire.blogspot.com</title><subtitle type='html'>&lt;center&gt;&lt;a href="http://blogalire.blogspot.com"&gt;&lt;img border="0" alt="" title="Home" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SWAdxroPViI/AAAAAAAAD90/W2Hq_QkrXyY/s1600/Sunset.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;center&gt;Welcome. English spoken. No crêpes, no frites, no Marc Levy.&lt;/center&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>457</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1834463813823897840</id><published>2011-04-11T21:18:00.006+02:00</published><updated>2011-04-11T22:02:29.066+02:00</updated><title type='text'>Des nouvelles d'Alain</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-c8yqGW7WIKM/TaNaev1eglI/AAAAAAAAEgc/JYvKkjFDp6k/s1600/DesNouvellesdAlain.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 210px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-c8yqGW7WIKM/TaNaev1eglI/AAAAAAAAEgc/JYvKkjFDp6k/s320/DesNouvellesdAlain.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594414646407627346" /&gt;&lt;/a&gt;Après le succès mérité de la trilogie &lt;i&gt;Le Photographe&lt;/i&gt;, Emmanuel GUIBERT reprend le concept de mélange dessin/photos pour cet album édité par Les Arènes - XXI. Didier Lefèvre est mort depuis, et les photos sont ici signées d'Alain KELER, lauréat du prix Eugène Smith en 1997. Le thème de ce recueil : les Roms, où qu'ils soient en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les photos récoltées ici sont pour la plupart en noir et blanc et en feuilletant les pages, j'ai retrouvé instantanément le souvenir du &lt;i&gt;Photographe&lt;/i&gt;, que j'ai relu il n'y a que quelques semaines de cela d'ailleurs. Le dessin de Guibert est toujours aussi reconnaissable, dans l'épure avec de larges aplats de couleurs pâles, le texte encadré sur fond jaune clair. Les couleurs et la mise en page sont de Frédéric LEMERCIER. Photos et dessins alternent sur le même principe, mais c'est Alain Keler qui mène le récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que raconte-t-il ? Dix ans de rencontres avec des Roms de Slovaquie, de République tchèque, d'Italie ou de Montreuil... Ses premiers contacts se font justement alors qu'il est au Kosovo aux côtés de Didier Lefèvre. Ils se poursuivent ensuite, comme une évidence. Alain Keler tisse pudiquement le lien qui l'unit aux Roms. Il se souvient que ses grands-parents et sa tante sont morts à Auschwitz, et ne dissocie pas le sort des Juifs de celui des Roms : « Les Roms, c'est le premier verrou démocratique qui saute. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces récits courts composent un recueil engagé, suivi d'un épilogue de l'auteur qui ne l'est pas moins. A deux mois de l'été et après l'acharnement politique et policier de l'été 2010, la question des Roms et des Gens du voyage est brûlante. Ce livre permet de poser les orientations françaises dans un contexte européen. Il livre un état des lieux et propose des perspectives pour approfondir la question : associations présentes sur le terrain, sites web, livres, disques, films et spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens avoir entendu il y a quelques temps à la radio un intervenant expliquer que dans je ne sais quelle région du monde, un peuple considérait comme l'Autre non pas celui qui lui était le plus opposé, mais celui qui lui était le plus proche. Après &lt;a href="http://telemetrique.blogspot.com/2010/09/enfants-du-voyage-1.html"&gt;ma propre expérience&lt;/a&gt; auprès des Gens du voyage l'été dernier, je suis convaincu que les Roms sont notre Autre très proche, notre presque nous-mêmes. Les malmener, c'est comme le dit Alain Keler filer un sacré mauvais coton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;93 pages, éd. Les Arènes XXI - 19 €&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quelques pistes proposées par Alain Keler :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Jan Yoors, &lt;i&gt;Tsiganes&lt;/i&gt; chez Phébus&lt;br /&gt;Alexandre Romanès, &lt;i&gt;Paroles perdues&lt;/i&gt; chez Gallimard&lt;br /&gt;Joann Sfar, &lt;i&gt;Klezmer&lt;/i&gt; chez Gallimard&lt;br /&gt;Kkrist Mirror, &lt;i&gt;Tsiganes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Gitans&lt;/i&gt; chez Emmanuel Proust&lt;br /&gt;Taraf de Haïdouks chez Crammed discs&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Gitans&lt;/i&gt; de Titi Robin chez Naïve&lt;br /&gt;Les films d'Emir Kusturica et Tony Gatlif&lt;br /&gt;et puis &lt;a href="http://www.myspace.com/kesajtchave"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;http://www.myspace.com/kesajtchave&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1834463813823897840?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1834463813823897840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1834463813823897840&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1834463813823897840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1834463813823897840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2011/04/des-nouvelles-dalain.html' title='Des nouvelles d&apos;Alain'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-c8yqGW7WIKM/TaNaev1eglI/AAAAAAAAEgc/JYvKkjFDp6k/s72-c/DesNouvellesdAlain.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-362652723473649428</id><published>2011-04-05T09:42:00.009+02:00</published><updated>2011-04-05T22:05:56.077+02:00</updated><title type='text'>Ardoise</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-h4xtCIrn0lA/TZrPXdsYfDI/AAAAAAAAEgQ/KOYnVsqxK7o/s1600/Ardoise.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 194px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-h4xtCIrn0lA/TZrPXdsYfDI/AAAAAAAAEgQ/KOYnVsqxK7o/s320/Ardoise.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5592009889348615218" /&gt;&lt;/a&gt;Je viens de terminer ma lecture d'&lt;i&gt;Ardoise&lt;/i&gt;. Philippe DJIAN y rend hommage aux auteurs qui ont bouleversé sa vie et son œuvre. La plupart sont américains : J.D. Salinger, J. Kerouac, H. Melville, H. Miller, W. Faulkner, E. Hemingway, R. Brautigan, R. Carver. Y figurent aussi L.-F. Céline et B. Cendrars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien justement cette liste qui m'a poussé à acheter &lt;i&gt;Ardoise&lt;/i&gt;, parce que pour moi aussi Salinger, Kerouac, Brautigan, Céline et Cendrars ont été et continuent d'être des chamboule-tout. Hélas l'hommage de Djian n'est pas à la hauteur de celui que je voudrais leur faire. Il se fait une grande idée du style, mais les mots qu'il emploie pour évoquer celui de ces auteurs, pour analyser l'intérêt qu'on peut trouver à lire leurs œuvres respectives, sont bien pauvres et les expressions, convenues. Par exemple le mot de "magie" asséné à répétition comme un coup de massue. Par exemple comparer le style à un cours d'eau ou à une tempête... Oui, ça sent le bon élève qui récite son "Bateau ivre"... mais ça ne dit vraiment rien de personnel, ni rien d'intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des pages, Djian expose ses goûts personnels par accumulation, par strates. Il faut que chaque nouvelle "claque" soit plus forte que la précédente : elle ne peut pas simplement être différente, et cela peut encore moins n'être pas une "claque". Ainsi les hommages se suivent et l'ardoise s'alourdit. On a l'impression qu'à chaque nouvel auteur, Djian veut s'engager tout entier, se mettre lui-même dans la balance. Et ainsi, par excès, sa compilation n'a plus aucun relief. Les digressions sont nombreuses et nous amènent à des "leçons de littérature" qui nous tombent dessus sans prévenir, lourdes et définitives. Djian ne tient pas le lecteur moyen en très haute estime. Pourtant, nous sommes quelques uns à adorer les mêmes auteurs que lui. Alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai soupiré, non pas d'ennui mais d'indifférence, et d'avoir un peu perdu mon temps. Djian se présente en écrivain rebelle et veut rendre hommage à ses mentors. Mais ses goûts sont consensuels, ses idoles sont devenues des classiques depuis longtemps et je ne vois pas bien en quoi cela les diminue. &lt;i&gt;Ardoise&lt;/i&gt; établit des oppositions sans fondement entre, en gros, le roman du XIXè s. qui serait ennuyeux au possible parce que écrit dans une langue morte (Balzac, Flaubert et Zola dans le même panier) et les œuvres qu'il cite qui seraient toutes à considérer comme des révolutions littéraires. Prophète en son pays, Djian semble persuadé que ses goûts personnels définissent la modernité elle-même. Sa vision de Kerouac s'est arrêtée aux clichés habituels, sa vision de Joyce se résume au monologue de Molly Bloom. Que dire ? C'est sympathique mais ça sent le formol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout cela Djian pourrait m'attendrir : lorsqu'il confie par exemple que depuis 20 ans, plus aucun livre ne l'a bousculé comme l'ont fait &lt;i&gt;L'Attrape-cœurs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sur la route&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Mort à crédit&lt;/i&gt; et les autres. Quel aveu ! Mais alors pourquoi ne parle-t-il pas de lui comme lecteur, de ce qui a changé en lui pour qu'il en arrive là ? Pourquoi accuser la littérature, dénoncer les faiseurs de livre, railler les lecteurs qui n'y entendent rien ? A quoi nous avance cette aigreur ? On n'aura pas le fin mot de l'histoire. Djian réduit le chapitre des confidences à quelques diapos du passé (le jeune rebelle prenant la route sur les traces de son idole... ) et il repousse le moment d'une vraie analyse à plus tard. Il n'utilise que des mots usés pour parler de ses goûts personnels. Et croyant aller contre les modes et les médias, il semble au contraire en être le produit, tout comme nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tout, que celui qui n'aime pas bêtement Marilyn Monroe ni James Dean lui jette la première pierre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;127 pages, coll. 10/18 - 6,50 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-362652723473649428?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/362652723473649428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=362652723473649428&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/362652723473649428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/362652723473649428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2011/04/ardoise.html' title='Ardoise'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-h4xtCIrn0lA/TZrPXdsYfDI/AAAAAAAAEgQ/KOYnVsqxK7o/s72-c/Ardoise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-5524481182397960088</id><published>2010-01-28T21:51:00.023+01:00</published><updated>2010-03-03T00:34:46.025+01:00</updated><title type='text'>Jerome David Salinger est mort</title><content type='html'>Si vous me demandez quel écrivain m'a vu naître en tant que lecteur, je vous répondrai J. D. Salinger. A cause de &lt;i&gt;L'Attrape-cœurs&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Franny and Zooey&lt;/i&gt;, de l'Oncle déglingué du Connecticut et d'Un jour rêvé pour le poisson banane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'errance de Holden Caulfield à travers New York a marqué des générations d'adolescents. Combien, comme moi, considèrent ce livre comme un monument de la littérature ? Combien, pire, ont eu furieusement envie de vivre comme Holden : d'avoir son style, ses refus, son phrasé, son ironie et son impertinence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salinger est mort et je voudrais tout lire ou relire.&lt;br /&gt;... et me réjouir des inédits qui ne manqueront pas de sortir dans l'année à venir.&lt;br /&gt;C'est comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J. D. Salinger vivait reclus dans le silence depuis plus de 50 ans. Aucune vidéo de lui n'existe, presque aucune photo à part celle que vous retrouverez dans toutes les chroniques dès ce soir. Aucune biographie autorisée, seulement une biographie non autorisée d'un journaliste mal intentionné que Salinger attaqua en justice, et les souvenirs d'enfance de sa fille. Un très très grand romancier, l'un des deux ou trois plus grands du XXè s., est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mémoire : &lt;i&gt;« Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez me demander c'est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield. Mais j'ai pas envie de raconter ça, et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et deuxio mes parents ils auraient chacun une attaque, et même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d'un peu personnel. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... et ça date de 1951. Bon sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/J._D._Salinger"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;Wiki&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.nytimes.com/2010/01/29/books/29salinger.html"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;New York Times&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/01/28/l-ecrivain-j-d-salinger-est-mort_1298315_3246.html#ens_id=1298305"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/culture/0101616242-j-d-salinger-n-est-plus"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;Slate.fr : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.slate.fr/story/16541/mort-de-lauteur-de-%C2%ABlattrape-coeur%C2%BB"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.slate.fr/story/6929/sauvez-les-archives-de-jd-salinger"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/11/franny-et-zooey.html"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;Franny and Zooey&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt; sur le &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#666666;"&gt;Blog à Lire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-5524481182397960088?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/5524481182397960088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=5524481182397960088&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5524481182397960088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5524481182397960088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2010/01/jerome-david-salinger-est-mort.html' title='Jerome David Salinger est mort'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-715694226420632763</id><published>2010-01-12T16:41:00.016+01:00</published><updated>2010-01-12T22:03:27.698+01:00</updated><title type='text'>L'Île des Esclaves</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/S0ye6uabFzI/AAAAAAAAEUw/JHpURBUBp4A/s1600-h/Marivaux.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 204px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/S0ye6uabFzI/AAAAAAAAEUw/JHpURBUBp4A/s320/Marivaux.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425886382803064626" /&gt;&lt;/a&gt;Je viens de relire une courte pièce de MARIVAUX (1688-1763) intitulée &lt;i&gt;L'Île des Esclaves&lt;/i&gt;. La notice nous dit qu'il s'agit d'une comédie en un acte et en prose créée en 1725. C'est surtout une pièce politique, une utopie aux accents révolutionnaires qui hélas ne va pas au bout de son idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Iphicrate, petit-maître, et Euphrosine, coquette, sont jetés par la tempête dans une île gouvernée par des esclaves fugitifs. Selon les lois de la colonie, on ôte la liberté à ces deux malheureux, et on affranchit au contraire Arlequin et Cléanthis, leurs domestiques. Ceux-ci, devenus les maîtres de leurs anciens maîtres, en font par ordre du magistrat des portraits ridicules, et il faut qu'Iphicrate et Euphrosine conviennent que ces portraits sont ressemblants. »&lt;/i&gt; &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas More a précédé Marivaux dans l'utopie, et Molière, Corneille l'ont précédé dans l'exercice de montrer les ficelles du jeu théâtral avec l'&lt;i&gt;Impromptu de Versailles&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'Illusion comique&lt;/i&gt;. Quant à Arlequin devenant maître de son maître et s'en accommodant si bien, il nous rappelle le Jacques de Diderot ou le Figaro de Beaumarchais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thème du renversement des valeurs est lui aussi bien de son siècle. Voyez l'esthétique du monde en miroir cher à Cyrano dans les &lt;i&gt;Etats et empires de la Lune et du Soleil&lt;/i&gt;, pour commencer. Et puis le XVIIIè siècle se termine en 1789 par la Révolution française, n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette petite pièce se lit donc bien vite mais elle n'est pas pour autant inconsistante. Penser qu'elle fut présentée devant la Cour à deux reprises pourrait même faire frémir. Fort heureusement (ou malheureusement si l'on juge d'après notre plaisir), Marivaux réserve une issue heureuse et convenable à sa comédie : les maîtres s'attendrissent et reconnaissent leurs torts, les valets dont les souffrances sont enfin reconnues n'en demandent pas davantage et se jettent aux pieds des premiers, par un mouvement presque "naturel" qui laisse songeur... Mais il faut se souvenir que Marivaux appelle Arlequin et Cléanthis des esclaves, alors que ce ne sont que des valets. C'est par ce glissement sémantique discret mais pas anodin qu'il est finalement le plus critique. Notons également que si l'action se déroule dans l'antiquité, au large de la Grêce et en référence à la société athénienne, les mœurs des personnages sont bel et bien celles du XVIIIè siècle français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'ai réappris de Marivaux : il était fils de fonctionnaire, s'inscrit en Droit sans jamais y aller, fit ses  premières pièces mais demanda quand même à récupérer la charge de son père à la mort de celui-ci (ce qui lui fut refusé). Il créa des comédies amoureuses et des critiques politiques. Il accorda vraisemblablement plus d'importance aux secondes mais fut reconnu pour les premières. Il persévéra dans le roman et s'attira au même moment ses premières critiques. Il fut élu à l'Académie longtemps après y avoir prétendu et dirigea même l'institution par tirage au sort. Monsieur de Marivaux, de l'Académie Française, mourût gras et repu. Les critiques à son égard restent assez justes : &lt;i&gt;« Cet auteur aurait bien de l'esprit s'il ne songeait pas tant à en avoir, ou pour parler encore plus juste, s'il parlait un langage à se faire comprendre. »&lt;/i&gt; &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;(2)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, si Marivaux n'est pas Molière, certaines de ses pièces se lisent encore très bien et ne se jouent sans doute pas plus mal. Il en va ainsi de &lt;i&gt;L'Île des Esclaves&lt;/i&gt;, qui aurait quelques leçons à nous donner, encore aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;(1) &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;La Barre de Beaumarchais,&lt;/span&gt; Lettres sérieuses et badines&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;, année 1730&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(2) Journal de la Cour et du Palais&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;, année 1733&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Théâtre complet&lt;/i&gt;, La Pochotèque - 28 euros env.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-715694226420632763?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/715694226420632763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=715694226420632763&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/715694226420632763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/715694226420632763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2010/01/lile-des-esclaves.html' title='L&apos;Île des Esclaves'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/S0ye6uabFzI/AAAAAAAAEUw/JHpURBUBp4A/s72-c/Marivaux.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3557657605019721444</id><published>2009-09-06T11:01:00.003+02:00</published><updated>2009-09-06T11:34:12.655+02:00</updated><title type='text'>Nouvelles mexicaines</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SqOBRj5xL9I/AAAAAAAAEIo/Gta2pqhSaAU/s1600-h/Nouvelles+mexicaines.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 224px; height: 310px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SqOBRj5xL9I/AAAAAAAAEIo/Gta2pqhSaAU/s320/Nouvelles+mexicaines.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378284518705803218" /&gt;&lt;/a&gt;Hatier Poche publie une anthologie de nouvelles de TRAVEN, écrivain mystérieux dont les biographies sont sujettes à caution. Ces nouvelles sont tirées d'une vie quotidienne auprès du peuple mexicain, dans les petits villages comme à Mexico.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces nouvelles, le décor est réaliste quoique assez dépouillé. Les "Indiens" sont des gens simples, parfois durs, remplis de bon sens. Le personnage du "gringo" blanc prend du relief par son inadaptation à la vie et aux mœurs mexicaines. Certaines histoires sont racontées à la troisième personne, d'autres à la première du singulier. Les thèmes abordés sont variés. Il s'agit d'abord de décrire la vie quotidienne du peuple mexicain : le logement, la nourriture, le commerce et puis les liens étranges entre l'homme et l'animal. Ensuite, Traven explore aussi des aspects plus inattendus : le matriarcat, la religion, l'industrialisation, les relations avec le pouvoir local, la répression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'ensemble, le regard de Traven sur la société mexicaine est mêlée de respect et de distance. Traven use de son sens critique mais ne condamne jamais les Mexicains. Il ne met que le pouvoir central et les "gringos" en accusation. Comme par exemple M. Winthrop, de New York : ce philanthrope prétend sortir les Mexicains de leur misère en spéculant sur la valeur artistique de leur objets artisanaux. Il joue au plus candide tout en faisant tous les calculs nécessaires à assurer sa fortune personnelle ; sauf que le Mexicain qu'il essaie d'exploiter, lui, est vraiment un homme simple. Aussi, lorsqu'il lui fait miroiter des &lt;i&gt;pesos&lt;/i&gt; par milliers, le regard de l'artisan se perd... il ne sait pas ce que signifient ces gros chiffres. Winthrop et son entreprise humaniste peuvent s'en retourner. D'autres nouvelles sont presque des allégories, comme "Achat d'un âne" et "Le chagrin de Saint-Antoine" par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas certain que Traven soit bien traduit, ou alors sa langue doit être plutôt pauvre, sa syntaxe assez plate. Le récit n'est rythmé que par l'action, pas par le style. Pour autant, ces quelques nouvelles se lisent goulûment. Elles sont ici présentées accompagnées d'un dossier pédagogique plutôt bien fait, destiné aux collégiens et à leurs professeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;80 pages + 50 pages de dossier, coll. Hatier Poche Collège - 4 €&lt;br /&gt;Bibliographie : Golo est l'auteur d'une bio-BD intitulée &lt;i&gt;Traven, Portrait d'un anonyme célèbre&lt;/i&gt; publié chez Futuropolis en 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3557657605019721444?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3557657605019721444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3557657605019721444&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3557657605019721444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3557657605019721444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/09/nouvelles-mexicaines.html' title='Nouvelles mexicaines'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SqOBRj5xL9I/AAAAAAAAEIo/Gta2pqhSaAU/s72-c/Nouvelles+mexicaines.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7707308254254350200</id><published>2009-09-02T18:25:00.004+02:00</published><updated>2009-09-02T19:11:29.529+02:00</updated><title type='text'>(BD) L'Art invisible</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sp6mV4jEDmI/AAAAAAAAEIg/fMMiLkuT2bE/s1600-h/LArtInvisible.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 201px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sp6mV4jEDmI/AAAAAAAAEIg/fMMiLkuT2bE/s320/LArtInvisible.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376917900013866594" /&gt;&lt;/a&gt;En 1992, alors que &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_Spiegelman"&gt;Art Spiegelman&lt;/a&gt; s'apprête à défrayer la chronique BD avec &lt;i&gt;Maus&lt;/i&gt; et à obtenir un Prix Pulitzer, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scott_McCloud"&gt;Scott McCLOUD&lt;/a&gt; entreprend d'établir une présentation générique de la BD depuis ses prémices jusque son avènement en tant que "&lt;a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/neuvième_art"&gt;Neuvième Art&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scott McCloud est alors aussi jeune qu'ambitieux : il n'a que 32 ans et s'apprête à établir, en BD... une théorie de la BD. C'est le sujet de &lt;i&gt;L'Art invisible&lt;/i&gt;. Scott McCloud y donne bien évidemment des références historiques qui permettent dans un premier temps de mieux comprendre l'apparition de la BD. Il nous rappelle que la tradition a longtemps été de séparer rigoureusement les images et les mots. Il rebondit sur les préjugés dont souffre encore parfois la BD aujourd'hui. Il mène son discours avec talent, humour et même une certaine dose de dérision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le volume est loin d'être indigeste, même si certains passages relatent des théories assez abstraites. Le propos est réfléchi, et la forme ne l'est pas moins. L'auteur réussit très souvent à nous convaincre par l'image de ce qu'il nous a démontré à l'avance par les mots. Souvent on acquiesce, on reconnaît les faits tels qu'il nous les expose, on convient qu'il a bien raison, on s'étonne même parfois de n'avoir jamais envisagé la BD sous tel ou tel angle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'Art invisible&lt;/i&gt; est constitué de neuf chapitres inégaux. Les trois premiers m'ont paru les plus ardus mais aussi les mieux faits. Dans les chapitres 4 à 8 les points abordés me paraissent plus contestables et le rythme s'emballe un peu. A cet égard le neuvième et dernier chapitre passe un peu du coq à l'âne, du rappel des arguments développés à des bribes de théorie à peine formulables. On voit tout l'enthousiasme de Scott McCloud mais on voudrait qu'il ait moins de remords à conclure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le livre d'Eisner &lt;i&gt;La Bande dessinée, art séquentiel&lt;/i&gt;, cet opus de Scott McCloud devient l'ouvrage de référence de la BD. Si vous vous intéressez à la BD non seulement comme genre littéraire mais bien comme art à part entière, vous trouverez ici sous une apparence accessible et ludique les idées, les théories, les références historiques qu'il vous manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;223 pages, éd. Delcourt - 14,95€&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Art_invisible"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Art_invisible&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://scottmccloud.com/"&gt;http://scottmccloud.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7707308254254350200?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7707308254254350200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7707308254254350200&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7707308254254350200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7707308254254350200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/09/bd-lart-invisible.html' title='(BD) L&apos;Art invisible'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sp6mV4jEDmI/AAAAAAAAEIg/fMMiLkuT2bE/s72-c/LArtInvisible.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1050048709032711194</id><published>2009-07-02T16:41:00.005+02:00</published><updated>2011-04-04T20:56:54.442+02:00</updated><title type='text'>Notes #2</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SkzML5DXYMI/AAAAAAAAEGk/FUHxZYoXnqA/s1600-h/Notes,+tome+2.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 218px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SkzML5DXYMI/AAAAAAAAEGk/FUHxZYoXnqA/s320/Notes,+tome+2.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353878561702240450" /&gt;&lt;/a&gt;Rah, que c'est bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait un moment que je suis le blog de BOULET grâce au flux RSS, petit gadget bloguistique dont je suis adepte. J'en fais de même d'ailleurs avec de nombreux blogs BD, photo, bouquins dont certains sont parmi les liens à droite de votre écran. -&amp;gt;&lt;br /&gt;:)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me plaît énormément chez Boulet, c'est la très grande variété de son talent : variété du dessin tantôt inspiré par les mangas, tantôt par les &lt;i&gt;graphic novels&lt;/i&gt;, tantôt par la BD belge... la plupart du temps un peu tout ça en même temps, je crois. Variété également des registres, des ambiances : posée, philosophique à certains moments, joyeuse ou simplement énervée à d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boulet fait preuve non seulement d'une très forte maîtrise technique, mais aussi d'une capacité à savoir doser ses ingrédients. En bref et pour lâcher les gros mots, Boulet a des allures d'artiste accompli. Il faut donc profiter de son talent sans attendre. Bizarrement, les notes du blog depuis quelques temps ne me faisaient plus autant d'effet, peut-être parce que je suis un peu blasé, peut-être parce que certains &lt;i&gt;(s)trips&lt;/i&gt; de Boulet ne sont pas ma tasse de thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là que la publication en volumes papier prend tout son intérêt ! Même après avoir déjà lu tous les billets de son blog, ces "notes" écrites sur la partition entonnent une musique nouvelle. Car Boulet s'est ingénié à coudre toutes ses disparités à l'aide d'un fil conducteur qui lui permet de réintroduire ses archives : c'est l'histoire de son séjour malheureux dans la Creuse pour un festival BD. Grâce à cela, la lecture devient une redécouverte et reste toujours appétissante : 222 pages qui se dévorent goulûment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;222 pages, coll. Shampooing - 16,90 €&lt;br /&gt;Le Blog de Boulet est par ici : &lt;a href="http://www.bouletcorp.com/"&gt;www.bouletcorp.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1050048709032711194?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1050048709032711194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1050048709032711194&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1050048709032711194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1050048709032711194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/07/notes-2.html' title='Notes #2'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SkzML5DXYMI/AAAAAAAAEGk/FUHxZYoXnqA/s72-c/Notes,+tome+2.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-9196367506922232013</id><published>2009-06-13T09:45:00.008+02:00</published><updated>2009-06-15T11:39:15.548+02:00</updated><title type='text'>L'Orgasme on s'en fout</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SjNgDhlcx5I/AAAAAAAAEGc/CAIkoZE4NyQ/s1600-h/Orgasme+on+s%27en+fout.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SjNgDhlcx5I/AAAAAAAAEGc/CAIkoZE4NyQ/s320/Orgasme+on+s%27en+fout.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346722796290230162" /&gt;&lt;/a&gt;Guillaume, du site &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babelio&lt;/a&gt;, m'a encore fait une bonne farce : parmi les titres que j'avais cochés dans l'opération "Masse critique" il a choisi de me faire parvenir... ce titre provocateur de Sophie BRAMLY. L'auteure est la créatrice du site web &lt;a href="http://www.secondsexe.com/"&gt;www.secondsexe.com&lt;/a&gt; (avec un "-e" à sex&lt;b&gt;e&lt;/b&gt;, sinon vous tombez sur un portail de cul, rien à voir... ) et compose ici un manuel orienté vers un lectorat féminin. Mais après tout... &lt;i&gt;"j'aurais adoré être ethnologue"&lt;/i&gt;, comme dirait Margaux Motin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois l'avouer, l'&lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; et la lecture des premières pages ne m'ont pas permis d'aborder cette lecture sous de bons hospices. Le découpage des chapitres a quelque chose de trop scolaire : l'auteure veut aborder sa question de façon encyclopédique en touchant à toutes les facettes de la sexualité : biologie, arts, médias, gynécologie, histoire... Ne s'imposant spécialiste d'aucun domaine, elle donne un moment l'impression de nous refourguer ses fiches de lectures, un véritable &lt;i&gt;pensum&lt;/i&gt;(*).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je persévère. Mes lectures précédentes pour la "Masse critique" avaient été décevantes, j'ai la pression. J'en ai marre de décevoir Guillaume et de compromettre la participation des éditeurs à ce petit jeu non rentable. Et puis l'éditeur, parlons-en : une belle écriture féminine a glissé dans les premières pages du livre un marque-page qui me promet &lt;i&gt;"Au plaisir de vous lire"&lt;/i&gt;. Gasp !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus sérieusement, c'est par cette notion de plaisir que j'entre vraiment dans la lecture curieuse de ce livre. Les cinquante premières pages passées, sorte de préliminaires qui auraient pu me refroidir définitivement, le discours devient plus clair et plus juste, comme s'il s'était agi de définir d'abord les termes du discours pour que le discours puisse enfin toucher son but au terme de cette entrée en matière peu réjouissante. Le plaisir, donc. Qu'est-ce ? Une réalité ou un mythe qui nous monte la tête ? Selon Sophie Bramly le culte du plaisir, véhiculé en particulier par les médias, joue un vilain jeu : celui de la performance. On nous montre à profusion des hommes et des femmes au physique parfait et l'on nous &lt;i&gt;tease&lt;/i&gt;, on nous aguiche et on nous pousse à la confidence : &lt;i&gt;"es-tu un bon coup ?"&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;"est-ce que tu sais faire ce truc qu'ils (elles) aiment, est-ce que tu pratiques cette technique qui les rend fous (folles) ?"&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du vent. Car Sophie Bramly le prouve pas à pas, chiffres, enquêtes et témoignages à l'appui : il n'y a que le désir qui vaille. Sans désir point de salut... et point d'orgasme non plus, quoi qu'en disent les magazines qui se vendent en vendant une image mensongère de la sexualité. Page après page, chapitre après chapitre, l'auteure se fait à mon sens de plus en plus pertinente. Et de plus en plus impertinente aussi, comme lorsqu'elle fait l'éloge des &lt;i&gt;sex toys&lt;/i&gt; par exemple, alors qu'en France l'achat de ces joujous est une pratique encore ultra minoritaire (elle ne l'est pas dans les pays anglo-saxons ni dans les pays nordiques). Comme, aussi, lorsqu'elle laisse parler des femmes de divers âges, diverses classes sociales, qui nous racontent comment elles scénarisent leur vie sexuelle pour la rendre plus palpitante, plus excitante, plus bandante quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'orgasme, on ne s'en fout pas du tout... mais on pourrait, c'est bien vrai, en rabattre un peu sur le culte daté du &lt;i&gt;"Jouir sans entraves"&lt;/i&gt; et revenir à ce qui nous donne vraiment envie, et même envie d'avoir envie comme dirait un chanteur suisse en pré-retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;254 pages, coll. Fetjaine (éd. La Martinière) - 15 €&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(*) : en même temps, Simone De Beauvoir ne faisait pas autre chose dans le premier tome du &lt;u&gt;Deuxième Sexe&lt;/u&gt;, même en écrivant mieux&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Une lecture féminine de ce livre est &lt;a href="http://aubedufeminin.over-blog.com/article-30086716.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;&lt;img src="http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg" alt="livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com" title="livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-9196367506922232013?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/9196367506922232013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=9196367506922232013&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/9196367506922232013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/9196367506922232013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/06/lorgasme-on-sen-fout.html' title='L&apos;Orgasme on s&apos;en fout'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SjNgDhlcx5I/AAAAAAAAEGc/CAIkoZE4NyQ/s72-c/Orgasme+on+s%27en+fout.png' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-5769957412802631790</id><published>2009-05-23T16:07:00.004+02:00</published><updated>2009-05-23T16:49:47.644+02:00</updated><title type='text'>Seul dans le noir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ShgMpJfy1TI/AAAAAAAAEF4/ky96Nz9mMdc/s1600-h/Seul+dans+le+noir.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 170px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ShgMpJfy1TI/AAAAAAAAEF4/ky96Nz9mMdc/s320/Seul+dans+le+noir.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339031259311166770" /&gt;&lt;/a&gt;Je viens tout juste de finir la lecture du dernier roman de Paul AUSTER paru en français : &lt;i&gt;Seul dans le noir&lt;/i&gt;. Un aller/retour en voiture, quatre heures de route et hop ! Avalé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avalé bien vite, pas dévoré non plus. L'histoire principale est celle d'August, 72 ans, écrivain sans ambition et sans gloire. Il a recueilli chez lui chez lui sa fille Miriam, 47 ans et sa petite-fille Katya, 23 ans. Tous trois sont des blessés de la vie, mais &lt;i&gt;ce monde étrange continue de tourner&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;August, c'est lui qui est seul dans le noir. Pendant que Miriam et Katya dorment à l'étage, lui reste assis avec sa jambe en vrac, il a pour compagne l'obscurité du dedans, ses hantises, son désir aussi que Katya se sorte du pétrin. Il se prend pour Dieu et doit savoir que &lt;i&gt;l'un des deux fut sauvé&lt;/i&gt;, probablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières lignes et les premières pages sont écrites dans un style très épuré. Le texte avec sa ponctuation est mélodique, presque incantatoire. J'avais entendu Paul Auster faire la lecture de ces premières pages à la radio et je dois avouer que cela m'avait hypnotisé. J'avais filé aussitôt acheté le bouquin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tension stylistique va de pair avec la construction rigoureuse de l'action principale, celle qui nous raconte l'histoire d'August, de Miriam et de Katya. De Sonia, de Titus, de Virginia Blaine pourquoi pas... mais la tension se relâche, trop vite à mon goût, et nous voilà entraînés dans un monde parallèle où les Etats-Unis d'Amérique se livrent une guerre civile. Un monde qui n'existe que parce que Giordano Bruno a déclaré qu'il pouvait exister. Un monde qui n'existe que dans la tête d'August Brill.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque personnage est attachant, y compris les personnages inventés par August Brill : Brick, Flora, et la fameuse Virginia Blaine. Et puis Paul Auster en fait de belles personnes, avec tous leurs défauts et leurs blessures et leurs espoirs déçus. De fait, Paul Auster mêle ici tous les ingrédients qu'on aime retrouver dans ses romans : la confrontation des générations, l'idée d'un homme qui arrivant à la fin de sa vie dresse une sorte de bilan, l'expérience du deuil raconté avec une sorte de bienveillance au regard de la vie, l'idée que la réalité est illusion, ou bien qu'il y a plusieurs réalités coexistant ensemble, et que certaines personnes ont l'étrange pouvoir de glisser de l'une à l'autre. Et puis Brick est magicien, le petit nom d'August est Augie... on se sent en terrain connu, même quand on n'a pas tout lu de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'empêche : voilà Paul Auster obnubilé par le 11 septembre 2001 et la guerre en Irak, par les prises d'otages et les décapitations retransmises sur Internet... Je ne suis pas sûr que ces sujets soient ceux qu'il maîtrise le mieux et, s'ils peuvent donner lieu à une œuvre littéraire, je suis à peu près sûr qu'il ne faut pas se contenter d'adopter à leur égard le simple point de vue du spectateur, ni susciter du même coup la compassion du lecteur pour les victimes. Si Paul Auster se rendait à Bagdad ou à Kaboul pour renverser le point de vue et nous raconter avec le même talent de romancier la vie de trois générations irakiennes ou afghanes bouleversées par exactions de l'armée américaine, cela m'intéresserait beaucoup. Pour le moment, il garde les deux pieds sur le sol américain et sa critique de l'administration Bush reste convenue et superficielle. Je connais assez peu Paul Auster et son œuvre, mais j'ai l'impression qu'il se sent obligé de témoigner de ces conflits de civilisation, et pour ma part je trouve dommage qu'il ne veuille pas rester à l'échelle individuelle, où il excelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;182 pages, éd. Actes Sud - 19,50 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-5769957412802631790?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/5769957412802631790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=5769957412802631790&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5769957412802631790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5769957412802631790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/05/seul-dans-le-noir.html' title='Seul dans le noir'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ShgMpJfy1TI/AAAAAAAAEF4/ky96Nz9mMdc/s72-c/Seul+dans+le+noir.png' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-5471868162657032994</id><published>2009-05-10T13:13:00.003+02:00</published><updated>2009-05-10T19:40:44.379+02:00</updated><title type='text'>La Colline des Anges</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sga8ESpdFHI/AAAAAAAAEFw/3tSFLTPo4-g/s1600-h/La+Colline+des+Anges.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 178px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sga8ESpdFHI/AAAAAAAAEFw/3tSFLTPo4-g/s320/La+Colline+des+Anges.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334157590578140274" /&gt;&lt;/a&gt;Raymond DEPARDON et Jean-Claude GUILLEBAUD sont de vieux amis, qui ont quitté le Vietnam ensemble en 1972. Guillebaud manie le texte, Depardon l'image. 20 ans plus tard, en 1992, aucun magazine ne les a invités à y retourner. C'est pourtant ce qu'ils ont fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'amateur du beau texte et des belles images, &lt;i&gt;La Colline des Anges&lt;/i&gt; ressemble au livre parfait : Guillebaud use d'une langue riche pour poser des ambiances, transcrire des bruits et des parfums, faire resurgir des souvenirs. Aussi le texte ne se résume-t-il ni à un &lt;i&gt;Je me souviens&lt;/i&gt;, ni à une réécriture d'&lt;i&gt;A la recherche du temps perdu&lt;/i&gt; : il témoigne d'une expérience présente avant tout. L'image comme le texte appartient à ce que l'on pourrait appeler du "reportage humaniste", à ceci près qu'il ne s'agit pas simplement d'objectiver le Vietnam, mais de s'objectiver ayant vécu au Vietnam, revenant au Vietnam, constatant que d'anciens G.I. y reviennent aussi pour reprendre leurs vieilles habitudes de nababs, observant que les vietnamiennes sont toujours prises pour des prostituées congénitales, les vietnamiens pour des gagne-petit du commerce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La découverte d'Hanoi, ancien berceau du Communisme vietnamien, est un choc pour Guillebaud, Depardon et leur interprète férue de culture occidentale. C'est la ville où tout le Vietnam arrive à son paroxysme : les rues sont pleines, animées, les gamins jouent et chahutent, les jeunes femmes sont belles et circulent à vélo, les maisons se refont une beauté, les passants sourient, sont chaleureux, accueillants. Le texte de Guillebaud, meilleur dans la critique que dans l'éloge, le dit moins bien que les photos de Depardon : Hanoi en 1992, c'est le Vietnam en devenir. La ville qui a su rester Vietnamienne sans occulter pour autant l'avancement du reste du monde et de ses valeurs. Un compromis, équilibre difficile après seulement 20 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce tome contient probablement les plus belles photos de Depardon que j'aie jamais vues. Et pourtant je commence à connaître mon sujet...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;271 pages, coll. Points - 9 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-5471868162657032994?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/5471868162657032994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=5471868162657032994&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5471868162657032994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5471868162657032994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/05/la-colline-des-anges.html' title='La Colline des Anges'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sga8ESpdFHI/AAAAAAAAEFw/3tSFLTPo4-g/s72-c/La+Colline+des+Anges.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8772369608616901193</id><published>2009-04-05T00:02:00.004+02:00</published><updated>2009-04-05T00:28:07.639+02:00</updated><title type='text'>(BD) Trésor</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sdfeke8l_XI/AAAAAAAAEFQ/c8XE1YCa1Hc/s1600-h/Tresor.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 227px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sdfeke8l_XI/AAAAAAAAEFQ/c8XE1YCa1Hc/s320/Tresor.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320966203125398898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Trésor&lt;/i&gt;, ça commence comme &lt;i&gt;Les Demoiselles de Rochefort&lt;/i&gt; et ça se termine comme une histoire de l'Oncle Picsou. Cette BD de Lucie DURBIANO, en  sélection officielle à Angoulême 2009, est publiée dans la collection Bayou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les couleurs sont franches et plates, le trait me rappelle Seth, l'auteur de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/bd-la-vie-est-belle-malgr-tout.html"&gt;&lt;i&gt;La Vie est belle, malgré tout&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Le tout est léger comme une aventure des &lt;i&gt;4 as&lt;/i&gt; adaptée pour les adultes, et l'épilogue est bienvenu pour ne pas terminer la lecture sur une note trop futile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire est que je me suis laissé prendre sans broncher dans l'histoire de cette recherche de trésor : il y a des statuettes à rassembler, l'héroïne est amoureuse de deux hommes, le deuxième homme est amoureux de deux femmes, le papa archéologue n'est pas bien loin... non, ce n'est pas un &lt;i&gt;remake&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;L'Homme de Rio&lt;/i&gt; avec Jean-Paul Belmondo et Françoise Dorléac. Dommage car alors ça serait mieux rythmé et plus dépaysant. C'est tout simplement une sorte de suite de &lt;i&gt;Orage et Désespoir&lt;/i&gt;, autre BD de la même auteure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regrette le côté très vieille France de cette chasse au trésor. Les personnages sont des caricatures, du physique jusqu'aux sentiments : il y a la blonde fatale, le comptable à lunettes encore vierge, la midinette en mini-jupette, le bellâtre aventurier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer, j'imagine que vous vous laisserez prendre comme moi à la lecture de ce téléfilm facile à lire. Mais une fois la dernière page tournée, vraiment, il ne m'en est pas resté grand chose... Si le volume ne m'avait pas été offert, j'aurais regretté mon achat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;106 pages, coll. Bayou - 16 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8772369608616901193?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8772369608616901193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8772369608616901193&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8772369608616901193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8772369608616901193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/04/bd-tresor.html' title='(BD) Trésor'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/Sdfeke8l_XI/AAAAAAAAEFQ/c8XE1YCa1Hc/s72-c/Tresor.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4163766697944629373</id><published>2009-03-22T14:38:00.008+01:00</published><updated>2009-03-22T18:09:18.560+01:00</updated><title type='text'>Trois livres de Raymond Depardon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ScZvpQSYmwI/AAAAAAAAEEw/466DXlaaItY/s1600-h/Le+Tour+du+monde+en+14+jours.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 187px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ScZvpQSYmwI/AAAAAAAAEEw/466DXlaaItY/s320/Le+Tour+du+monde+en+14+jours.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316059164694846210" /&gt;&lt;/a&gt;Raymond DEPARDON voit ses livres publiés dans la collection Points Seuil, en format poche. Ce sont de beaux livres bien édités et accessibles, alors il faut en profiter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que je tente de faire et à vrai dire je crois que j'ai acheté tous les titres disponibles. J'en ai lu/vu la plupart depuis plusieurs semaines. Laissez-moi vous parler de ces trois là : &lt;i&gt;Le Tour du monde en 14 jours&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Solitude heureuse du voyageur&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Errance&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe moteur du premier, &lt;i&gt;Le Tour du monde en 14 jours&lt;/i&gt; (sous-titré "7 escales, 1 visa") est bien simple. Depardon décide de faire un tour de la planète en allant si possible dans des endroits, des villes qu'il ne connaît pas déjà. C'est le cas par exemple de Washington, Singapour, Honolulu, Le Cap. Le fil conducteur, c'est le voyage sans but précis. Chaque escale est vaguement présentée et chaque photo succinctement légendée. Les images me semblent de qualité très inégale, proportionnellement à l'intérêt que porte Depardon aux endroits qu'il traverse en coup de vent. Le volume se termine sur un constat un peu stupide : la terre est bien ronde... :/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ScZvRsl4RSI/AAAAAAAAEEo/uwZ92c5wTuI/s1600-h/La+Solitude+heureuse+du+voyageur.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 192px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ScZvRsl4RSI/AAAAAAAAEEo/uwZ92c5wTuI/s320/La+Solitude+heureuse+du+voyageur.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316058759975945506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Notes&lt;/i&gt;, ce sont deux interviews de Depardon à vingt ans d'écart. La première est extrêmement mal écrite : en 1978 Depardon est déjà au sommet de son art photographique mais il n'a pas encore affiné son écriture. Les "il y a" scandent maladroitement le texte, dans un ton faussement rugueux du type &lt;i&gt;"dans la vie, il y a"&lt;/i&gt;, ou plutôt &lt;i&gt;"dans la photo, il y a... "&lt;/i&gt;. Le résultat est assez navrant d'inexpressivité et d'imprécision. Dans la seconde interview, celle de 1998, c'est malheureusement l'intervieweur qui gâche tout en entreprenant une psychanalyse de comptoir des photos de Depardon. Tout aussi navrant.&lt;br /&gt;Heureusement il y a les photos qui suivent, intitulées &lt;i&gt;La Solitude heureuse du voyageur&lt;/i&gt;, reléguées tout à la fin du volume, d'un bloc, après le discours. Comme quelque chose qu'il faut mériter. Et en l'occurrence ces photos sont parmi les meilleures de Depardon, pour autant que je les connais. Le problème (car il faut toujours qu'il y en ait un) est que ça fait compilation : rassembler les meilleures photos de Depardon pour épater la galerie, c'est un peu facile. Pas facile d'avoir saisi toutes ces magnifiques photos au fil des ans, non. Mais trop facile de balancer tout ça d'un coup. Chaque photo est présentée par un lieu et une date, contredisant parfaitement les 45 pages précédentes dans lesquelles Depardon faisait le deuil du photojournalisme. Bref.&lt;br /&gt;Heureusement donc, il y a les photos. Et en particulier celles de &lt;i&gt;Notes&lt;/i&gt;, première partie de l'ouvrage. Depardon fuit la fin d'un amour à Paris et se précipite cœur et âme dans les conflits armés les plus violents de l'époque : de Beyrouth au Pakistan, de Kaboul à Peshawar. Il veut engager sa vie, il veut la risquer et montrer la distance qu'il prend. Son guide francophone est un jeune soldat instruit : il s'appelle Massoud. Photos saisissantes depuis le corps de l'action, chronique quotidienne des tracas d'un petit Français perdu dans une Histoire qui le dépasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ScZuussgk1I/AAAAAAAAEEg/HZavzTXMsDg/s1600-h/Errance.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 190px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ScZuussgk1I/AAAAAAAAEEg/HZavzTXMsDg/s320/Errance.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316058158708331346" /&gt;&lt;/a&gt;Le troisième et dernier volume est le chef d'œuvre parmi les trois. Il s'intitule &lt;i&gt;Errance&lt;/i&gt; et correspond au travail le plus récent de Raymond Depardon. Enfin la démarche est claire et uniforme, enfin la langue est à hauteur de l'image. Depardon fait à nouveau le tour du globe en quête d'endroits déshabités. Pour une fois la présence humaine n'est pas recherchée. Pour une fois l'horizon est centré et les paysages sont saisis à la verticale, en format 6x9 avec un vieux film qu'on ne trouve plus : la Kodak Verichrome Pan. Depardon essaie d'échapper à la traditionnelle quête du "moment" photographique et se concentre sur les ambiances qui se dégagent de certains endroits (carrefours, routes au milieu du désert, villages poussiéreux... ) lorsqu'il ne s'y passe rien. Et puis il réfléchit à l'errance en tant que concept photographique, sociétal, esthétique.&lt;br /&gt;C'est bien plus qu'un ouvrage abouti : c'est un chef d'œuvre dans son domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;coll. Point Seuil - 8 € par volume&lt;br /&gt;Un autre avis sur &lt;i&gt;Errance&lt;/i&gt; : par &lt;a href="http://www.vaninadelobelle.com/unlivreunjour/Errance-Raymond-Depardon_a19.html"&gt;ICI&lt;/a&gt; !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4163766697944629373?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4163766697944629373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4163766697944629373&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4163766697944629373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4163766697944629373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/03/trois-livres-de-raymond-depardon.html' title='Trois livres de Raymond Depardon'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/ScZvpQSYmwI/AAAAAAAAEEw/466DXlaaItY/s72-c/Le+Tour+du+monde+en+14+jours.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6110314872367234210</id><published>2009-03-10T20:36:00.004+01:00</published><updated>2009-03-10T21:32:56.240+01:00</updated><title type='text'>(BD) Dimitri Bogrov</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SbbN5DdmYYI/AAAAAAAAEEA/hFBsF7Ll1Aw/s1600-h/Dimitri+Bogrov.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 222px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SbbN5DdmYYI/AAAAAAAAEEA/hFBsF7Ll1Aw/s320/Dimitri+Bogrov.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311659190595772802" /&gt;&lt;/a&gt;Il est grand temps que je vous parle de &lt;i&gt;Dimitri Bogrov&lt;/i&gt;. Et de Sonia, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon premier est un album dessiné par Benjamin BACHELIER et écrit par Marion FESTRAËTS. Ça vient de paraître en ce début d'année 2009 chez Gallimard, dans la collection "Bayou". Ce sont, nous dit-on, les mystères et les non-dits de son histoire familiale qui ont inspiré à Marion cette histoire. Etonnant, car les pages semblent habitées d'une culture livresque fouillée : Tolstoï, Dosto... on a peine à croire qu'ils n'y soient pour rien, et pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le premier abord, le livre m'a plu : par son volume tout d'abord. Par ses couleurs, et en particulier le rouge : rouge feu, rouge révolutionnaire, rouge sang de la couverture. Les pages sentent bon le papier coupé, elles ne sont ni trop légères ni trop épaisses. Les cases sont tracées à la main, irrégulières. Les couleurs variées, fonctionnant par atmosphères, rappellent Chagall, Van Gogh, Munch et d'autres. Le bleu est souvent glacé, le rouge synonyme de drame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire éponyme de Dimitri Bogrov : un homme dont personne ne se souvient. Après de brillantes études à Saint-Petersbourg, il rejoint son milieu bourgeois d'origine à Kiev, en Ukraine. Il doit s'y installer comme avocat. Sa mère a choisi le mobilier et les papiers peints. Heureusement ou malheureusement, Dimitri rencontre Loulia dans le train qui le ramène à Kiev. Cette jeune femme d'une beauté sans pareille, intellectuelle et libre, le rappelle à ses révoltes de jeunesse, lorsqu'il participait comme elle à une action politique d'extrême gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Kiev, Dimitri ne peut bien sûr oublier la rousse, l'inflammable Loulia. Mais son amour pour elle va le précipiter à commettre l'irréparable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai énormément aimé cette BD. Je l'ai lue d'un trait et elle m'a laissé sous le charme pendant quelques temps avant que l'histoire ne se dissipe. Me sont restées les ambiances froides et chaudes, la relation impossible des deux héros, le climat de tension politique. En réouvrant le livre pour écrire ce billet, l'odeur me remplit à nouveau les narines. Je suis déjà partant pour le relire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;124 pages, coll. Bayou - 16,50 €&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Post-scriptum : ... ah oui, au fait : mon second est Sonia, qui travaille pour l'agence interactive &lt;a href="http://www.supergazol.com/"&gt;Supergazol&lt;/a&gt; et promeut les titres BD de Glénat, Gallimard, Dargaud...  Elle est très sympathique et vous propose de &lt;u&gt;&lt;b&gt;recevoir vous aussi, gratuitement, cette superbe BD&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;. Pour cela rien de plus simple : manifestez-vous par commentaire sur ce billet et un tirage au sort désignera l'heureux vainqueur ! Merci Sonia !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;:)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6110314872367234210?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6110314872367234210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6110314872367234210&amp;isPopup=true' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6110314872367234210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6110314872367234210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/03/bd-dimitri-bogrov.html' title='(BD) Dimitri Bogrov'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SbbN5DdmYYI/AAAAAAAAEEA/hFBsF7Ll1Aw/s72-c/Dimitri+Bogrov.png' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1094708465579614691</id><published>2009-02-17T17:25:00.002+01:00</published><updated>2009-02-17T17:37:41.827+01:00</updated><title type='text'>L'Implacable brutalité du réveil</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZrnxyEAQiI/AAAAAAAAEC8/z_b11R0GqYE/s1600-h/Implacable+brutalite+reveil.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 216px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZrnxyEAQiI/AAAAAAAAEC8/z_b11R0GqYE/s320/Implacable+brutalite+reveil.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303806353620353570" /&gt;&lt;/a&gt;Pascale KRAMER a écrit ce roman assez court, mais que j'ai lu péniblement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'Alissa, une jeune femme qui ne se sentait pas devenir mère et partir vivre sa vie, avoir son &lt;i&gt;home&lt;/i&gt; et son mari qui ne rentre jamais et qui l'ignore. Et pourtant elle a fait tout ça, pour correspondre à l'image de ce que les autres attendaient d'elle. Les autres, au premier rang desquels se trouvent sa mère et son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que le bébé, ce n'est pas son truc, et que ses parents profitent de son installation... pour se séparer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit se fait à la troisième personne mais c'est un narrateur omniscient, qui sait tout des pensées d'Alissa et de pourquoi les poissons sont rouges. Le registre dominant, c'est la psychologie à outrance. L'écriture, elle est vraiment de qualité : phrases bien tournées, niveau de langue plutôt soutenu, avec de brefs passages de grossièreté pour effrayer les bourgeois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principal problème à mes yeux, dans ce roman, c'est qu'il m'a profondément ennuyé. J'ai mis trois soirs à lire les trente premières pages, parce qu'à chaque fois que je m'y replongeais, je ne tenais pas plus de dix pages avant de m'endormir dessus. Un record personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, au-delà de l'histoire qui me concerne assez peu voire me rebute mollement, je crois que c'est le rythme du roman qui m'a déplu. Une arythmie parfaite, en l'occurrence. Je suis persuadé que ce roman était fait pour faire une excellente nouvelle à chute. En cent quarante pourtant petites pages, le poisson est déjà noyé, et on a envie comme Alissa de vider le bébé avec l'eau du bain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;141 pages, éd. Mercure de France - 15 €&lt;br /&gt;Offert par mon libraire dans le cadre du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Prix_RTL-Lire"&gt;Prix RTL LIRE&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1094708465579614691?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1094708465579614691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1094708465579614691&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1094708465579614691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1094708465579614691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/02/limplacable-brutalite-du-reveil.html' title='L&apos;Implacable brutalité du réveil'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZrnxyEAQiI/AAAAAAAAEC8/z_b11R0GqYE/s72-c/Implacable+brutalite+reveil.png' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6338852705279545485</id><published>2009-02-17T16:59:00.004+01:00</published><updated>2009-02-17T17:24:52.214+01:00</updated><title type='text'>Aurélien Malte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZrg56zp0QI/AAAAAAAAEC0/9VM6l5Vuxjc/s1600-h/Aur%C3%A9lien+Malte.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 227px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZrg56zp0QI/AAAAAAAAEC0/9VM6l5Vuxjc/s320/Aur%C3%A9lien+Malte.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303798796825252098" /&gt;&lt;/a&gt;Aurélien Malte est détenu depuis 13 ans pour meurtre. Il lui reste un an à faire. Une jeune femme, par l'intermédiaire d'une association qui œuvre à la réinsertion, lui rend des visites depuis peu. Elle s'appelle Anne. Aurélien commence à lui écrire des lettres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-François CHABAS compose ici un récit très bien écrit, dans une simple et franche, sans effets de style, sans chichi. L'écriture d'Aurélien est liée à son tempérament, à son histoire, à son enfermement : elle est sobre et puissante. Avec beaucoup de pudeur, Aurélien livre ses pensées puis son cœur à Anne, qui ne lira pas ces lettres. Il revient peu à peu sur celui qu'il était, sur ce qu'il a fait, ce qui l'a mené là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vrai dire, je m'interroge : pourquoi publier ce livre en collection jeunesse ? Il n'y a ici aucune des petites facilités ou des compromis de langue, de psychologie, de polysémie qu'on trouve trop souvent au rayon jeunesse. En réalité, ce livre est profondément respectable parce qu'il vient bousculer la littérature "adulte" par la qualité de l'écriture et la sincérité de l'histoire et de celui qui la raconte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapeau bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;124 pages, coll. Livre de Poche Jeunesse - 4,90 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6338852705279545485?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6338852705279545485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6338852705279545485&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6338852705279545485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6338852705279545485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/02/aurelien-malte.html' title='Aurélien Malte'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZrg56zp0QI/AAAAAAAAEC0/9VM6l5Vuxjc/s72-c/Aur%C3%A9lien+Malte.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8157747202361997577</id><published>2009-02-16T12:40:00.003+01:00</published><updated>2009-02-16T12:47:39.169+01:00</updated><title type='text'>Si tu veux être mon amie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZlR5lRdWWI/AAAAAAAAECs/Ly15XhD5tn4/s1600-h/Si+tu+veux+%C3%AAtre+mon+amie.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 226px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZlR5lRdWWI/AAAAAAAAECs/Ly15XhD5tn4/s320/Si+tu+veux+%C3%AAtre+mon+amie.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303360085905201506" /&gt;&lt;/a&gt;Deux jeunes filles échangent une correspondance alors que tout les sépare : l’Histoire, leur religion, leur nationalité. Seule la géographie en font des êtres proches : elles habitent à une dizaine de kilomètres l’une de l’autre, l’une en Palestine, l’autre en Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Galit, 12 ans et Mervet, 13 ans, commencent une correspondance pour tenter de se connaître, et de comprendre la situation inextricable de leur deux pays : pourquoi une distance de 10 km est-elle infranchissable ? Pourquoi se rencontrer physiquement relève-t-il de l’événement, presque de l’exploit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur deux peuples se rapprochent par leurs mythes, leur langage (le mot merci est quasiment identique en hébreu et en arabe…), la même ville sainte. Mais l’intolérance, la haine, la rancœur augmentent de génération en génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en grandissant, les deux jeunes filles garderont-elles cet esprit d’ouverture ? cette saine curiosité de l’autre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échange est vrai, frais, candide et révolté, cherche à lever les incompréhensions mais elles ne sont pas toujours pas évidentes à accepter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre a le mérite d’apporter un premier regard, accessible et sensible, sur un conflit qui dure depuis soixante ans et ne semble pas prêt de trouver une issue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Galit FINK et Mervet AKRAM SHA'BAN&lt;br /&gt;123 pages, coll. Folio Junior - 5,90 €&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Une lectrice du BàL&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8157747202361997577?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8157747202361997577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8157747202361997577&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8157747202361997577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8157747202361997577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/02/si-tu-veux-etre-mon-amie.html' title='Si tu veux être mon amie'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZlR5lRdWWI/AAAAAAAAECs/Ly15XhD5tn4/s72-c/Si+tu+veux+%C3%AAtre+mon+amie.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8168834711562597442</id><published>2009-02-07T17:32:00.004+01:00</published><updated>2009-02-07T17:41:10.863+01:00</updated><title type='text'>Lettres à sa fille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SY24qBl9_QI/AAAAAAAAECU/oJoTkcmOW3s/s1600-h/Calamity+Jane.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 205px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SY24qBl9_QI/AAAAAAAAECU/oJoTkcmOW3s/s320/Calamity+Jane.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300095368606645506" /&gt;&lt;/a&gt;La célèbre Calimity écrit des lettres (qu’elle n’envoie pas), à sa fille (qu’elle a vue peut-être quatre fois en dix-huit ans et qui ne sait pas qui est sa vraie mère). La destinataire tant aimée de ces lettres ne sait pas que sa mère est le seul être que craignent les Indiens et que l’on fait appel à Calamity Jane pour escorter et conduire des diligences dans le grand Ouest américain…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces lettres témoignent du déchirement qu’une mère éprouve quand elle est séparée de sa fille. Mais cette séparation est délibérée : on ne peut pas être la pionnière la plus célèbre du pays, sur qui les commères bourgeoises des petites villes jasent vertement, et donner en même temps une éducation convenable à une jeune fille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de cette situation touchante, Calamity Jane dresse un portrait impitoyable des villes où elle fait escale. Sa langue se fait violente contre les bourgeois – et surtout les bourgeoises – empesés de convenances, qui lui reprochent de ne pas en avoir – elle, une femme – alors qu’ils se permettent les pires bassesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois aussi, elle redevient maternelle avec un entourage qui fait sourire : elle recueille le bébé d’un couple peu fréquentable, et cuisine pour un groupe de hors-la-loi réfugiés à quelques centaines de mètres de sa cabane. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, ces lettres offrent un visage bien différent de la caricature qu’en fait l’auteur de Lucky Luke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Calamity Jane était une femme de cœur (dans tous les sens du terme) et d’honneur, sauvage certes, mais qui l’était parce qu’elle aurait étouffé si elle s’était conformée à la destinée d’une femme ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;128 pages, coll. Rivages Poches - 5,95 €&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Une lectrice du BàL&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8168834711562597442?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8168834711562597442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8168834711562597442&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8168834711562597442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8168834711562597442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/02/lettres-sa-fille.html' title='Lettres à sa fille'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SY24qBl9_QI/AAAAAAAAECU/oJoTkcmOW3s/s72-c/Calamity+Jane.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7338979795268192163</id><published>2009-02-03T23:29:00.003+01:00</published><updated>2009-02-03T23:44:22.701+01:00</updated><title type='text'>Oups !</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Chères lectrices, chers lecteurs,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Je n'ai pas moins de &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;5  l i v r e s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; fort sympathiques à vous présenter sans tarder dans le cadre de la &lt;/span&gt;&lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/01/quinzaine-des-correspondances.html"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Quinzaine des correspondances&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, chers lecteurs et chères lectrices, mes retards d'écriture s'accumulent, mais au moins les lectures (et les photos) vont bon train ! &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Y a plus qu'à&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;, comme on dit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Nicolas&lt;br /&gt;:)&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;&lt;i&gt;P.S. : au fait, alors c'est &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-vitesse-moderne.html"&gt;Blutch&lt;/a&gt; qui remporte la mise à &lt;a href="http://www.bdangouleme.com/"&gt;Angoulême&lt;/a&gt; ?!! Bon, OK c'est plus pertinent que &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/02/bd-un-peu-avant-la-fortune.html"&gt;Dupuy et Berberian&lt;/a&gt; mais euh... Angoulême pourra-t-elle nous surprendre un tout petit peu, un jour ? Heureusement qu'il y a de vagues petits lots de consolation très secondaires, décernés directement par le jury et par les partenaires. Finalement il faut regarder les petites récompenses et presque plaindre ceux qui sont adoubés et posés en tête de gondole. Ça me rappelle un festival de théâtre, tiens...&lt;/i&gt; :/&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7338979795268192163?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7338979795268192163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7338979795268192163&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7338979795268192163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7338979795268192163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/02/oups.html' title='Oups !'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3930155555272596860</id><published>2009-01-24T17:30:00.037+01:00</published><updated>2011-04-04T20:58:12.517+02:00</updated><title type='text'>Quinzaine des correspondances</title><content type='html'>Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais... depuis que le petit Charles B. a déclaré que &lt;i&gt;« La Nature (était) un temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles. »&lt;/i&gt;... eh bien je ne suis pas beaucoup plus avancé sur la question des correspondances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Chères lectr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;i&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;ces, chers lect&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 0, 153);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;eu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;rs,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;  vous êtes convié(e)s, &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;du 24 janvier au 7 février 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;, à la &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 51, 153);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Q&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;u&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;inz&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 102, 204); "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 102, 204); "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;i&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;ne &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 153); "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;d&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 153); "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 153); "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 204);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Correspondances&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; sur le BàL, pardi !!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Au programme ? Quelques récits épistolaires et deux ou trois gros paquets de lettres ouvertes dans la plus grande indiscrétion... Et puis quelques escales ici et là, sans rater la correspondance, tant il est certain que correspondre c'est noter l'ici pour le transporter ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;idées&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;lectures&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; et&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;impertinences&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; bienvenues&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;&lt;br /&gt;:)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blogueusement vôtre,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Nicolas&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt;Post-scriptum : quelques liens&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'courier new';"&gt; ci-cliquables...&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Lettres unilatérales :&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Simone DE BEAUVOIR, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/lettres-nelson-algren_30.html"&gt;&lt;i&gt;Lettres à Nelson Algren&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Simone rencontre Nelson lors de son premier voyage aux U.S.A., en 1947. Elle tombe amoureuse. Non pas comme une femme de quarante ans, mais comme une adolescente. Sa verve se met au service de son corps qui renaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-François CHABAS, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/02/aurelien-malte.html"&gt;&lt;i&gt;Aurélien Malte&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Aurélien passe sa quatorzième année en prison. Pour l'aider à faire la transition entre les murs de sa cellule et le monde extérieur, Anne, bénévole dans une association, lui rend visite. Et Aurélien lui écrit des lettres unilatérales...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Calamity JANE, &lt;a&gt;&lt;i&gt;Lettres à sa fille&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Mme Jean McCormick  n'a révélé qu'en 1941 qu'elle était la fille de la célèbre et redoutable Calamity Jane. Voici les lettres qu'elle a publiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Véronique MASSENOT, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/02/lettres-une-disparue_22.html"&gt;&lt;i&gt;Lettres à une disparue&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Melina écrit à sa fille Paloma, une "disparue" parmi tant d'autres en Argentine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claire MAZARD, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/01/lola.html"&gt;&lt;i&gt;L.O.L.A.&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Lola et Mehdi tentent de décrypter des lettres anonymes pour en démasquer l'expéditeur, un drôle de type dont l'histoire a un lointain rapport avec la nouvelle vie de Lola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Lettres échangées :&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Galit FINK et Mervet AKRAM SHA'BAN, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/02/si-tu-veux-etre-mon-amie.html"&gt;&lt;i&gt;Si tu veux être mon amie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : A la fin des années 80, l'Intifada sévit entre Palestiniens et Israëliens. De chaque côté de ce mur d'incompréhension, deux jeunes filles correspondent et tentent de comprendre malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jack LONDON &amp;amp; Anna STRUNSKY, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/05/kempton-wace-letters.html"&gt;&lt;i&gt;The Kempton-Wace letters&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Dans les années 1900, un jeune universitaire du nom de Dane Kempton correspond avec Herbert Wace, son mentor, son père symbolique. Ils n'ont pas la même vision des sciences, du sens de la vie... ni du mariage vers lequel Dane se dirige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brigitte PESKINE, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/01/moi-delphine-13-ans.html"&gt;&lt;i&gt;Moi, Delphine, 13 ans...&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Delphine vient d'être débarquée avec son frère et sa sœur dans un village d'enfants, suite à une décision de justice intervenue pour les séparer de leur mère alcoolique tout en les laissant ensemble... Elle écrit à Audrey, une vague connaissance du collège de Vitry qu'elle fréquentait l'année passée. Et en écrivant, elle avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kathrine Kressman TAYLOR, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/01/inconnu-cette-adresse.html"&gt;&lt;i&gt;Inconnu à cette adresse&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; : Max et Martin se trouvent séparés par un océan au moment de la montée du nazisme en Allemagne, dans les années 1930. Max est juif et habite San Francisco ; Martin est bientôt fasciné par Hitler...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3930155555272596860?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3930155555272596860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3930155555272596860&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3930155555272596860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3930155555272596860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/01/quinzaine-des-correspondances.html' title='Quinzaine des correspondances'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4593969882619113306</id><published>2009-01-23T19:00:00.002+01:00</published><updated>2009-02-12T19:20:42.310+01:00</updated><title type='text'>L.O.L.A.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZRoVJuQE6I/AAAAAAAAECk/RToh7FMFmP4/s1600-h/L.O.L.A..png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 231px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZRoVJuQE6I/AAAAAAAAECk/RToh7FMFmP4/s320/L.O.L.A..png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301977373918368674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;L.O.L.A.&lt;/i&gt; de Claire MAZARD est un récit plus léger que &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/01/moi-delphine-13-ans.html"&gt;le précédent&lt;/a&gt;, même si une nouvelle fois la lettre sert à faire une confession et une analyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lola vit depuis peu avec sa mère et son beau-père Michel. Elle doit sans arrêt garder Jérôme, son jeune demi-frère qui l'agace au plus haut point. Un jour elle trouve une lettre anonyme qui lui est destinée. Un type raconte sa vie et la prend à témoin ; il semble la connaître. La lettre annonce celles qui vont suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lola et Mehdi mènent l'enquête en découvrant jour après jour de nouvelles lettres, qui racontent qui fut l'homme qui les écrit. Une bien curieuse histoire de famille qui tourne mal à cause d'une toute petite haine mal enterrée... Lola en tire une bonne leçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette correspondance unilatérale, je garde un souvenir assez indifférent. Rien dans l'écriture ni dans la caractérisation des personnages n'inscrit ce récit épistolaire dans l'anthologie du genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;71 pages, coll. Magnard Poche - 3,20 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4593969882619113306?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4593969882619113306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4593969882619113306&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4593969882619113306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4593969882619113306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/01/lola.html' title='L.O.L.A.'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZRoVJuQE6I/AAAAAAAAECk/RToh7FMFmP4/s72-c/L.O.L.A..png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-2208146144924344431</id><published>2009-01-22T17:32:00.000+01:00</published><updated>2009-02-09T17:48:39.877+01:00</updated><title type='text'>Moi, Delphine, 13 ans...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZBePmth3LI/AAAAAAAAECc/pgv_5ZAFpm4/s1600-h/Moi,+Delphine,+13+ans....png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 191px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZBePmth3LI/AAAAAAAAECc/pgv_5ZAFpm4/s320/Moi,+Delphine,+13+ans....png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5300840383597632690" /&gt;&lt;/a&gt;Oui, le titre de ce roman rappelle le très célèbre &lt;i&gt;Moi, Christiane F., 13 ans...&lt;/i&gt; mais Brigitte PRESKINE se limite visiblement à lui rendre hommage et compose ici un récit moins violent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire de Delphine, qui vient d'être placée avec sa sœur Elodie, 10 ans, et leur petit frère Steve dans un village d'enfants, par décision de justice. Là, une "mère", Camille, les prend en charge avec professionnalisme. Lorsqu'elle récupère ses jours de congé, c'est Paulette, l'aide à domicile, qui prend le relais avec les moyens du bord... L'idée est de rassembler la fratrie après que la vraie mère de Delphine, alcoolique, a été reconnue inapte à s'occuper de ses enfants. Sauf que la fratrie n'est pas encore au complet : Franck, 14 ans et Myriam, qui vient de naître, doivent encore rejoindre le village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela fait du monde ! Au village il n'y a que des enfants avec de drôles de parcours familiaux. Des cas sociaux comme on dit. Delphine, à son arrivée, s'échappe en écrivant à Audrey, une vague connaissance du collège qu'elle a fréquenté l'année précédente, à Vitry. Audrey l'a toujours ouvertement ignorée par le passé mais qu'importe : Delphine a besoin d'écrire à quelqu'un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteure connaît son sujet et le récit s'en ressent positivement : la vie au village est renseignée, les profils d'ados et d'adultes sont crédibles. Malheureusement d'ailleurs, concernant les adultes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en se livrant dans des lettres régulières, Delphine arrive à accepter sa nouvelle vie. Elle change même d'avis sur Camille : c'est quelqu'un qui fréquente les musées et qui aime les belles choses, elle ne peut donc pas être mauvaise ni s'occuper d'eux uniquement par intérêt. Delphine regarde aussi sa propre mère d'un autre œil, plus distant mais plus humain. Elle se rend compte qu'elle ne peut pas juger de tout ni de tout le monde en un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit à petit, Delphine (se) construit. Mais elle ne sait pas encore qui est Audrey...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;142 pages, coll. Pocket - 4,75 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-2208146144924344431?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/2208146144924344431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=2208146144924344431&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2208146144924344431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2208146144924344431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/01/moi-delphine-13-ans.html' title='Moi, Delphine, 13 ans...'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SZBePmth3LI/AAAAAAAAECc/pgv_5ZAFpm4/s72-c/Moi,+Delphine,+13+ans....png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8716137896712848853</id><published>2009-01-21T22:14:00.002+01:00</published><updated>2009-01-25T15:19:55.855+01:00</updated><title type='text'>Inconnu à cette adresse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SXxrizyNsvI/AAAAAAAAECA/hWJdz9pkXiM/s1600-h/Inconnu+%C3%A0+cette+adresse.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 228px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SXxrizyNsvI/AAAAAAAAECA/hWJdz9pkXiM/s320/Inconnu+%C3%A0+cette+adresse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5295225507641406194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kressmann_Taylor"&gt;Kathrine Kressman TAYLOR&lt;/a&gt; (1903-1997) était américaine, née dans une famille d'origine allemande. Dans les années 1930, elle est extrêmement lucide vis-à-vis de la montée du nazisme en Allemagne. Elle imagine alors ce récit épistolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'HISTOIRE : Deux amis collectionneurs d'art sont responsables d'une galerie à San Francisco. Ils sont d'origine allemande, ayant fui l'Europe après le traumatisme de la Première Guerre mondiale. L'un des deux, Martin, repart au pays natal ; l'autre, Max, reste à San Francisco. C'est le point de départ de leurs lettres. Martin ouvre une galerie à Munich. Après avoir fait le constat de la pauvreté et de l'humilité extrême dans lesquelles vit la population allemande, il est rapidement fasciné par le personnage d'Adolf Hitler, qui vient d'apparaître sur la scène politique. Il devient cadre du parti nazi. Max, à distance, demande des explications à Martin : il ne comprend pas comment son ami peut se fourvoyer avec des gens qui méprisent la culture humaniste et le modernisme, des gens qui sont en train d'organiser l'élimination des Juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas plus d'une trentaine de lettres en une soixantaine de pages, mais l'écriture de Kressman Taylor est terriblement efficace. Le désarroi de Max et la froide rigueur de Martin ne nécessitent aucun débordement. Dans le moment le plus tendu de l'intrigue, un câblogramme tient lieu de lettre. Plus de place pour les impressions, les nuances, l'échange cordial entre deux hommes cultivés : revenons-en à la poésie rugueuse des échanges commerciaux... sauf que ça ne fait pas très propre, un cadre nazi faisant commerce d'art dégénéré avec un Juif américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La correspondance s'arrête en mars 1934. Le pire est encore à venir, mais &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_du_Reichstag"&gt;l'incendie du Reichtag&lt;/a&gt; a déjà eu lieu et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_des_longs_couteaux"&gt;la nuit des longs couteaux&lt;/a&gt; arrive. La dernière lettre de Max Eisenstein à son associé Martin Schulse finit par lui revenir : &lt;i&gt;Inconnu à cette adresse&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un grand petit livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;91 pages avec le très intéressant dossier, coll. Livre de Poche Jeunesse - 4,90 €&lt;br /&gt;Ce livre fait partie de la &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2009/01/quinzaine-des-correspondances.html"&gt;Quinzaine des correspondances&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8716137896712848853?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8716137896712848853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8716137896712848853&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8716137896712848853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8716137896712848853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/01/inconnu-cette-adresse.html' title='Inconnu à cette adresse'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SXxrizyNsvI/AAAAAAAAECA/hWJdz9pkXiM/s72-c/Inconnu+%C3%A0+cette+adresse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7613058482984914468</id><published>2009-01-21T15:20:00.012+01:00</published><updated>2009-01-25T15:22:34.508+01:00</updated><title type='text'>Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SXc38q1Y7rI/AAAAAAAAD_k/J1N4lGU0tWg/s1600-h/Dantec.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 206px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SXc38q1Y7rI/AAAAAAAAD_k/J1N4lGU0tWg/s320/Dantec.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293761402427207346" /&gt;&lt;/a&gt;Voilà un titre qui m'a plu et me plaît encore ! Un titre éminemment poétique et résolument pas de son époque&lt;i&gt;(1)&lt;/i&gt;. J'ai d'ailleurs cru dans un premier temps à un fausse piste dans le genre de &lt;i&gt;L'Automne à Pékin&lt;/i&gt; de Boris Vian mais non : le dernier roman de Maurice G. DANTEC parle bel et bien du fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour réaliser ce tour de force - je veux dire inventer un roman qui colle à un titre pareil, si tant est que le titre soit apparu à Dantec avant le roman, ce que je pense - on peut dire que l'auteur part de loin. De très loin, même : 36 000 Km environ, la &lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/ecole.chabure/exposes/sciences/astro/satellites.htm"&gt;distance habituelle&lt;/a&gt; que prennent les satellites géostationnaires vis-à-vis de l'Equateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux héros de ce livre forment un couple percutant et gentiment halluciné. Ce sont en effet deux jeunes déréglés profonds du cerveau, vivant dans une société internationale hystérique et &lt;i&gt;ultra&lt;/i&gt;violente, sorte de projection uchronique de notre bel occident. L'homme est celui qui raconte, il a la trentaine ; sa complice est une belle plante instruite et athlètique de 21 ans, qui répond au doux nom de Karen. Le roman s'ouvre sur le braquage d'une agence postale de quartier, dans Paris, raconté par le braqueur. S'ensuit une absence de course-poursuite, tellement le coup est parfait. Tout se complique comme de bien entendu dès que le couple en fuite, usurpant toute une flopée de nouvelles identités, commence à approcher de l'Equateur. Le tout baigne dans l'alcool et les cachetons, histoire de rester sérieux, et toute chose dans le récit est &lt;i&gt;ultra&lt;/i&gt; et se compte en &lt;i&gt;millions&lt;/i&gt;, question de modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trêve de moquerie, voici très certainement un roman qui détonne au milieu des parutions franco-françaises habituelles. L'action est pêchue et la langue couillue. On sent que Dantec a l'intention de déballer son engin littéraire. Ça aboutit assez inévitablement à des passages un peu puérils, tout dans la manifestation un peu adolescente d'une violence verbale dont le narrateur se gargarise. Plus embêtant : les efforts les plus visibles pour être moderne se soldent souvent par de grands moments de solitude narrative et de ringardisme esthétique. Tellement de références diverses sont citées, à commencer par le &lt;i&gt;Kill Bill&lt;/i&gt; de Tarantino dès la couverture, que le roman tombe plusieurs fois dans un esthétisme à mon avis stérile. Même si je souscris par exemple à l'hommage rendu à Albert Ayler (qui joue le rôle du fantôme dans la station Mir en déroute), je cherche toujours ce que Dantec propose à son lecteur une fois qu'il a balancé ce nom et qu'il nous a raconté les circonstances louches de la mort du saxophoniste. Idem pour &lt;i&gt;Orange mécanique&lt;/i&gt;, Cassius Clay, les lunettes Ray-Ban, Carl Perkins, Nelson Mandela et même la station Mir : tous sont cités dans le roman, mais pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fini par lire bien vite une bonne moitié de l'ouvrage. Ça se lit comme on zapperait à demi assoupi entre plusieurs programmes TV entrecoupés de pubs. Ça occupe incontestablement du temps de cerveau disponible, mais l'assemblage hirsute ne trouve aucune cohérence, et si je m'amuse parfois, je n'adhère pas pour autant. Pour moi le roman de Dantec bouillonne, mais mollement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(153, 153, 153);"&gt;(1) Pour pondre un titre actuel, si vous écrivez un essai il faut l'appeler "Ce fantôme qui était un jazzman", ou bien "Ces auteurs qui choisissent de longs titres" ; si c'est un roman, "Métempsycose de la loutre" ou "Le Délire de l'astronaute". Par exemple.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;211 pages, éd. Albin Michel - 16 €&lt;br /&gt;Livre lu dans le cadre du programme Masse Critique de &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt; www.babelio.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7613058482984914468?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7613058482984914468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7613058482984914468&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7613058482984914468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7613058482984914468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/01/comme-le-fantme-dun-jazzman-dans-la.html' title='Comme le fantôme d&apos;un jazzman dans la station Mir en déroute'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SXc38q1Y7rI/AAAAAAAAD_k/J1N4lGU0tWg/s72-c/Dantec.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7731578812306197681</id><published>2009-01-11T17:04:00.004+01:00</published><updated>2009-01-11T18:10:40.224+01:00</updated><title type='text'>(BD) Fly Blues</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SWomLFKT0TI/AAAAAAAAD98/QZ8SsCiHxF4/s1600-h/Fly+Blues.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 248px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SWomLFKT0TI/AAAAAAAAD98/QZ8SsCiHxF4/s320/Fly+Blues.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290082684105904434" /&gt;&lt;/a&gt;ZARATE &amp; SAMPAYO signent ici un "récit" dessiné. Ce sont eux qui l'appellent comme cela et le dédient, au passage, à la mémoire du grand et modeste trompettiste de jazz Kenny Dorham, auteur entre autres d'un excellent &lt;i&gt;Afro-Cuban&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'action se déroule en France, en partie à Paris, mais les couleurs sont si chatoyantes qu'on se croirait à Barcelone, en plein soleil. Les mouches virevoltent dans tout le volume et tracent en l'air des arabesques, comme des variations sur un thème de jazz, &lt;i&gt;Fly Blues&lt;/i&gt;. Elles dansent, nous parlent en voix off, elles communiquent entre elles ; ce sont elles qui font l'histoire. A contrario, les relations humaines apparaissent pauvres, violentes. Les images choc y remplacent les mots, le coït y tient lieu de discours amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kenny Meadows est un trompettiste de génie qui rejoint Paris en car pour enregistrer en studio avec un jeune trompettiste parisien, créateur du thème &lt;i&gt;Fly Blues&lt;/i&gt;. Sur une aire d'autoroute, il croise les pas bottés d'une bande de loubards armés de couteaux et de téléphones portables. Les mouches en sont témoins, ainsi qu'une jeune femme qui parle aux voitures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gros défauts, en vrac : la narration est très décousue, sans doute parce qu'elle est portée par quelques millions de mouches. La BD met en scène une bande de jeunes criminels dont les actes sont ultra-violents, mais dont le langage (et les codes vestimentaire, gestuel) prête à sourire, vague condensé de clichés langagiers populaires. Le scénario fonctionne par ambiances et cela colle plutôt bien à la "bande originale" jazzistique, mais à quoi servent ces embryons épars de réflexion sur nos sociétés déclinantes... lorsque les auteurs se sentent obligés de clore 88 pages pessimistes sur un &lt;i&gt;happy end&lt;/i&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, le volume se lit plutôt bien et j'aimerais retrouver les deux ou trois personnages principaux dans une autre histoire, un autre contexte. En donnant autant de place à la bande de tueurs, les auteurs me donnent l'impression de céder à la tentation du contemporain. Ils abordent un monde de violence dont ils ont une idée romancée, peu convaincante. On ne bascule jamais totalement dans le monde des tueurs, et les gentils restent finalement toujours à l'abri, dans leur citadelle d'art et de sentiments. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Fly Blues&lt;/i&gt;, c'est un peu comme un conflit de sensations : du sensationnel sanglant au sensualisme bourgeois. A chaque bord ses clichés, et vogue la BD ! Tout ça n'est bon ni mauvais, et c'est peut-être ça que je regrette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;92 pages en tout (l'épilogue de 4 pages est un vrai happy few),&lt;br /&gt;coll. Futuropolis -&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7731578812306197681?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7731578812306197681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7731578812306197681&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7731578812306197681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7731578812306197681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/01/bd-fly-blues.html' title='(BD) Fly Blues'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SWomLFKT0TI/AAAAAAAAD98/QZ8SsCiHxF4/s72-c/Fly+Blues.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4754928776873163828</id><published>2009-01-09T22:06:00.004+01:00</published><updated>2009-01-25T16:03:01.448+01:00</updated><title type='text'>Vœux 2009</title><content type='html'>Bonjour à tous et tout d'abord...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... très, &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;très&lt;/span&gt; &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;B&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;o&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;n&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;ne&lt;/span&gt; &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 0, 204);"&gt;A&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;n&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;n&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;é&lt;/span&gt;e&lt;/span&gt; &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 0, 204);"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 204);"&gt;00&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 153);"&gt;9&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ! Je vous souhaite de trouver du temps pour lire, pour écouter, pour discuter, pour réfléchir, pour écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce temps-là m'a manqué depuis quelques mois. La photo a pris le pas sur les livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais 2009 commence avec un passage symbolique que je viens de remarquer à l'instant : la 100 000ème visite sur le Blog à Lire a eu lieu. Silencieusement, l'air de rien, comme ça hop !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça va vous paraître plon plon, mais ça me fait quelque chose, quand même, ce chiffre : 100 000 visites en trois ans et demi pour un blog qui ne parle finalement que de mes lectures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà : je vous souhaite pour 2009 le même genre de frisson que celui que je viens de ressentir en prenant conscience de vos 100 000 visites, en pensant à vous, à tous ceux qui lisent ce blog, à tous ceux et toutes celles qui me font l'amitié de laisser quelques commentaires de-ci de-là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un  très très grand et sincère M E R C I. Pourvu que ça dure... :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4754928776873163828?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4754928776873163828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4754928776873163828&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4754928776873163828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4754928776873163828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2009/01/vux-2009.html' title='Vœux 2009'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8342416170673332760</id><published>2008-12-31T20:31:00.006+01:00</published><updated>2009-01-04T03:27:16.475+01:00</updated><title type='text'>Ce jour-là</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SV9UEXm-WgI/AAAAAAAAD9k/ILlIgXciAYU/s1600-h/Ce+jour-l%C3%A0.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 192px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SV9UEXm-WgI/AAAAAAAAD9k/ILlIgXciAYU/s320/Ce+jour-l%C3%A0.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287036921589946882" /&gt;&lt;/a&gt;Willy RONIS est un grand photographe. La plupart de ses photos sont composées dans un style plutôt classique, qui n'est pas sans rappeler les photos souvent plus célèbres de Doisneau ou de Cartier-Bresson. Ronis se distingue de Doisneau, entre autres, parce que ses photos sont plus intimes : il met souvent ses proches en scène comme dans "La sieste", photo prise dans sa maison de Gordes en 1949.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour l'essentiel, le regard de Ronis est proche de celui de Doisneau. C'est un regard sans condescendance sur les gens de leur époque, et l'époque en question couvre pour ainsi dire le XXè siècle. Les photos prises juste après la Guerre sont parmi les plus belles : on y voit des gens simples, souvent pauvres mais dignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Willy Ronis choisit dans ce volume une centaine de ses photos et les accompagne chacune d'un texte qui commence par &lt;i&gt;Ce jour-là&lt;/i&gt; et prend des airs de &lt;i&gt;Je me souviens&lt;/i&gt;. Moi, je me souviens d'un spectacle de danse de Raimund Hoghe, &lt;a href="http://kulturserver-nrw.de/home/rhoghe/maximized/another.html"&gt;&lt;i&gt;Another dream&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, où le chorégraphe et improbable danseur au corps difforme arpentait la scène en scandant ce thème : &lt;a href="http://www.raimundhoghe.com/"&gt;&lt;i&gt;Je me souviens...&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le travail de Willy Ronis dans les intérieurs du Vaucluse ressemble à l'épuration esthétique d'un Georges de La Tour ou d'un Johannes Vermeer en peinture : haro sur la lumière et place aux matières, aux objets intemporels, aux silhouettes. Je pense en particulier au "Nu provençal", pourtant absent de ce volume. Même en noir et blanc on perçoit la couleur et le toucher des murs beiges, bruns ; des ocres de Roussillon aux rideaux déchirés qu'on trouve encore aujourd'hui lorsqu'on se perd à Gordes, à quelques pas d'un luxueux hôtel suspendu à flanc de montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Willy Ronis a photographié Paris comme Doisneau, mais il a photographié le Sud probablement comme personne. Ses femmes sont superbes, depuis les "Marchandes de frites" jusqu'à "L'habillage des Beaucairoises" en passant par celles qu'on n'aperçoit qu'à peine, pendues au cou d'un permissionnaire ou cachées derrière la nudité de leur dix-huit ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;190 pages, coll. Folio&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Willy_Ronis"&gt;Willy Ronis&lt;/a&gt; sur Wikipedia&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.hackelbury.co.uk/artists/ronis/ronis_sm.html"&gt;Quelques photos&lt;/a&gt; de Willy Ronis&lt;br /&gt;La &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/07/quinzaine-de-la-photo.html"&gt;Quinzaine photo&lt;/a&gt; du Blog à Lire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8342416170673332760?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8342416170673332760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8342416170673332760&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8342416170673332760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8342416170673332760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/12/ce-jour-l.html' title='Ce jour-là'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SV9UEXm-WgI/AAAAAAAAD9k/ILlIgXciAYU/s72-c/Ce+jour-l%C3%A0.png' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8156900997947439206</id><published>2008-12-03T21:36:00.005+01:00</published><updated>2008-12-03T21:41:37.101+01:00</updated><title type='text'>(BD) Les Loups blancs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/STbuSxUWxvI/AAAAAAAAD9E/RJbS6xnlDQk/s1600-h/LesLoupsBlancs.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/STbuSxUWxvI/AAAAAAAAD9E/RJbS6xnlDQk/s320/LesLoupsBlancs.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5275666019754886898" /&gt;&lt;/a&gt;Trouvé en "fond de stock" à la caisse de ma librairie favorite (Durance à Nantes, pour ne pas la citer), je viens de découvrir sur le tard cet album et sa suite, qui est plutôt une "version revue et corrigée" qu'une suite, d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'accroche bien à l'image, au "graphisme" comme on dit et aux couleurs chaudes, terriennes. A la brutalité des personnages qui peuvent rappeler les albums &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/04/bd-ulysse.html"&gt;&lt;i&gt;Ulysse&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-hracls.html"&gt;&lt;i&gt;Héraclès&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; chez Poisson pilote. La version web, animée, se ploie et se déploie comme un papier froissé et l'histoire, littéralement et dans tous les sens, y prend du relief.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas cent fois hélas, le talent pour raconter n'est pas au niveau du talent pour dessiner. L'histoire gagnerait à rester simple, à viser l'épurement. Au lieu de cela elle est pleine de fioritures qui ne font que brouiller l'intrigue en voulant l'enrichir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bien beau coup d'essai, à transformer lorsque l'auteur en prendra le temps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 pages au format papier et puis quelques clics par &lt;a href="http://dangerpublic.net/miniblog/index.php?2007/09/04/53-les-loups-blancs"&gt;ICI&lt;/a&gt;, coll. MiniBlog - 1€&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8156900997947439206?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8156900997947439206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8156900997947439206&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8156900997947439206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8156900997947439206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/12/bd-les-loups-blancs.html' title='(BD) Les Loups blancs'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/STbuSxUWxvI/AAAAAAAAD9E/RJbS6xnlDQk/s72-c/LesLoupsBlancs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7645147069867499362</id><published>2008-11-28T15:36:00.002+01:00</published><updated>2008-11-28T15:40:37.525+01:00</updated><title type='text'>Mon beau sapin</title><content type='html'>Bonjour à tous ! Si ça vous est déjà arrivé de penser aux enfants qui n'ont pas de cadeau à &lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Noël&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, si vous pensez qu'on ne peut pas y faire quoi que ce soit simplement en cliquant sur un lien &lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;html&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, ou encore pire en lisant des BD (drôle d'idée, c'est vrai), alors il faut cliquer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.monbeausapin.org/"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;ICI&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Les petits n'enfants ils vous remercient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7645147069867499362?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7645147069867499362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7645147069867499362&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7645147069867499362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7645147069867499362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/11/mon-beau-sapin.html' title='Mon beau sapin'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-5539806731865757057</id><published>2008-11-24T23:28:00.011+01:00</published><updated>2011-04-04T21:00:04.958+02:00</updated><title type='text'>Les Enfants de l'Oncle Tom</title><content type='html'>Je viens de lire un grand livre. Un livre bien écrit, violent, sensitif. Un livre nécessaire, et pas seulement en son temps. Ça s'appelle &lt;i&gt;Les Enfants de l'Oncle Tom&lt;/i&gt; et c'est écrit par Richard WRIGHT, écrivain Afro-Américain, artiste Noir exilé à Paris aux temps où l'Amérique était ségrégationniste et où Paris passait pour une terre d'accueil. Un temps lointain et proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman se compose de trois épisodes de la vie dans le Sud. Dans le premier épisode intitulé « Le Feu dans la nuée », révérend Taylor est un Noir obéissant, pacifiste et raisonnable. Il s'entend assez bien avec le Maire blanc, qui lui parle comme à un enfant. Jusqu'au jour où les industriels (blancs) du pays font pression sur le Maire pour empêcher une manifestation des ouvriers noirs, qui meurent de faim. Le Maire fait la morale au révérend : il faut qu'il persuade ses ouailles qu'il vaut mieux mourir de faim en silence que de manifester dans le centre ville des Blancs. Taylor ne promet rien. Alors des hommes blancs l'enlèvent, l'emmènent à quelques kilomètres de la ville, l'attachent à un arbre et le fouettent jusqu'à ce qu'il tombe inconscient, baignant dans son sang. Taylor revient en ville pendant la nuit, traversant les banlieues blanches respectables. Il rejoint son &lt;i&gt;home&lt;/i&gt;, honteux et presque mort. Le lendemain, il apprend que d'autres Noirs ont été châtiés. Devant la foule de Noirs prêts à défiler, il prend enfin sa responsabilité : il faut défiler et il faut être nombreux. Le cortège arrive en ville, choquant les bourgeois et les bourgeoises. Le Maire fait appeler Taylor au milieu du cortège, mais cette fois Taylor renvoie le messager et fait dire au Maire que c'est à lui de se déplacer. &lt;i&gt;La liberté appartient aux forts&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « Le Départ de Big Boy », quatre adolescents sèchent l'école par un jour de chaleur pour aller se baigner dans une mare privée, qui appartient à un blanc. Ils laissent leurs habits au pied d'un arbre et vont se rafraîchir, s'amuser, chanter. Une Blanche arrive et les regarde un peu effrayée. Deux des jeunes Noirs ont un mauvais mouvement : ils se dirigent vers l'arbre pour récupérer leur habits et déguerpir sans faire d'histoire. Mais la jeune Blanche, les voyant venir vers elle beaux et nus, réagit comme si on l'agressait (ce qu'elle désirerait peut-être) et hurle. Un blanc sort de la maison avec sa carabine et sans rien dire abat les deux garçons à bout portant. Les deux autres se jettent sur lui. Big Boy attrape le fusil, menace le Blanc, mais le Blanc avance vers lui alors Big Boy tire et tue le Blanc. La suite de l'histoire est une traque nocturne. Big Boy se terre dans un trou, son copain se fait attraper. Les notables blancs lui déversent sur la tête une marmite de goudron porté à ébullition, puis il le recouvrent de plumes et allument le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « Long-Chant-Noir », une jeune maman noire attend son homme à la maison. La maison en question est une ferme, c'est le fruit du travail acharné de l'homme noir pour bâtir son destin comme un Blanc. Un commis voyageur arrive à la tombée du jour, blanc-bec qui vend des pendules et des phonographes pour payer ses études dans le Nord. Il abuse d'elle, elle consent à être abusée parce que délaissée à la maison par un homme qu'elle admire mais n'aime pas, elle rêve encore de son grand amour de jeunesse, parti à la guerre et jamais revenu. Avant le petit matin le jeune Blanc repart : il laisse le phono derrière lui et promet de repasser le lendemain. Le fermier noir revient chez lui, trouve le phonographe posé dans la chambre. Combien cela vaut-il ? Quarante dollars. L'étiquette dit cinquante... Il chasse sa femme et son enfant, qui vont se réfugier dans les bois. Au matin le commis blanc revient, accompagné d'un ami. Le fermier l'accueille en lui tirant  dessus. L'ami du Blanc repart à toute allure. Plus tard, les Blancs arrivent et mettent le feu à la ferme, et le fermier reste dans sa ferme, et sa femme regarde les flammes monter au ciel sans entendre ni émettre un cri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Richard Wright est connu principalement pour son œuvre autobiographique, et particulièrement pour &lt;i&gt;Black Boy&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Native son&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Un enfant du Pays&lt;/i&gt;). Indésirable aux Etats-Unis, il arrive à Paris juste après la Deuxième Guerre mondiale et est accueilli par l'équipe des « Temps modernes », Sartre et &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/02/les-mandarins-i.html"&gt;Beauvoir&lt;/a&gt; en tête. Il s'installe durablement en France et y finit sa vie, ce qui explique en partie le succès de ses livres ici. Aux U.S.A., &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/05/harlem-quartet.html"&gt;James Baldwin&lt;/a&gt; est l'un de ses descendants littéraires, même s'il prend ses distances avec la vision de Wright sur la question des &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/05/quinzaine-noire.html"&gt;Noirs&lt;/a&gt;. Le public américain considère &lt;i&gt;Homme invisible&lt;/i&gt; de Ralph Ellison comme le plus grand roman écrit par un Noir, et l'un des plus grands romans du XXè siècle. En comparaison, il fait peu de cas des romans de Richard Wright. En France, Ralph Ellison est un inconnu, même pas publié dans une collection de poche... Wright, Ellison et Baldwin sont, chacun à leur façon, trois romanciers incontournables pour quiconque s'intéresse au destin des Noirs américains au XXè siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;178 pages, coll. Livre de Poche - 2 € env.&lt;br /&gt;Redécouvrez la &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/05/quinzaine-noire.html"&gt;Quinzaine Noire&lt;/a&gt; du BàL, et aussi &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/01/angela-davis-parle.html"&gt;ce livre&lt;/a&gt; d'Angela Davis&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-5539806731865757057?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/5539806731865757057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=5539806731865757057&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5539806731865757057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5539806731865757057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/11/les-enfants-de-loncle-tom.html' title='Les Enfants de l&apos;Oncle Tom'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4117863440526096068</id><published>2008-11-21T00:45:00.004+01:00</published><updated>2008-11-21T01:11:07.178+01:00</updated><title type='text'>Le Chemin des sortilèges</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SSX7nQVvThI/AAAAAAAAD88/uwHBkPvfDfc/s1600-h/Le+Chemin+des+sortil%C3%A8ges.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 208px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SSX7nQVvThI/AAAAAAAAD88/uwHBkPvfDfc/s320/Le+Chemin+des+sortil%C3%A8ges.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270895590726651410" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai beau être un garçon, &lt;a href="http://www.chez-les-filles.com/"&gt;Chez-les-filles.com&lt;/a&gt; est un site sympa avec moi : elles m'ont envoyé le dernier roman de Nathalie RHEIMS, &lt;i&gt;Le Chemin des sortilèges&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bouquin en question fait 180 pages et il est à peine plus grand qu'un livre de poche. Bien imprimé. Beau portrait granulé en couverture... ... quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, d'accord. Je n'ai pas accroché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Chemin des sortilèges&lt;/i&gt;, c'est le retour au bercail d'une jeune femme qui a perdu le dernier et le plus proche... de ses proches. Sauf que son lien avec l'homme en question reste savamment indéterminé tout au long du récit. Récit intime à la première personne, récit psychanalytique qui raconte les rêves, les analyse, les met en relation avec les contes lus sur l'oreiller, avant de s'endormir. Comme une petite fille, la narratrice admire cet homme comme un père. Comme une adolescente qui bourgeonne, elle l'évalue parfois aussi comme un amant, un initiateur. Comme une femme qui pourrait vouloir un jour fonder une famille, elle s'interroge : ferait-il un bon père ? Comme une femme âgée et superstitieuse, elle se confie à lui : il est son psy et son prêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ose dire que ce sont là des problématiques exclusivement féminines, et en même temps... Si je voyais Œdipe, je le dirais tout aussi bien. Alors je le dis : c'est un bouquin pour les filles, voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, la boucle est bouclée, et le billet avec. Pas génial, je sais, mais il vaut mieux que je n'en dise pas plus parce que la critique serait plus acerbe. Et après tout, je ne suis pas une fille, je ne suis pas le cœur de cible de ce roman, alors pourquoi je le jugerais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... parce que je le trouve niais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... construit schématiquement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... plus proche du style Harlequin que de Wiazemsky (qui elle parle tellement bien des femmes) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... psycho-psychana-psychoso-franco-chiant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... oups. J'arrête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;180 pages, éd. Léo Scheer - 14 €&lt;br /&gt;D'autres lectures de ce livre &lt;a href="http://sylire.over-blog.com/article-24543315.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/11/le-chemin-des-sortilges-nathalie-reims.html"&gt;ICI&lt;/a&gt; ou bien &lt;a href="http://www.livrophage.fr/archive/2008/11/17/le-chemin-des-sortileges-nathalie-rheims.html"&gt;Là&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4117863440526096068?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4117863440526096068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4117863440526096068&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4117863440526096068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4117863440526096068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/11/le-chemin-des-sortilges.html' title='Le Chemin des sortilèges'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SSX7nQVvThI/AAAAAAAAD88/uwHBkPvfDfc/s72-c/Le+Chemin+des+sortil%C3%A8ges.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-32507536083109733</id><published>2008-11-06T16:37:00.003+01:00</published><updated>2008-11-14T20:39:07.322+01:00</updated><title type='text'>Franny et Zooey</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SRW5pyHtf1I/AAAAAAAACzQ/_S0wLZWVCNc/s1600-h/Franny+et+Zooey.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 194px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SRW5pyHtf1I/AAAAAAAACzQ/_S0wLZWVCNc/s320/Franny+et+Zooey.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5266319466759552850" /&gt;&lt;/a&gt;J.D. SALINGER me réconcilie avec la littérature. C'est pas que j'étais fâché, déçu ou aigri, non ; mais j'ai lu pas mal de choses depuis pas mal de temps, et ces derniers temps la proportion de bouquins inintéressants était devenue trop importante. Ça fait l'effet d'un renvoi : burp.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salinger n'est pas n'importe qui à mes yeux. C'est parce qu'il a écrit &lt;i&gt;L'Attrape-cœurs&lt;/i&gt;, c'est parce que je l'ai lu lorsque j'avais quinze ans et que je n'aimais pas lire qu'il y a eu un déclic. Un préalable, comme dirait l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'HISTOIRE. La fratrie Glass a grandi à New York dans une maison cossue durant les années 30 et 40. L'aîné est mort à la guerre. Le second, Seymour, s'est suicidé. C'est le troisième Glass, Buddy, qui raconte l'histoire dans un style un tantinet précieux. C'est l'histoire de Franny, la cadette, qui tombe sous l'influence d'un livre un peu mystique, prônant la prière perpétuelle. Prenant le contenu de ce livre au pied de la lettre, Franny s'échappe peu à peu de la vie concrète et perd pied. Elle ne se nourrit plus, s'évanouit, perd du poids et traîne en robe de chambre dans le salon familial. Zooey son plus jeune frère, parce qu'on lui force un peu la main, va la trouver et tente de mettre les choses à plat, bien maladroitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman se résume donc à de longs dialogues d'une finesse assez rare, dans un style parlé que les lecteurs de &lt;i&gt;L'Attrape-cœurs&lt;/i&gt; connaissent bien. Les personnages ne sont pas seulement crédibles : ils sont réels, ils sont là devant nous. Avec leur insolence, leur sens inné de la répartie, leurs tics de langage, leurs manières. Les relations entre Zooey et Franny sont chargées d'émotion. Ils ont grandi ensemble à l'ombre des aînés, trop imposants ; et puis les aînés sont morts brutalement, alors... Comment trouver une contenance ? Comment être à la hauteur sans avoir à tirer sa révérence dans le plus bel âge ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salinger termine son récit sur un pied de nez d'une incroyable force poétique, dans lequel on retrouve le sens du décalage illustré dans ses nouvelles : « Un jour rêvé pour le poisson-banane », « Oncle déglingué du Connecticut »... Ici c'est "la Grosse Dame"... mais je ne vous en dis pas plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franny et Zooey sont les frère et sœur de Holden Caulfield. L'atmosphère de ce roman a quelque chose du huis clos de &lt;i&gt;September&lt;/i&gt;, à mon avis le meilleur film de Woody Allen. La révolution stylistique de Salinger est aussi importante que celle de Céline et le ton aussi dérisoire qu'un &lt;i&gt;Bonjour tristesse&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi ce roman est une petite merveille, un objet précieux qu'on chérit intensément, comme une part de nous-même qui nous serait rendue après un si long temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-32507536083109733?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/32507536083109733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=32507536083109733&amp;isPopup=true' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/32507536083109733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/32507536083109733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/11/franny-et-zooey.html' title='Franny et Zooey'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SRW5pyHtf1I/AAAAAAAACzQ/_S0wLZWVCNc/s72-c/Franny+et+Zooey.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6822389858301097800</id><published>2008-10-20T21:22:00.007+02:00</published><updated>2008-10-20T21:59:11.762+02:00</updated><title type='text'>(BD) Palooka Ville #1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPzf35BpjaI/AAAAAAAACxk/Wh-Zd6unMYw/s1600-h/Palooka+Ville.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPzf35BpjaI/AAAAAAAACxk/Wh-Zd6unMYw/s320/Palooka+Ville.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259324616155434402" /&gt;&lt;/a&gt;SETH est l'un des dessinateurs les plus en vue chez Drawn &amp; Quarterly : plusieurs albums l'ont imposé auprès du public des connaisseurs comme un auteur cultivé, talentueux et pince-sans-rire. Ses références sont nombreuses, et l'on discerne rapidement dans son trait quelque chose des &lt;i&gt;comic strips&lt;/i&gt; qui se sont développés dans les journaux à partir des années 50, ceux de &lt;a href="http://soupirdescacahuetes.blogspot.com/2007/06/classement-par-titres.html"&gt;Charles M. Schulz&lt;/a&gt; en tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Seth est aussi le pote de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/10/bd-fair-weather_14.html"&gt;Joe Matt&lt;/a&gt;, et ça n'a rien d'innocent. En effet, dans cette histoire autobiographique Seth se montre sous un jour peu glorieux : il est grande gueule et mauviette, intéressé et dragueur, laid et prétentieux. Il commence à ressembler au double de Joe Matt ! En moins féroce, hélas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire constitue le premier numéro d'un fanzine éponyme créé par Seth en 1991 et réédité en 2001. L'auteur se fend d'une mise en garde en guise de prière d'insérer : il ne faut pas lire cette histoire, à l'époque où il l'a écrite et dessinée il était con, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire de ne pas prendre les lecteurs à leur tour pour des cons, l'éditeur serait peut-être intelligent voire juste honnête de les avertir que l'auteur désavoue cette publication : &lt;i&gt;« It's unlikely to see print again. »&lt;/i&gt;, dit-il franchement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« It's better to draw the hamburger than to serve the hamburger »&lt;/i&gt;, se défend tout de même Seth en nous forçant à admettre qu'il a pu avoir de bonnes raisons de pratiquer son art par simple préoccupation alimentaire. Certes, chacun ses problèmes. De là à resservir les restes de hamburger, dix ans après, en célébrant l'événement au crédit de mon compte bancaire, j'apprécie mollement l'intégrité de la démarche. Et décidément, D+Q descend en flèche dans mon estime... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25 pages, éd. D+Q - $3.75&lt;br /&gt;Du même auteur : &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/07/bd-wimbledon-green.html"&gt;&lt;i&gt;Wimbledon Green&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/bd-la-vie-est-belle-malgr-tout.html"&gt;&lt;i&gt;La Vie est belle, malgré tout&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6822389858301097800?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6822389858301097800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6822389858301097800&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6822389858301097800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6822389858301097800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/10/bd-palooka-ville-1.html' title='(BD) Palooka Ville #1'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPzf35BpjaI/AAAAAAAACxk/Wh-Zd6unMYw/s72-c/Palooka+Ville.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-369109403639420403</id><published>2008-10-19T14:15:00.006+02:00</published><updated>2008-10-19T14:42:53.598+02:00</updated><title type='text'>Cap au Grand Nord</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPspb-__RwI/AAAAAAAACwo/2hIeHL1kQao/s1600-h/Cap+au+Grand+Nord.jpeg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPspb-__RwI/AAAAAAAACwo/2hIeHL1kQao/s320/Cap+au+Grand+Nord.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258842550629779202" /&gt;&lt;/a&gt;Annick COJEAN  est journaliste, spécialiste de l'image* et baroudeuse invétérée. Dans ce livre, elle relate en mots et en images son voyage initiatique au Nunavut, à l'été 1998.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nunavut est la patrie toute neuve des Inuit. Ils ont beau habiter le pôle depuis des millénaires, leur histoire jusqu'à très récemment n'a existé que dans la transmission de récits oraux (des récits fondateurs, des mythologies) et dans la perpétuation de traditions comprises de toute la communauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'incompréhension, elle vient des Blancs. Ce sont eux qui ont commencé à écrire l'Histoire des Inuit, eux qui leur ont donné le nom d'Esquimaux. Les Blancs les ont déportés jusque dans les années 1960 et 1970, pour occuper le pôle, désert blanc stratégique durant la Guerre Froide. Elle porte bien son nom, celle-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Annick Cojean rencontre le peuple des Inuit, les fondateurs du Nunavut, les enfants, parents et ancêtres. Elle nous transmet une vision authentique de son sujet, et pas seulement une carte postale du pays. D'ailleurs ses photos sont belles et dépouillées, dépourvues de l'artifice qui chercherait à figer les gens qu'elle rencontre sous le lourd manteau de neige qui recouvre leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La narration prend pour point de repère la création du Nunavut en 1995 et l'auteure nous accompagne pour retracer tout ce qui a précédé. La métaphore des traces de pas sur la neige est très belle pour parler de ces nouveaux &lt;i&gt;immémoriaux&lt;/i&gt;**. La démarche est sincère et touchante, mais hélas le style est lourd, à l'image de l'emploi systématique du futur pour évoquer des événements passés. Cela ne gâche en rien l'intérêt de ce document.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'épilogue résolument touristique (bonnes adresses, coordonnées des compagnies aériennes... ) est plus perturbant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;93 pages, éd. Seuil - 13,30 €&lt;br /&gt;&lt;i&gt;* Elle est l'auteure d'un incontournable &lt;/i&gt;&lt;u&gt;Retour sur images&lt;/u&gt;&lt;i&gt; des plus grandes photos du XXè siècle, édité par Grasset et Le Monde&lt;br /&gt;** cf Victor Segalen, &lt;/i&gt;&lt;u&gt;Les Immémoriaux&lt;/u&gt;&lt;i&gt; à propos des Tahitiens au tournant du XIXè et du XXè siècle&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-369109403639420403?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/369109403639420403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=369109403639420403&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/369109403639420403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/369109403639420403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/10/cap-au-grand-nord.html' title='Cap au Grand Nord'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPspb-__RwI/AAAAAAAACwo/2hIeHL1kQao/s72-c/Cap+au+Grand+Nord.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3123070109164675922</id><published>2008-10-14T22:56:00.002+02:00</published><updated>2008-10-14T22:57:55.033+02:00</updated><title type='text'>(BD) Fair Weather</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPUHwgam1hI/AAAAAAAACwU/HqetpQSGJJU/s1600-h/Fair+Weather.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPUHwgam1hI/AAAAAAAACwU/HqetpQSGJJU/s320/Fair+Weather.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257116669941569042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Fair Weather&lt;/i&gt; est un épisode en BD de la jeunesse de Joe MATT à Lansdale, en Pensylvanie. Ça ressemble à une jeunesse moyenne dans une ville moyenne des Etats-Unis. Le jeune Joe Matt est déjà un geek du comic, un fêlé du dessin animé. Il insulte vertement ses parents, sa jeune sœur, sa grand-mère qui lui offre des comics auxquels il manque la jaquette d'origine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais &lt;i&gt;young Joe Matt&lt;/i&gt; est aussi voire surtout une sacrée poule mouillée, un froussard, une fille quoi. Menacé par un malabar, Joe Matt colle aux fesses de son copain Dave comme un chewing gum sur la selle de son biclou. Pas téméraire, Joe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le volume est fin et se lit sans faim. Ce sont deux journées banales dans un environnement ennuyeux. Un week-end où Dave et Joe glandent, zonent, &lt;i&gt;cruisent&lt;/i&gt;. Au passage, l'air de rien, ça parle des relations humaines et des sentiments, partagés ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joe Matt dépeint son personnage comme un gamin intéressé, colérique, pleurnichard et peu fiable. C'est la genèse, après coup, du personnage adulte déjà rencontré &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/09/peep-show-cartoon-diary-of-joe-matt.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/11/peep-show.html"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commandé et payé à D+Q au printemps, j'ai reçu ce livre et deux ou trois autres en été. Faut croire qu'il fait chaud l'été dans les cargos, parce que la colle a fondu et les pages ne tiennent plus à la couverture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D+Q, une maison qui a bien de la chance d'avoir de talentueux auteurs... et pas mal de pigeons en guise de clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;116 pages, éd. D+Q - $16.95&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3123070109164675922?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3123070109164675922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3123070109164675922&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3123070109164675922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3123070109164675922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/10/bd-fair-weather_14.html' title='(BD) Fair Weather'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SPUHwgam1hI/AAAAAAAACwU/HqetpQSGJJU/s72-c/Fair+Weather.png' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-687817689539416740</id><published>2008-10-09T13:07:00.004+02:00</published><updated>2008-10-09T21:13:45.104+02:00</updated><title type='text'>JMG Le Clezio, Prix Nobel de Littérature 2008</title><content type='html'>Voilà, c'est officiel et c'est tout chaud : JMG Le Clezio obtient le premier Prix Nobel de Littérature en France depuis Gao Xingjian en 2000, le deuxième depuis Claude Simon en 1985, le troisième depuis Samuel Beckett en 1969 (nationalité irlandaise selon Wikipedia, mais bon : Beckett vivait en France et écrivait en Français), le quatrième depuis Jean-Paul Sartre en 1964 (lui, l'avait refusé mais apparaît quand même), le cinquième depuis Saint-John Perse en 1960, le sixième depuis Albert Camus en 1957, le septième depuis François Mauriac (erk !) en 1952, etc. Et toc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, Gallimard se frotte les mains et moi je dois m'y mettre... Vous connaissez bien Le Clezio, vous autres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://nobelprize.org/"&gt;http://nobelprize.org/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_littérature"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_littérature&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-687817689539416740?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/687817689539416740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=687817689539416740&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/687817689539416740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/687817689539416740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/10/jmg-le-clezio-prix-nobel-de-littrature.html' title='JMG Le Clezio, Prix Nobel de Littérature 2008'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4930948965622243756</id><published>2008-09-30T11:43:00.001+02:00</published><updated>2008-10-04T12:15:50.227+02:00</updated><title type='text'>Le Livre des Rabinovitch</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SOdBlmlAKkI/AAAAAAAACvk/xp4JjQmmI3o/s1600-h/Le+Livre+des+Rabinovitch.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SOdBlmlAKkI/AAAAAAAACvk/xp4JjQmmI3o/s320/Le+Livre+des+Rabinovitch.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5253239604617685570" /&gt;&lt;/a&gt;Ah la la. La rentrée, tout ça. Pas facile de terminer un roman, même un &lt;b&gt;bon&lt;/b&gt; roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Livre des Rabinovitch&lt;/i&gt; de Philippe BLASBAND a été publié au Castor Astral en 1998, il y a dix ans déjà. Il n'est donc pas question d'actualité littéraire, ni d'un de ces éditeurs qui font chaque année le hold-up sur les prix de l'automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman est en fait un recueil de portraits. Portraits de soi et portraits croisés à l'intérieur d'une même famille : celle des Rabinovitch. L'auteur nous donne l'arbre généalogique à la première page, et nous prévient : ce livre a été trouvé, &lt;i&gt;« C'est un grand livre, recouvert d'une jaquette en cuir (...) Les &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/07/quinzaine-de-la-photo.html"&gt;photographies&lt;/a&gt; qui précèdent chaque texte ont été reproduites correctement, mais sans luxe »&lt;/i&gt; Celui qui a composé ce livre, c'est Ernest, frère de Max, cousin d'Ali, fils de Nathan, petit-fils d'Elie, descendant de Zalman et Léa. Les portraits sont tous à la première personne, mais c'est Ernest qui les écrit. Parce qu'il va mourir et qu'il veut sauvegarder la mémoire de sa famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ernest fait dire à son père Nathan, dans le portrait qui lui est consacré : &lt;i&gt;« Les Rabinovitch ne cessent de ressasser leur légende familiale. A mon adolescence, petit à petit, me fut transmise la structure de cette histoire mythique : mon grand-père qui devient fou, se bat contre les Polonais et déclenche un pogrom ; tante Rifka, communiste, morte d'épuisement à Auschwitz ; tante Sarah, trop belle pour plaire aux hommes ; oncle Arié, héros sans peur ni reproche ; sa fille Martine, schizophrène ; Yossi, l'enfant du kibboutz - très perturbé ! le ménager ! - toute une geste, toute une chronique absurde et parcellaire. Les trous sont remplis par des mensonges. Les mensonges concurrencent la vérité. Les versions s'opposent et fusionnent. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Blasband accomplit ici avec brio une série de volte-faces stylistiques, passant d'un portrait de patriarche mourant à un portrait de jeune femme rebelle, d'un jeune homme tourmenté à une "mère juive". L'identité juive, il en est bien sûr question ici. Les identités juives. Le tabou de la shoah, mêlé aux instincts protectionnistes qui en découlent à l'intérieur même de la famille. Le regard du groupe social, totalement étranger à cet album de famille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La structure du roman est originale, mais à mon avis pas très limpide. Philippe Blasband garde pour l'avant-dernier portrait une information qui aurait facilité la compréhension de l'ensemble, à savoir que c'est Ernest qui écrit tout du long, empruntant les voix de sa famille. L'écriture en elle-même est talentueuse et variée. Le rapport à l'histoire à travers cette généalogie familiale m'a rappelé la lecture du &lt;i&gt;Tambour&lt;/i&gt; de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Günter_Grass"&gt;Günter Grass&lt;/a&gt;, ce qui n'est pas rien. Ce roman restera donc un bon souvenir de lecture, quoiqu'un peu austère. Je regrette de ne pas l'avoir lu assez vite car j'ai eu le temps de me lasser. Il manque peut-être un vrai fil conducteur, que la simple succession ne remplace pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;205 pages, coll. "Escales du Nord" (éd. Le Castor Astral) - 14,25 €&lt;br /&gt;Merci aux éditions du Castor Astral de m'avoir envoyé ce livre gracieusement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4930948965622243756?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4930948965622243756/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4930948965622243756&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4930948965622243756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4930948965622243756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/09/le-livre-des-rabinovitch.html' title='Le Livre des Rabinovitch'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SOdBlmlAKkI/AAAAAAAACvk/xp4JjQmmI3o/s72-c/Le+Livre+des+Rabinovitch.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-974152003122427430</id><published>2008-09-19T09:29:00.009+02:00</published><updated>2008-09-23T16:52:51.763+02:00</updated><title type='text'>(BD) Zazie dans le métro</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SNNgkZATayI/AAAAAAAACu0/zfsfnKO4xl0/s1600-h/Zazie+dans+le+m%C3%A9tro.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SNNgkZATayI/AAAAAAAACu0/zfsfnKO4xl0/s320/Zazie+dans+le+m%C3%A9tro.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5247644169120475938" /&gt;&lt;/a&gt;L'adaptation, c'est un grand jeu littéraire et ça ne date pas d'hier. Ces dernières années, de grands monuments littéraires du XXè siècle ont été abordés par les auteurs de BD : &lt;i&gt;A la recherche du temps perdu&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Contes du Chat perché&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Zazie dans le métro&lt;/i&gt; en font partie. Joan Sfar sort également ces jours-ci son &lt;i&gt;Petit Prince&lt;/i&gt; ; il avait déjà adapté &lt;i&gt;Candide&lt;/i&gt; de Voltaire dans sa "Petite bibliothèque philosophique" chez Bréal, une collection qui a fermé boutique depuis. Le XVIIè siècle n'est d'ailleurs pas oublié dans ce mouvement de reconquête du patrimoine, avec la publication du &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt; de Molière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clément OUBRERIE propose donc ici sa vision du plus fameux roman de Raymond Queneau. On connaît l'histoire : Zazie débarque à Paris par le train en gare Saint-Lazare. Elle y retrouve son tonton Gabriel, qui doit la garder tout le week-end, le temps que sa mère s'amuse un peu de son côté avec son nouveau Jules. Zazie, elle, n'a qu'une idée : elle veut monter dans le métro.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tonton, on prend le métro ?&lt;br /&gt;— Non.&lt;br /&gt;— Comment ça, non ?&lt;br /&gt;— Ben oui : non. Aujourd'hui y a pas moyen, y a grève. Le métro s'est endormi sous terre car les employés aux pinces perforantes ont cessé tout travail.&lt;br /&gt;— Ah les salauds !  Me faire ça à moi !&lt;br /&gt;— Y a pas qu'à toi qu'ils font ça.&lt;br /&gt;— Moi qui étais si contente et si heureuse et tout de m'en aller voiturer dans le métro.&lt;br /&gt;— Faut se grouiller, Charles attend.&lt;br /&gt;— Oh, celle-là, je la connais.&lt;br /&gt;— Mais non, Charles c'est un pote et il a un tac. Je nous l'ai réservé à cause de la grève, précisément.&lt;br /&gt;— Il est rien moche, son bahut.&lt;br /&gt;— Monte et sois pas &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/03/quinzaine-jsuis-snob.html"&gt;snob&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;— &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/03/quinzaine-jsuis-snob.html"&gt;Snob&lt;/a&gt; mon cul. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyez le genre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Clément Oubrerie montre ici deux grandes qualités, selon moi : d'abord, il conserve des tartines entières du texte quenaldien (queneaudien ? queneausien ?), en particulier les dialogues. Et comme &lt;i&gt;Zazie&lt;/i&gt; est une véritable démonstration de virtuosité linguistique, le &lt;i&gt;« plaisir du texte »&lt;/i&gt; cher à Roland Barthes est conservé du roman à la BD. Ensuite, le dessin "à la Sfar" mettra probablement tout le monde d'accord. Ce style permet à la fois la caricature et la nuance, le côté "croquis" et la palette de couleurs. Les personnages ne sont pas un simple copier/coller des acteurs du film de Louis Malle, et ça c'est bien joué ; y compris  Marceline, la femme alibi de tonton Gabriel. Oubrerie la dessine sous les traits d'une belle femme noire, lectrice fière et discrète, à l'allure aussi noble que son personnage éponyme Aya de Yopougon (le quatrième tome va paraître dans la collection "Bayou", chez Gallimard, sous la direction de Joan Sfar).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j'ai retrouvé en lisant cette BD presque tout le plaisir que j'avais eu à découvrir le roman de Queneau, puis le film de Louis Malle. C'est une adaptation très fidèle, réalisée avec du style. Ça n'est pas aussi délirant que le film, pas aussi jubilatoire que le roman et c'est même peut-être un peu trop sage, pas assez méchant. Mais puisque Gallimard publie le roman dans la collection Folio Junior, cette BD confirme la lecture légèrement édulcorée que fait l'éditeur de ce roman autrefois sulfureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine &lt;i&gt;Zazie&lt;/i&gt; plus proche du tendancieux &lt;i&gt;Journal de Sally Mara&lt;/i&gt; que des innocents &lt;i&gt;Exercices de style&lt;/i&gt;, mais bon. Il appartient à chaque auteur, à chaque éditeur de s'arranger avec son patrimoine, et puis c'est aux lecteurs de se faire une opinion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;72 pages, coll. Fétiche (Gallimard) - 15 €&lt;br /&gt;Le blog de l'auteur : &lt;a href="http://clementoubrerie.blogspot.com/"&gt;la marge brute&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-974152003122427430?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/974152003122427430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=974152003122427430&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/974152003122427430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/974152003122427430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/09/bd-zazie-dans-le-mtro.html' title='(BD) Zazie dans le métro'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SNNgkZATayI/AAAAAAAACu0/zfsfnKO4xl0/s72-c/Zazie+dans+le+m%C3%A9tro.png' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7064020891971443357</id><published>2008-09-14T15:18:00.015+02:00</published><updated>2008-09-14T16:31:51.564+02:00</updated><title type='text'>(BD) Monkey and the Living Dead</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SM0YqC_tveI/AAAAAAAACuk/5R6MQH-mP0U/s1600-h/Monkey+and+the+Living+Dead.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SM0YqC_tveI/AAAAAAAACuk/5R6MQH-mP0U/s320/Monkey+and+the+Living+Dead.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245876251594178018" /&gt;&lt;/a&gt;Les traductions françaises de Julie DOUCET ne sont pas très faciles à trouver sur les rayonnages des librairies ; en voici une, éditée par L'Association : &lt;i&gt;Monkey and the living dead&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'une des histoires commencées par Julie dans son fanzine « &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/09/dirty-plotte-1.html"&gt;Dirty Plotte&lt;/a&gt; ». L'histoire d'une chatte portée sur la chose à la recherche de la chose portée par un chat. J. minou ch. gros matou pour travaux de robinetterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'HISTOIRE. La chatte, c'est Monkey, qui vous dit &lt;i&gt;« Bonjour les amis »&lt;/i&gt; sur la couverture. Une bien belle plante assurément. Derrière elle vous apercevez Julie Doucet, le double de l'auteur, présent dans la plupart de ses histoires. Julie vient rendre visite à Charlotte, la mère de Monkey.&lt;br /&gt;Charlotte est sur le point de mettre au monde une ribambelle de petits félins, rejetons du gros matou pervers et baveux connu sous le sobriquet de Living Dead, traduisez &lt;i&gt;mort vivant&lt;/i&gt;. Monkey, apercevant LV qui traîne dans les parages, est très attirée par son... robinet. Sur ce Charlotte est délivrée de sa marmaille toute fraîche, qui se précipite vers le géniteur en criant &lt;i&gt;« Papa ! »&lt;/i&gt; Le 'ros Minet au robinet, dépourvu hélas de la fibre paternelle (mais pas de sa fibre virile, si vous me suivez), prend la fuite sans conter fleurette ni cueillir ses marmots. Et Monkey lui emboîte le pas.&lt;br /&gt;Ses errances mènent la candide érotomane au guichet d'une officine de robinetterie, dont le gérant gâteux ne peut satisfaire la cliente. Mais il l'envoie trouver ce qu'elle cherche dans une boîte de strip non loin de là. Monkey, cherchant maladroitement à percer les mystères de sa propre libido, est embauchée pour un numéro de strip entre filles. Se prenant les pieds dans le tapis, elle atterrit à genoux aux pieds du prox.. euh, du programmateur de cette honorable entreprise de spectacle déshabillant. Plutôt que de lui tourner le dos, le monsieur ouvre généreusement sa braguette, car il n'est pas du genre à célébrer la messe en latin. Par le plus grand des hasards, Monkey finit par trouver Living Dead dépensant son sou à boire tout son saoûl pour se mettre raide mort. Mais il se raidit encore un peu plus devant le corps offert de Monkey, et lui rend hommage... à sa façon.&lt;br /&gt;En guise d'épilogue, l'auteur élimine son personnage éponyme dans un vulgaire accident de circulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce volume doit être l'un des premiers essais de Julie Doucet dans l'entreprise fictionnelle. Dessinée en plusieurs épisodes entre 1990 et 1993, puis publiée en 1994, la BD n'est traduite qu'en 1999 en France. Julie Doucet s'est surtout fait un nom grâce à son &lt;i&gt;New York Diary&lt;/i&gt;, mais cette BD vaut elle aussi le détour. Le dessin y est très talentueux, les personnages et les ambiances sont posés de façon assez affirmée. Esthétiquement, Julie Doucet compose les pages en noir et blanc : classique (cases) mais pas sobre. Le débordement de détails et le traitement très cru du thème sexuel imposent un style parfaitement reconnaissable.&lt;br /&gt;Ni &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/09/peep-show-cartoon-diary-of-joe-matt.html"&gt;Joe Matt&lt;/a&gt; ni &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-amerika.html"&gt;Robert Crumb&lt;/a&gt;, Julie Doucet est avant tout une auteure, une artiste, une femme qui décortique le désir féminin et montre ici la bestialité qu'il contient. Le désir féminin est moins caricatural que celui des hommes, toujours prompts à assouvir leur envie sans délai ni conséquence. Son désir sexuel, mêlé de naïveté, renvoie l'héroïne de cette histoire vers celles qui sont exploitées pour leur corps. Monkey est entourée de sa mère (et poursuit son amant) et de ses "collègues" : elle est condamnée à devenir maman ou putain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à des considérations plus basiques, j'aime le dessin, j'apprécie la franchise très crue avec laquelle le thème sexuel s'affirme ici. Et surtout, surtout, je veux continuer à lire les BD de Julie Doucet pour découvrir ce qu'elle compte faire de son double imaginaire. J'espère que ça vous tente aussi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;32 pages, coll. Mimolette - 6 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7064020891971443357?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7064020891971443357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7064020891971443357&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7064020891971443357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7064020891971443357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/09/bd-monkey-and-living-dead.html' title='(BD) Monkey and the Living Dead'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SM0YqC_tveI/AAAAAAAACuk/5R6MQH-mP0U/s72-c/Monkey+and+the+Living+Dead.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3627009082955126440</id><published>2008-09-10T17:25:00.006+02:00</published><updated>2008-09-14T16:27:33.225+02:00</updated><title type='text'>Dirty Plotte #1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SMfs7jbQiSI/AAAAAAAACuc/VSaAnwyKkos/s1600-h/Dirty+Plotte.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SMfs7jbQiSI/AAAAAAAACuc/VSaAnwyKkos/s320/Dirty+Plotte.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244420798962239778" /&gt;&lt;/a&gt;« Dirty Plotte » : c'est le titre fleuri du fanzine BD de Julie DOUCET. Qui en guise d'edito nous explique dès la page 2 ce que signifie le mot "plotte" à Québec. Je vais laisser les linguistes, périlleux traducteurs et autres québécois téméraires traduire dans les commentaires. Hum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julie Doucet compose elle aussi des histoires courtes (dessinées) autour de son personnage autobiographique. Dans ses aventures quotidiennes, elle ne se met pas plus en valeur que ne le fait Joe Matt. Son trait est moins net, plus tordu que celui de Joe Matt. Toutes les cases sont très fournies, chargées. Trop pour certains lecteurs. Une page de Julie Doucet est toujours un joyeux bordel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces histoires, il est beaucoup question de sexe : simple libido ou attirance bestiale pour le sexe de l'autre. L'acte sexuel y est représenté directement, sans détour, de façon assez crue et souvent plutôt violente : sexe monnayé, contraint, subi. Aucun apitoiement pourtant : Julie Doucet traite son thème principal à la manière d'un compte rendu. La chronologie n'est pas tourneboulée, même lorsque l'aventure se déroule dans un délire ou dans un rêve. Le style de l'ensemble n'est pas encore très arrêté et la publication sous forme de fanzine prend peut-être ici tout son sens, puisque le lecteur y trouve un travail en cours, pas une œuvre aboutie découpée en épisodes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque amusante : le fanzine de Joe Matt s'intitulait  « Peep Show », celui de Julie Doucet fait une incursion dans le milieu des clubs de strip tease. Mais le &lt;i&gt;strip&lt;/i&gt; est aussi une forme de BD, courte et quotidienne. Du coup faire un &lt;i&gt;strip&lt;/i&gt;, publier un fanzine, c'est un peu comme se mettre à poil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dirty Plotte » #1 : Welcome&lt;br /&gt;28 pages, éd. D+Q (1990) - $ 2.50&lt;br /&gt;Julie Doucet sur Wikipedia et &lt;a href="http://www.juliedoucet.net/"&gt;http://www.juliedoucet.net/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voyez aussi cette très bonne page : &lt;a href="http://www.bdquebec.qc.ca/auteurs/doucet/juliedoucet.htm"&gt;http://www.bdquebec/juliedoucet&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3627009082955126440?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3627009082955126440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3627009082955126440&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3627009082955126440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3627009082955126440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/09/dirty-plotte-1.html' title='Dirty Plotte #1'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SMfs7jbQiSI/AAAAAAAACuc/VSaAnwyKkos/s72-c/Dirty+Plotte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4574309601016038532</id><published>2008-09-10T16:46:00.007+02:00</published><updated>2008-09-10T19:07:44.480+02:00</updated><title type='text'>Peep Show #1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SMflZ44KpSI/AAAAAAAACuU/lNNCHD45ml0/s1600-h/Peep+Show+%231.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SMflZ44KpSI/AAAAAAAACuU/lNNCHD45ml0/s320/Peep+Show+%231.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244412524023686434" /&gt;&lt;/a&gt;Ça alors ! Joe MATT vient tout juste de fêter son anniversaire et on ne vous en a rien dit ? Pourtant vous ne pourrez pas dire... je vous avais prévenu par &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/11/peep-show.html"&gt;ici&lt;/a&gt; que son "myspace" était par &lt;a href="http://www.myspace.com/josephmatt"&gt;là&lt;/a&gt;. Ça y est, ça vous revient ? Joe Matt, dessinateur, auteur américain de talent, 45 ans, roi de la masturbation !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;45 ans, eh oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute blague à part, j'aime beaucoup ce que fait Joe Matt. Pas particulièrement dans le domaine sexuel, mais plutôt dans celui de la BD. D'abord parce que c'est un beau noir et blanc, ensuite parce que  chaque case est vraiment travaillée, chaque page vraiment réfléchie sur le plan du rythme et de la mise en scène visuelle. Ensuite parce que Joe Matt maîtrise toute la gamme des expressions nécessaires à faire une bonne satyre, et qu'il ne se prive pas de placer son personnage autobiographique en position défavorable, voire carrément humiliante. Enfin, j'aime ce que fait Joe Matt parce qu'il dit sans hypocrisie ni faux semblant comment fonctionne un type normal en temps normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de relire en VO le premier volume du fanzine « Peep Show » édité par Drawn &amp; Quarterly. Comme on pourrait s'y attendre, la VO est encore plus savoureuse que la traduction, et c'est dû au fait que les dialogues sont écrits dans une langue très "parlée", débordante d'interjections intraduisibles, d'abréviations et de jurons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je persiste et signe : Joe Matt produit une BD savoureuse. &lt;i&gt;For mature readers&lt;/i&gt; only, comme dit le canard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Peep Show » #1 : Greetings from Ipanema !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;25 pages, éd. D+Q (février 1992) - $ 2.95&lt;br /&gt;Joe Matt sur &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Joe_Matt"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt; et chez &lt;a href="http://www.drawnandquarterly.com/artStudio.php?artist=a3e4e9bab51f0d"&gt;D+Q&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4574309601016038532?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4574309601016038532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4574309601016038532&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4574309601016038532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4574309601016038532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/09/peep-show-cartoon-diary-of-joe-matt.html' title='Peep Show #1'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SMflZ44KpSI/AAAAAAAACuU/lNNCHD45ml0/s72-c/Peep+Show+%231.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4132456196850949657</id><published>2008-09-07T20:38:00.003+02:00</published><updated>2008-09-10T18:04:05.144+02:00</updated><title type='text'>What's up ?</title><content type='html'>Je vais bientôt vous causer de D+Q, aka Drawn &amp; Quarterly, et en particulier de deux ou trois fanzines BD publiés par cette maison d'édition pas commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les auteurs que je (re)découvre avec bonheur actuellement : Joe Matt, Julie Doucet et Seth. Trois urban people, trois styles très affirmés et très différents l'un de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra ensuite que je vous parle du &lt;i&gt;New York Diary&lt;/i&gt; de Julie Doucet et de la page d'accueil très "hmmm", "haaaan", "ooohh" de son site web.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis enfin, mais ça n'a plus rien à voir avec le titre de ce billet, je rendrai un vibrant hommage à tous ces éditeurs un peu foufous qui envoient des specimens dans ma boîte aux lettres, comme ça, juste pour le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très bonne rentrée littéraire à vous tous, mes lecteurs chéris !&lt;br /&gt;:)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4132456196850949657?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4132456196850949657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4132456196850949657&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4132456196850949657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4132456196850949657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/09/1-dq.html' title='What&apos;s up ?'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7014825834255757143</id><published>2008-08-05T10:20:00.006+02:00</published><updated>2008-08-05T10:45:38.321+02:00</updated><title type='text'>L'Appareil-photo</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SJgSKMmaTrI/AAAAAAAACtA/c-tkUqKjxD0/s1600-h/L%27Appareil-photo.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SJgSKMmaTrI/AAAAAAAACtA/c-tkUqKjxD0/s320/L%27Appareil-photo.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230950933581156018" /&gt;&lt;/a&gt;Je suis en train de lire &lt;i&gt;L'Appareil-photo&lt;/i&gt; de Jean-Philippe TOUSSAINT. Je n'ai jamais promis de ne pas faire de billet sur un livre que je n'aurais pas encore fini de lire. Je n'ai pas fini de le lire mais voici ce que je peux déjà en dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'Appareil-photo&lt;/i&gt; est à un appareil photo ce que &lt;i&gt;L'Automne à Pékin&lt;/i&gt; est à l'automne. Ou à Pékin. En d'autres termes, il n'en est pas question ici. Le narrateur est un protoplasme qui dit je, un prolégomène prolétarien, un énergumène qui ne mène à rien, une entité non pas vide, mais vacante. Comprenez : déserté. Il pourrait être issu de la rencontre fortuite entre Amadis Dudu et Ignatius Reilly. Excusez du peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est question de leçons de conduite, de trafic de barbarque et de trac, de troc et de tactiques en toc, de terrains vagues et d'idées louches, de zones dépeuplées et de corps sans âmes. Bref ça ne parle de rien cette histoire, mais il faut que ça en parle bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une interview consentie par l'auteur à la fin de l'ouvrage, il s'agit d'inventer un nouveau terme pour ce nouveau "nouveau roman". Décidément, Minuit a ses démons. Quoi qu'il en soit, c'est le terme &lt;i&gt;infinitésimaliste&lt;/i&gt; qui est retenu par l'auteur. Bizarre, j'aurais plutôt parlé d'&lt;i&gt;ampoulisme&lt;/i&gt; au contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou comment parler de rien en faisant de grandes phrases. A la limite, c'est un crime de déployer un style aussi fourni autour de si peu de choses. C'est comme courir un marathon pour se dégourdir les jambes, juste par facilité. Ça manque de classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toussaint est une sorte d'athlète littéraire au mieux de sa forme. Il faudrait juste lui dire de quitter le simulateur, maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;127 pages (dont 55 ont été survolées), coll. "double" - 5,50 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7014825834255757143?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7014825834255757143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7014825834255757143&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7014825834255757143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7014825834255757143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/08/lappareil-photo.html' title='L&apos;Appareil-photo'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SJgSKMmaTrI/AAAAAAAACtA/c-tkUqKjxD0/s72-c/L%27Appareil-photo.png' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-883317901051250585</id><published>2008-07-30T11:40:00.003+02:00</published><updated>2008-08-01T12:09:07.024+02:00</updated><title type='text'>Un soir au club</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SJLf6PzFO_I/AAAAAAAACs4/mfj_RVZyXLw/s1600-h/Un+soir+au+club.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SJLf6PzFO_I/AAAAAAAACs4/mfj_RVZyXLw/s320/Un+soir+au+club.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5229488309096758258" /&gt;&lt;/a&gt;On trouve de tout en ce bas monde littéraire, ma pauv' dame. Même des ex-accros du piano qui hantent les club de jazz de province à la recherche d'un frisson perdu. Simon Nardis est de ceux-là : ex-pianiste de talent, ex-artiste débauché, ex-consommateur effréné de liqueurs nocturnes. D'actuel, il n'a que sa sage femme, Suzanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon Nardis est en déplacement professionnel. Il s'y connaît en systèmes de climatisation. Il répond à l'appel d'un technicien affolé et lui sauve la mise. Et en contrepartie le technicien le retient ; lui paie des coups ; l'emmène au club de jazz tenu par Debbie, la belle Américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Simon loupe un train, puis deux. A la pause entre deux sets, Simon va tâter les touches du piano sur la scène. Retrouve ses marques. Improvise quelques variations sur des thèmes connus. Les connaisseurs le reconnaissent. A son son. Debbie le drague ; c'est là qu'il comprend à quel point il touchait le fond, avant de passer ce soir au club.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, Simon continue de louper des trains. Suzanne prend la voiture pour le rejoindre. Debbie lui sort le grand jeu dans les petites criques isolées. Simon loupe son coup, Suzanne loupe un virage, Suzanne se tue, Debbie se tait, Simon ne dit plus grand chose. Sauf, bien plus tard, toute cette histoire à un ami : le narrateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian GAILLY ne montre pas ici un talent formi formidable. A part l'incipit, on a déjà lu vingt fois cette histoire, entendu cinquante fois cette rengaine. &lt;i&gt;La Peau douce&lt;/i&gt; de Truffaut est dans la même veine mais fonctionne tellement mieux. L'écriture semble simple, les références jazzistiques sont consensuelles, les chapitres sont courts et de longueur égale. Un roman en charentaises, idéal pour vous assoupir. A la recherche d'un frisson perdu Simon Nardis ne s'extrait pas de sa vie médiocre ; à la recherche d'un ton qui lui serait propre Christian Gailly s'englue dans la moyenne molle du roman français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix Livre Inter 2002&lt;br /&gt;174 pages, coll. Minuit "double" - 5,30 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-883317901051250585?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/883317901051250585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=883317901051250585&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/883317901051250585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/883317901051250585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/07/un-soir-au-club.html' title='Un soir au club'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SJLf6PzFO_I/AAAAAAAACs4/mfj_RVZyXLw/s72-c/Un+soir+au+club.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8353600317015202248</id><published>2008-07-09T23:03:00.015+02:00</published><updated>2008-07-11T16:00:52.447+02:00</updated><title type='text'>Quinzaine de la photo</title><content type='html'>Ça faisait longtemps, hein ? Eh oui, je sais bien, ça vous a manqué. Mais vous avez remarqué : depuis quelques temps je me passionne à nouveau pour la photo. J'ai même ouvert un énième blog, encore plus abscons que tous les précédents. Ça s'appelle "&lt;a href="http://telemetrique.blogspot.com/"&gt;L'Amour télémétrique&lt;/a&gt;", carrément ! Et si vous vous demandez qu'est-ce que c'est qu'un télémétrique, eh bien allez-y voir, et toc !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors allons-y : la &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;Quinzaine de la photo&lt;/span&gt; &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;est lancée sur le Blog à Lire ! &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;Du 9 au 23 juillet 2008 inclus&lt;/span&gt;, je vais référencer ici plusieurs lectures liées à la photo. Il s'agira exclusivement de photo argentique et vous comprendrez rapidement pourquoi. Je vous proposerai aussi quelques photos, au gré de mes errances dans les rues, sous le soleil... et dans mon disque dur qui s'en est gavé depuis quelques mois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHUsyYkzGKI/AAAAAAAACp8/obpPgOUqkCk/s1600-h/PhotoSaintPierre700.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHUsyYkzGKI/AAAAAAAACp8/obpPgOUqkCk/s400/PhotoSaintPierre700.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221128587107834018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes affamés de clichés ? Victime d'une photophagite aiguë en noir et blanc ? Vous cherchez des révélations en format carré ? Vous voulez exploiter toute la gamme des gris, et sniffer des produits rigolos qui font tourner la tête ? Le mystère de la chambre noire et de l'ampoule rouge vous intrigue ? Bref en gros vous voulez faire le point sur tout ça, quoi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comme d'habitude suivez le viseur... et surtout déclenchez sans complexe une rafale de commentaires !!&lt;br /&gt;:)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous aimez les mots et les images, vous avez peut-être, comme &lt;a href="http://cequetulis.wordpress.com/"&gt;MAGDA&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lebicdansloeil.wordpress.com/"&gt;le Bic dans l'œil&lt;/a&gt;... Votre humeur est au reportage ? Raymond DEPARDON vous présente son année &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/05/1968.html"&gt;1968&lt;/a&gt;. Envie de vous promener sous l'œil d'un photographe ? &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/07/robert-doisneau.html"&gt;Robert DOISNEAU&lt;/a&gt; est le parigot qu'il vous faut. Vous aimez les magazines féminins, les belles mises en pages, les modèles habillés selon les dernières tendances ? &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/07/peter-knapp.html"&gt;Peter KNAPP&lt;/a&gt; vous ouvre les coulisses de "Elle". Pour vous photo rime avec expo. ? Si vous passez à Paris, ne manquez pas celle de Richard AVEDON. Votre belle-mère vous demande de lui tirer le portrait en Kodak Ektachrome ou au Polaroïd près du Club Mickey de la grande plage à Beig Meil &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;(sous la pluie)&lt;/span&gt; ? Puisez toute votre inspiration dans le &lt;i&gt;Manuel de la photo ratée&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Au fait, que pensez-vous de ma cathédrale photographique ? C'est-y pas digne de notre cher Marcel, ça &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;(en toute modestie, hein)&lt;/span&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8353600317015202248?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8353600317015202248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8353600317015202248&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8353600317015202248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8353600317015202248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/07/quinzaine-de-la-photo.html' title='Quinzaine de la photo'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHUsyYkzGKI/AAAAAAAACp8/obpPgOUqkCk/s72-c/PhotoSaintPierre700.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3292992147895811853</id><published>2008-07-07T10:38:00.001+02:00</published><updated>2008-07-13T11:00:57.206+02:00</updated><title type='text'>Jeune fille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHnEG8Mjr0I/AAAAAAAACqs/QuBOEDOhTE8/s1600-h/Jeune+fille.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHnEG8Mjr0I/AAAAAAAACqs/QuBOEDOhTE8/s320/Jeune+fille.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5222420866429857602" /&gt;&lt;/a&gt;Jusqu'ici je n'avais jamais lu d'ouvrages signés Anne WIAZEMSKY, et pourtant plusieurs fois sa prose apparemment simple, le ton intime des quelques pages feuilletées ici et là m'avaient attiré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur, je l'ignorais, est la petite fille d'un certain François Mauriac, patriarche des Lettres françaises dans leur héritage fin-dix-neuvièmiste. Le jeune Mauriac était un fervent admirateur de Barrès, le vieux Mauriac butta contre la modernité de Sartre. On peut donc résumer en disant que François Mauriac a incarné la perpétuation d'une certaine tradition littéraire nationale, cultivée mais bien pensante, authentique mais imbibée de religion, inventive mais bornée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'évoque pas ici la généalogie de l'auteure pour le plaisir, ni pour l'ornement, mais parce que le respectable grand-père a quelque chose à voir avec ce dont il s'agit ici. Anne Wiazemsky a 17 ans ; une amie la présente à Robert Bresson ; il la trouve à son goût et la débauche tout un été pour tourner &lt;i&gt;Au hasard Balthazar&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit est au passé. Les souvenirs tissent un fil narratif chronologique, sans remous ni révélation. Les événements ne sont pas tournés en événementiel, les sentiments de la jeune héroïne ne sont pas particulièrement exacerbés (ceux de Bresson le sont parfois). Bref ça pourrait être très plat tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant il y a vraiment quelque chose dans le ton, dans l'écriture de Wiazemsky qui parvient à nous intéresser à ses souvenirs sans nostalgie, à ses amours sans affect, à tout ce qu'elle découvre enfin sur le cœur humain, sans tomber dans la sentence. Dans le regard d'une lycéenne, les décisions des adultes apparaissent parfois désordonnées, souvent injustes. Mais eux ne changeront pas : c'est elle qui va grandir cet été là. Non pas devenir une femme, comme elle le croit après avoir pour la première fois fait l'amour avec un homme, mais devenir écrivaine (d'abord en tenant un journal quotidien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le récit des quelques semaines pendant lesquelles Anne Wiazemsky s'est ouverte à sa propre sensibilité. J'aimerais beaucoup lire un autre livre de cette auteure pour retrouver ce ton juste et délicat avec lequel elle se livre au lecteur. Alors &lt;i&gt;Canines&lt;/i&gt; ? &lt;i&gt;Des filles bien élevées&lt;/i&gt; ? Un autre ? Si vous avez des conseils à me donner, je suis preneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;209 pages, coll. Folio - 5,80 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3292992147895811853?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3292992147895811853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3292992147895811853&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3292992147895811853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3292992147895811853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/07/jeune-fille.html' title='Jeune fille'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHnEG8Mjr0I/AAAAAAAACqs/QuBOEDOhTE8/s72-c/Jeune+fille.png' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8311134480441264165</id><published>2008-07-06T15:16:00.001+02:00</published><updated>2008-07-11T15:56:37.342+02:00</updated><title type='text'>Robert Doisneau</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHdl6qfGZAI/AAAAAAAACqc/nXOWgEjSXks/s1600-h/Robert+Doisneau.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHdl6qfGZAI/AAAAAAAACqc/nXOWgEjSXks/s320/Robert+Doisneau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221754351470928898" /&gt;&lt;/a&gt;Robert Doisneau (1912-1994), c'était le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stakhanovisme"&gt;stakhanoviste&lt;/a&gt; des quartiers populaires de Paris, l'Everest de la photo de rue. Ce fut aussi l'intime des Prévert et Queneau, des Giacometti et Picasso, de Mademoiselle Anita et de ma chère &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/04/les-mandarins-ii.html"&gt;Simone&lt;/a&gt;... sans parler des autres intellos du Café des Deux Magots. Poil au dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Claude GAUTRAND signe cette édition de photos de Doisneau dans la très belle et très abordable collection "Icons" chez Taschen. Le texte présenté en Allemand, en Anglais et en Français est très bien fait : savant mais abrégé, il ne cherche pas à expliquer l'œuvre, ni à la rendre évidente. Pas plus qu'il ne s'attarde à faire l'hagiographie de Saint-Robert, patron de la photographie moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les photos de Doisneau dans les rues de Paris sont bien loin d'être datées. Même sous l'occupation, même sur les barricades des résistants du Quartier Latin, Doisneau ne photographie pas seulement une époque : il photographie le fait d'être humain. Très peu de photos de Doisneau peuvent sembler froides ou distantes : la plupart font apparaître très sensiblement le regard que Doisneau portait sur les gens, sur les endroits, sur les objets. Et très souvent les personnes le regardent aussi, très intensément, à travers l'objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« L'existence n'est certes pas gaie, mais il nous reste l'humour, cette espèce de cachette où l'on jugule l'émotion ressentie. (...) L'humour c'est une forme de pudeur, une façon de ne pas déranger les choses, de les aborder avec délicatesse, en donnant un clin d'œil. L'humour est à la fois masque et discrétion, un abri où l'on se cache. Suggérer d'un touche légère ou badine, sans avoir l'air d'y toucher, mais on l'a dit quand même... »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce "reporter à titre privé", comme il se désignait lui-même, il n'est pas question de produire les images objectives d'une réalité sociale, culturelle ou politique. Il ne s'agit pas non plus d'apporter un simple témoignage du temps perdu, mais d'aller vers l'autre avec toute la générosité qu'on pourrait attendre en retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être Doisneau, ça ne devait pas être aussi simple tous les jours. Pourtant on dirait qu'il n'y a pas moins compliqué, qu'il suffit de sortir et d'aller vers les passants, de cueillir la photo et de dire merci. Hmmm... (gros soupir)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;190 pages, éd. Taschen - 6,99 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8311134480441264165?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8311134480441264165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8311134480441264165&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8311134480441264165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8311134480441264165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/07/robert-doisneau.html' title='Robert Doisneau'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHdl6qfGZAI/AAAAAAAACqc/nXOWgEjSXks/s72-c/Robert+Doisneau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1487807605794359271</id><published>2008-07-05T12:44:00.003+02:00</published><updated>2008-07-08T12:54:10.888+02:00</updated><title type='text'>Peter Knapp</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHNFOKrCMEI/AAAAAAAACp0/gYYZJvysgzQ/s1600-h/9782842777845.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHNFOKrCMEI/AAAAAAAACp0/gYYZJvysgzQ/s320/9782842777845.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220592502737875010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Peter KNAPP est photographe, graphiste. C'est une figure importante lorsqu'on étudie la place du graphisme dans la presse du XXè s. Eduqué aux principes du Bauhaus, cette école du dépouillement et des lignes pures, Peter Knapp entre au service des époux Lazareff dans les années 60.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très jeune, Peter Knapp se voit bientôt confier le renouvellement de la charte graphique du magazine "Elle". C'est l'époque où la mode observe elle aussi de grands changements. Le prêt à porter débarque, les jupes dévoilent les genoux, les femmes sont photographiées "en mouvement".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Knapp est un inventeur et un industriel. Avant l'arrivée des appareils photos motorisés, qui lui permettront de phographier "en rafale", il a l'idée de filmer ses mises en scène en format 16mm, puis de piocher sur la pellicule telle et telle image qu'il présente comme des photos. D'où une impression de mouvement accentuée dans chaque image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Knapp travaille aussi et surtout en studio. Il expérimente différents effets d'optique, il exploite de façon systématique le dynamisme des diagonales, il intervient sans vergogne sur ce qu'il photographie pour que l'image soit plus belle. Il déclare d'ailleurs &lt;i&gt;"Je ne prends pas des photos, je fais des images."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter Knapp n'est donc pas un témoin, à la manière d'un reporter de presse comme &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/05/1968.html"&gt;Raymond Depardon&lt;/a&gt;. C'est avant tout un plasticien et un graphiste, cherchant toujours l'image la plus percutante. Son inventivité en matière de mise en page montre quelle conscience il a de la manière dont la lectrice parcourt son magazine. Son travail sur les caractères de police est précis comme celui d'un moine préparant des enluminures pour orner un parchemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce volume m'a été envoyé dans le cadre de l'opération "Masse critique" organisée par Babelio. C'est un bonheur de recevoir un beau livre en cadeau. D'autant que celui-ci recèle de belles photos et des reproductions des magazines d'époque. Un vrai voyage dans la société des années 60, ses libérations et ses carcans. Un plaisir quasi constant pour les yeux. Malheureusement, il y a le texte. Navrant, peu inspiré, complaisant. N'y faites pas attention, et régalez-vous des plus belles pages jamais parues dans "Elle".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gabriel BAURET, éd. du Chêne - 45 €&lt;br /&gt;Une biographie résumée de Peter Knapp : &lt;a href="http://www.photographie.com/?autid=100600"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com"&gt;&lt;img src="http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg" alt="livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com"  title="livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1487807605794359271?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1487807605794359271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1487807605794359271&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1487807605794359271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1487807605794359271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/07/peter-knapp.html' title='Peter Knapp'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/SHNFOKrCMEI/AAAAAAAACp0/gYYZJvysgzQ/s72-c/9782842777845.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6388945002094949734</id><published>2008-06-29T13:31:00.004+02:00</published><updated>2008-06-29T14:14:52.543+02:00</updated><title type='text'>(Manga) 20th Century boys #13, ... #22</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGd54_R_O0I/AAAAAAAACn0/7OIitDjVtaA/s1600-h/20th+Century+boys+tome+17.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGd54_R_O0I/AAAAAAAACn0/7OIitDjVtaA/s320/20th+Century+boys+tome+17.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217272713298524994" /&gt;&lt;/a&gt;Eh bien ça y est : je suis prêt à attaquer &lt;i&gt;21th Century boys&lt;/i&gt; puisque j'ai fini cette nuit, pris d'une boulimie mangaphage aiguë, les 22 tomes de &lt;i&gt;20th Century boys&lt;/i&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tomes 13 et 14 ont doucement relevé le niveau des précédents, et à la fin du tome 14 s'est produit l'événement tant attendu : le retour de Kenji, le personnage principal. De fait, Naoki URASAWA commet dans cette série un péché d'orgueil en pensant captiver notre attention pendant 4400 pages dont plus de 2000 sans personnage principal. Ce pourrait être un parti pris terriblement original, c'est surtout une décision frustrante, agaçante... et absurde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, je sais bien : agacer le lecteur, cela fait aussi partie des bonnes recettes d'écriture. Mais non, là je n'ai pas marché. Et j'ai vraiment dû me forcer à continuer ma lecture. Pourquoi ? Tout simplement parce que Kenji est un personnage très attachant, qu'il a une grande sensibilité et un caractère très juste, très simple. Son engagement dans l'action, au milieu de ses amis, est tout d'un bloc. On comprend ses décisions, ses paradoxes, ses faiblesses parfaitement bien. Alors durant l'absence (trop) prolongée de Kenji, les autres personnages semblent soit fades, soit caricaturaux. Bien sûr Otcho/Shôgun a une présence imposante, Kanna une force de caractère admirable. Mais c'est Yoshitsune, le commandant malgré lui, l'enfant peureux, qui est encore le successeur le plus sympathique de Kenji. Eh oui : les véritables héros se doivent d'être imparfaits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'air de bouder mon plaisir, mais ce n'est pas du tout le cas. j'ai simplement été déçu par le "passage à vide" du milieu de la série. Par contre, dès le tome 15 tout l'intérêt revient en force, malgré le vilain Ami qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Et puis l'action sort enfin de Tokyo. Chaque tome a enfin son propre rythme, tout en filant droit vers un dénouement spectaculaire. A la toute fin, on verse une larme... et puis il y a une sorte d'épilogue qui est vraiment en trop. Mais c'est aussi cela la marque de fabrique de Naoki Urasawa : en faire toujours un peu trop. Trop de pages, trop de personnages, trop d'intrigues secondaires qui n'apportent rien à l'histoire. L'auteur compare lui-même l'art du mangaka à un sursis : il faut toujours continuer à raconter, toujours différer le dénouement pour rester en vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;20th Century boys&lt;/i&gt;, une épopée utopique qui nous raconte les grandes failles du monde contemporain en reprenant la forme ancienne des &lt;i&gt;1001 Nuits&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 x 200 pages env., éd. Panini Manga - 8,95 € chaque tome&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6388945002094949734?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6388945002094949734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6388945002094949734&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6388945002094949734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6388945002094949734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/manga-20th-century-boys-13-22.html' title='(Manga) 20th Century boys #13, ... #22'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGd54_R_O0I/AAAAAAAACn0/7OIitDjVtaA/s72-c/20th+Century+boys+tome+17.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1198612997707304354</id><published>2008-06-25T11:13:00.006+02:00</published><updated>2008-07-01T21:12:09.547+02:00</updated><title type='text'>(Manga) 20th Century boys #4, ... #12</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGIXSDBuBQI/AAAAAAAACmY/xH22Jhgmqsg/s1600-h/20th+tome+4.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGIXSDBuBQI/AAAAAAAACmY/xH22Jhgmqsg/s320/20th+tome+4.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215756917266056450" /&gt;&lt;/a&gt;C'est le moment de faire un point sur ma découverte de &lt;i&gt;20th Century boys&lt;/i&gt; de Naoki URASAWA. J'en suis au tome 14 sur 22.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je craignais de me lasser. Je craignais surtout l'ajout incessant d'intrigues secondaires, comme l'auteur l'avait fait dans &lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt;. Mais &lt;i&gt;20th Century boys&lt;/i&gt; est mieux fait de ce côté. Bien évidemment, chaque tome de 200 pages contient une bonne dose de péripéties, d'intrigue et de scènes d'action, de renversements de situation, de révélations. Mais manifestement Urasawa a surtout préparé avec minutie, bien à l'avance, les grandes lignes de son histoire. A aucun moment on n'a l'impression d'un choix non assumé, ni d'un épisode "bouche-trou" : presque tout est nécessaire, et chaque tome de 200 pages respecte bizarrement une certaine économie, une certaine retenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne m'empêche pas de m'être copieusement ennuyé à la lecture de certains tomes. Le tome 4, le tome 10. Plus récemment les tomes 12 et 13, dans lequel l'action semble arriver à son terme... et peine vraiment à retrouver un second souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGIXYQxW6LI/AAAAAAAACmg/S91_BDAHA04/s1600-h/20th+tome+12.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGIXYQxW6LI/AAAAAAAACmg/S91_BDAHA04/s320/20th+tome+12.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215757024034744498" /&gt;&lt;/a&gt;Globalement, l'évolution des personnages est intéressante et cohérente. Urasawa en garde toujours en peu sous le coude, et je commence par exemple à m'impatienter de l'absence prolongée du personnage principal, Kenji. Parce qu'il va forcément revenir, non ? Un bémol : Kanna, la nièce de Kenji, qui a pris le relais en tant que moteur de l'action. Je trouve son portrait très incomplet, et je regrette qu'on ne sache pas mieux comment et auprès de qui elle a grandi depuis le grand bain de sang de l'an 2000, par exemple. Et puis elle a l'air de fonctionner comme un robot, sur commande. Lorsqu'elle en apprend des choses très importantes sur ses parents, une larme apparaît subrepticement au coin de ses beaux yeux... et puis on passe à autre chose, pour conserver le rythme, pour zapper coûte que coûte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage : je préférerais qu'il y ait des tomes vraiment lents pour contrebalancer l'impression générale de fuite précipitée en avant. La lenteur ça s'apprend, comme la rapidité. Certains mangakas le font très bien d'ailleurs. Ce sont à mon avis les œuvres capables de lenteur et de réflexion qui resteront, une fois passée l'attrait immédiat pour l'intrigue. &lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;20th Century boys&lt;/i&gt; se mêlent de politique et montrent une certaine sensibilité de l'auteur pour le mystique. Mais Urasawa passe tout à la moulinette du divertissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;To be continued&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 x 200 pages env., éd. Panini Manga - 8,95 € chaque tome&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1198612997707304354?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1198612997707304354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1198612997707304354&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1198612997707304354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1198612997707304354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/manga-20th-century-boys-4-12.html' title='(Manga) 20th Century boys #4, ... #12'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SGIXSDBuBQI/AAAAAAAACmY/xH22Jhgmqsg/s72-c/20th+tome+4.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7518750981680754608</id><published>2008-06-13T15:45:00.007+02:00</published><updated>2008-06-13T16:42:18.110+02:00</updated><title type='text'>(Manga) 20th Century boys #1, #2 et #3</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SFKDU03--iI/AAAAAAAACh8/KRVR5g_jGE0/s1600-h/20th+Century+boys+%231.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SFKDU03--iI/AAAAAAAACh8/KRVR5g_jGE0/s320/20th+Century+boys+%231.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211372112635165218" /&gt;&lt;/a&gt;Après avoir sévèrement sévi dans sa série &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2005/07/les-mangas.html"&gt;&lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Naoki URASAWA déchire carrément la case dans &lt;i&gt;20th Century boys&lt;/i&gt;. &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;J&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;e te parle djeunz parce que c'est un manga, et que jusqu'ici tu croyais sans doute que les mangas c'est rien que pour les djeunz&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben n'importe quoi. Le manga est d'abord destiné aux lecteurs de BD qui sont restés curieux, à ces &lt;i&gt;happy few&lt;/i&gt; qui creusent un peu plus loin que les yeux bridés et les idéogrammes couvrant furieusement en diagonale des pages remplies de combats d'arts martiaux. Ces lecteurs là, et les autres aussi, trouveront chez Naoki Urasawa des raffinements de scénario peu communs dans la BD occidentale ; ce qui lui a valu le prix de la meilleure série à Augoulême en 2004. Ses autres atouts ? Un trait fin et précis, une mise en page parfois sobre et d'autres fois terriblement &lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 0, 153);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;BA-DAM ! BIM ! BOUM !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je te le dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SFKENbsKBjI/AAAAAAAACiE/XPXkZkuUcFI/s1600-h/20th+Century+boys+%232.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SFKENbsKBjI/AAAAAAAACiE/XPXkZkuUcFI/s320/20th+Century+boys+%232.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211373085127214642" /&gt;&lt;/a&gt;Alors c'est quoi le pitch ? C'est une bande de gamins qui en 1969 fondent un groupe d'abord pour se défendre d'autres gamins, ensuite pour se divertir. Ils s'inventent un code, des légendes du quotidien, des références communes (manga, musique et autres). Et puis l'un d'entre eux peint un logo. Les réunions de ce groupe apparemment bien innocent se tiennent dans un terrain vague, sous un toit fait d'herbes sèches. Mais un jour le terrain vague est bouclé, pris d'assaut par des promoteurs immobiliers. Fin provisoire du délire. Les gamins enterrent leurs souvenirs, leurs objets de culte dans une grande boîte en ferraille au pied d'un arbre.&lt;br /&gt;En 1997, une mystérieuse secte se réunit chaque semaine dans une grande salle du centre ville. Des parents essayent en vain de retirer leurs enfants de l'emprise du gourou de cette secte, un type au visage masqué qui se fait appeler &lt;i&gt;"AMI"&lt;/i&gt;. Là où ça devient préoccupant, c'est qu'une série de décès bizarres vient frapper l'entourage de cette secte, et quà chaque fois, non loin du crime, on retrouve le logo inventé 28 ans plus tôt &lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;(t'as vu comme je sais compter, avec mon Bac S)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Les membres du groupe sont éparpillés un peu partout sur la planète. Mais l'un d'entre eux meurt soudainement, laissant derrière lui les prémisses d'une enquête qui va mener ses anciens camarades... vers Ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces trois premiers tomes, tout est précisément pesé, calculé, entrecoupé comme il faut pour que vous ne lâchiez pas le livre un instant. En finissant le deuxième tome, dans la précipitation de l'action, j'ai entamé le troisième sans presque m'en rendre compte et je l'ai dévoré en une demi-heure... alors que chaque tome compte plus de 200 pages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SFKEN_Rb0wI/AAAAAAAACiM/3CREIRTDGOk/s1600-h/20th+Century+boys+%233.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SFKEN_Rb0wI/AAAAAAAACiM/3CREIRTDGOk/s320/20th+Century+boys+%233.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5211373094678811394" /&gt;&lt;/a&gt;Ce manga me fait une impression bien plus forte encore que la découverte de &lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt; en janvier 2006, et ce n'est franchement pas peu dire. Mieux : je sens qu'il me touche beaucoup plus dans le choix même de l'intrigue. Le passage continuel du présent de l'adulte au passé de l'enfant crée une véritable addiction aux deux actions simultanément. Les relations entre les enfants, en particulier, sonnent impeccablement juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crains qu'une chose, c'est qu'en 22 tomes les actions secondaires épuisent l'action principale, comme cela s'était produit avec &lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt; : remettre toujours la résolution de l'intrigue à plus tard en ajoutant sans arrêt de nouveaux personnages, de nouvelles intrigues parallèles, c'est le (gros) défaut qui m'avait poussé à arrêter au 12è tome cette série qui en compte 18.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc à suivre, de près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 x 200 pages, éd. Panini Manga - 8,95 € chaque tome&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Merci Gérald de me les avoir prêtés... :)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7518750981680754608?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7518750981680754608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7518750981680754608&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7518750981680754608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7518750981680754608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/manga-20th-century-boys-1-2-et-3.html' title='(Manga) 20th Century boys #1, #2 et #3'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SFKDU03--iI/AAAAAAAACh8/KRVR5g_jGE0/s72-c/20th+Century+boys+%231.png' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7624277388824194440</id><published>2008-06-11T12:58:00.006+02:00</published><updated>2008-06-11T21:06:57.620+02:00</updated><title type='text'>(BD) Gordo, un singe contre l'Amérique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SE-1Oo1cCtI/AAAAAAAAChM/H2JnBTmOJD4/s1600-h/Gordo.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SE-1Oo1cCtI/AAAAAAAAChM/H2JnBTmOJD4/s320/Gordo.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210582556975303378" /&gt;&lt;/a&gt;Frabrice COLIN et Fred BOOT signent ici un album de format moyen au graphisme très étudié. C'est publié aux éditions L'Atalante sises à Nantes (cocorico !), une maison qui jusquà récemment publiait essentiellement de la S.F. et du polar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dessin me semble fait à l'ordinateur et se présente sur fond noir et papier glacé. Les ambiances sont celle d'un polar ou d'un &lt;i&gt;road movie&lt;/i&gt;, quelque part autour du Hollywood des années 50-60. Vous reconnaîtrez quelques stars dans ces pages : Humphrey, Lauren, Frank, Elvis. Gordo les côtoie tou(te)s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est Gordo ? Une sorte de gangster-crooner-amant formidable polymorphe. Mi singe mi homme, il interroge nos instincts (soif, sexe, violence) tout autant que ce qui fait notre civilisation (politique, musique, conquêtes, sens du beau). Gordo met en perspective l'&lt;i&gt;homo erectus&lt;/i&gt; hollywoodien à la manière d'un Charlton Heston dans &lt;i&gt;La Planète des singes&lt;/i&gt;, et s'en ira d'ailleurs dans l'espace à la toute dernière page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour l'ambiance et le style de l'ouvrage. Pour le reste, le scénario est distrayant mais il n'a ni queue ni tête. Le trait excessivement graphique pousse la caricature à l'extrême et se gargarise manifestement de références savantes (musicales, cinématographiques). Les personnages me font surtout penser à un générique de &lt;i&gt;Ma sorcière bien aimée&lt;/i&gt; qu'on aurait passé à la moulinette numérique. Sans charme et sans inventivité, la mise en page respecte bien sagement la case.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deux mots, &lt;i&gt;Gordo&lt;/i&gt; est une sorte de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/04/bd-jazz-club.html"&gt;&lt;i&gt;Jazz Club&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; en vraiment moins bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;62 pages, éd. L'Atalante (sortie en librairie le 26 juin 2008) - 12 €&lt;br /&gt;Le blog de Fred Boot est ici : &lt;a href="http://www.fredboot.com/dotclear/"&gt;http://www.fredboot.com/dotclear/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7624277388824194440?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7624277388824194440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7624277388824194440&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7624277388824194440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7624277388824194440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/bd-gordo-un-singe-contre-lamrique.html' title='(BD) Gordo, un singe contre l&apos;Amérique'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SE-1Oo1cCtI/AAAAAAAAChM/H2JnBTmOJD4/s72-c/Gordo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-5443743179125659556</id><published>2008-06-09T14:15:00.004+02:00</published><updated>2008-06-10T14:56:31.575+02:00</updated><title type='text'>(BD) La Marque jaune</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SE52iE7yyaI/AAAAAAAAChE/Iikl0MRgj-M/s1600-h/La+Marque+Jaune.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SE52iE7yyaI/AAAAAAAAChE/Iikl0MRgj-M/s320/La+Marque+Jaune.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210232146726406562" /&gt;&lt;/a&gt;Comme je l'ai dit dans mon &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/06/bd-le-mystre-de-la-grande-pyramide.html"&gt;précédent billet&lt;/a&gt;, avec &lt;i&gt;La Marque jaune&lt;/i&gt;, sixième tome des aventures de Blake et Mortimer, Edgar P. JACOBS se résout enfin à l'essentiel et réalise, en un seul volume de 70 pages, un très bel exercice de style.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'HISTOIRE. A Londres, un mystérieux malfaiteur se moque de la police en commettant des méfaits annoncés à l'avance par voie de presse. L'affaire devient on ne peut plus sérieuse lorsque l'individu parvient à dérober la couronne royale ! Oups, je veux dire &lt;i&gt;« couronne impériale d'Angleterre »&lt;/i&gt;, comme l'appelle Jacobs...&lt;br /&gt;Philip Mortimer et Francis Blake reprennent du service et se rangent aux côtés de Scotland Yard pour attraper le vilain. Celui-ci pourra-t-il impunément continuer de narguer l'ordre civil (je veux dire &lt;i&gt;« impérial »&lt;/i&gt;) en laissant derrière lui sa fameuse "marque jaune" ?&lt;br /&gt;Vous le saurez en lisant... gna gna gna...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éléments de départ de cette histoire sont aussi simplistes que dans les deux épisodes précédents, mais Jacobs gagne en efficacité dans l'écriture et la mise en page. Il n'évite pas les habituels passages didactiques (certains mots sont littéralement soulignés pour cet idiot de lecteur) et les bulles couvrent parfois jusqu'à 80% de la case (non, je n'exagère pas), mais il y a du rythme et beaucoup d'inventivité visuelle. Les ambiances londoniennes sont extrêmement soignées et vraiment réjouissantes pour quiconque affectionne cette ville. Les premières pages sont dignes des premières scènes d'un film noir de la grande époque hollywoodienne, et l'on se prend d'amitié pour l'homme qui signe "la marque jaune" comme on le ferait pour un héros de &lt;i&gt;Marvel&lt;/i&gt; moitié homme moitié démon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire qu'en face, c'est du mou, du gras, du ronplonplon. Philip Mortimer se dégage très nettement, à travers les trois premières aventures de &lt;i&gt;Blake et Mortimer&lt;/i&gt;, comme le seul héros de Jacobs ; en effet, Blake est à chaque fois relégué au statut de figurant, ou peu s'en faut. Dommage, parce qu'on a bien du mal à le prendre en sympathie, ce pépère de Mortimer, ce supposé savant qui passe son temps à fumer la pipe, à boire du Bourbon, à se tailler la barbe en quinconce et à remonter sa ceinture en cuir marron au-dessus de son nombril bedonnant pour nous montrer à quel point son pantalon de toile beige lui fait un gros cul. So british.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;70 pages, éd. Dargaud - 13,30 €&lt;br /&gt;Un lien francophone pour passionnés : &lt;a href="http://www.marquejaune.com/"&gt;http://www.marquejaune.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-5443743179125659556?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/5443743179125659556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=5443743179125659556&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5443743179125659556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5443743179125659556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/bd-la-marque-jaune.html' title='(BD) La Marque jaune'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SE52iE7yyaI/AAAAAAAAChE/Iikl0MRgj-M/s72-c/La+Marque+Jaune.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3985241674026238829</id><published>2008-06-08T13:01:00.002+02:00</published><updated>2008-06-08T13:26:12.279+02:00</updated><title type='text'>(BD) Le Mystère de la grande pyramide</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEvBrd6FHQI/AAAAAAAACg8/s3xl0quBvH4/s1600-h/Le+Myst%C3%A8re+de+la+grande+pyramide.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEvBrd6FHQI/AAAAAAAACg8/s3xl0quBvH4/s320/Le+Myst%C3%A8re+de+la+grande+pyramide.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209470346490879234" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne vais pas en dire très long sur ce diptyque des aventures de &lt;i&gt;Blake et Mortimer&lt;/i&gt;, car il n'a que très difficilement retenu mon intérêt. Ce sont les quatrième et cinquième tomes publiés par E.P. JACOBS, après la trilogie &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/06/bd-le-secret-de-lespadon.html"&gt;&lt;i&gt;Le Secret de l'Espadon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. L'intrigue est cette fois transférée au Caire, après l'Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'HISTOIRE. C'est un début d'intrigue à la &lt;i&gt;Tintin&lt;/i&gt; qui amène Philip Mortimer à faire ses valises pour Le Caire. Arrivé là-bas en tant que savant, précédé par sa renommée en tant qu'inventeur du fameux Espadon*, Mortimer est accueilli par ses confrères égyptologues. Ceux-ci sont sur un gros coup : il s'agit de retrouver l'accès vers une chambre cachée dans l'épaisseur de la grande pyramide. Rumeurs et spéculation vont bon train.&lt;br /&gt;Mais c'est sans compter sur les agissements criminels d'un mystérieux malfaiteur, qui veut piller les trésors enfouis et abattre nos deux héros s'ils se mettent sur son chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La principale originalité de ce diptyque est que Mortimer mène seul l'action pendant les trois quarts de l'aventure. Le couple de héros n'est plus qu'un héros seul, aussi ce n'est pas un hasard si le travestissement, le dédoublement sont des thèmes très présents dans cette centaine de pages. Autre point d'originalité : l'action trouve son dénouement dans une ambiance totalement surnaturelle et quasi ésotérique. Il y a dans les dernières pages de cette aventure la même volonté de s'imposer par un morceau de bravoure visuel, tout comme dans le &lt;i&gt;finale&lt;/i&gt; de la précédente trilogie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois avouer par ailleurs que l'aspect excessivement didactique de ce diptyque m'a paru des plus indigestes. Déjà que Jacobs est bavard et qu'il écrit assez mal, comme je le disais lors du précédent billet, mais alors quand il se met en tête de passionner ses lecteurs pour l'égyptologie, avec schémas et généalogies à l'appui... non, vraiment pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'Orient, l'Egypte. Dans le prochain tome, &lt;i&gt;La Marque Jaune&lt;/i&gt;, ce sera le plein cœur de Londres. Jacobs obéit un réflexe pavlovien du colonialisme britannique. Dommage, finalement, qu'il ait commencé par exposer les bijoux de familles, car &lt;i&gt;La Marque Jaune&lt;/i&gt; est plus personnel, plus recentré sur l'essentiel ; c'est un retour sur soi où l'écriture devient beaucoup plus juste. Mais n'anticipons pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 x 56 pages, éd. Dargaud - 13,50 € chaque tome&lt;br /&gt;* Lire &lt;i&gt;Le Secret de l'Espadon&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3985241674026238829?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3985241674026238829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3985241674026238829&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3985241674026238829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3985241674026238829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/bd-le-mystre-de-la-grande-pyramide.html' title='(BD) Le Mystère de la grande pyramide'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEvBrd6FHQI/AAAAAAAACg8/s3xl0quBvH4/s72-c/Le+Myst%C3%A8re+de+la+grande+pyramide.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4859854818812035848</id><published>2008-06-06T11:29:00.005+02:00</published><updated>2008-06-10T14:54:39.964+02:00</updated><title type='text'>Mon père est flou</title><content type='html'>&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;M E R C I&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;, mille fois merci Magda pour ce beau texte que tu as écrit à partir d'une de mes photos... :)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lebicdansloeil.wordpress.com/2008/06/05/mon-pere-est-flou/"&gt;http://lebicdansloeil.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4859854818812035848?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4859854818812035848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4859854818812035848&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4859854818812035848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4859854818812035848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/mon-pre-est-flou.html' title='Mon père est flou'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8807822552605391874</id><published>2008-06-02T11:40:00.006+02:00</published><updated>2008-06-02T12:55:07.286+02:00</updated><title type='text'>(BD) Le Secret de l'Espadon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEPI8sBUE2I/AAAAAAAACf0/VvAH8A5FeF0/s1600-h/Le+Secret+de+l%27Espadon.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEPI8sBUE2I/AAAAAAAACf0/VvAH8A5FeF0/s320/Le+Secret+de+l%27Espadon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5207226539104801634" /&gt;&lt;/a&gt;Bon eh bien ça y est : je me suis initié à &lt;i&gt;Blake et Mortimer&lt;/i&gt; ! Et en commençant par le commencement, en plus : facile, les BD signées Edgar P. JACOBS ont leur propre numérotation chez Dargaud, et j'ai suivi : 1, 2, 3. C'est donc une trilogie, bravo pour ta perspicacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'HISTOIRE. Basam-Damdu, Empereur du Tibet, est un dandereux dictateur qui a installé ses quartiers à Lhassa. Epaulé par un renégat occidental, le terrifiant Colonel Olrik, Basam-Damdu s'apprête à écraser les principales villes de l'Occident pour mettre le monde à ses pieds. La BD commence ainsi comme un film catastrophe, et Moscou, Rome, Berlin, Paris sont atomisés ; plus grave : Londres y passe aussi. Mais là, &lt;i&gt;by Jove&lt;/i&gt;, c'est le pas de trop pour le capitaine (Sir) Francis Blake et son camarade le savant Mortimer. Ce dernier était justement sur le point de faire construire une arme de dissuasion massive à l'encontre de Basam-Damdu et de ses escadrons : une sorte d'objet volant bizarroïde baptisé l'&lt;i&gt;Espadon&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Blake et Mortimer prennent la fuite pendant qu'un peu partout dans le monde, particulièrement dans le royaume britannique, des poches de résistance s'organisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici une BD de facture classique, dans la lignée de &lt;i&gt;Tintin&lt;/i&gt; (Jacobs travailla auprès de Hergé) mais avec un esprit définitivement &lt;i&gt;James Bond&lt;/i&gt; avant l'heure. Les pages sont remplies de texte, les bulles prennent souvent les deux tiers de la case, la mise en page est sobre et classique, bien que très graphique et colorée de façon assez moderne (aplats de couleurs vives... les méchants dégradés viendront sur les tomes suivants). Il y a un narrateur qui raconte l'histoire au présent, au risque de répéter ce que l'image dit déjà (&lt;i&gt;"A ce moment-là, le téléphone sonne"&lt;/i&gt;, et on voit un téléphone qui fait "DRING DRING"... ). L'auteur semble se défier du dessin ; en tout cas il fait comme si le dessin ne savait pas raconter. E.P. Jacobs, fin dessinateur, s'applique au texte écrit et en fait de trop. Il dessine bien mais écrit mal. Par exemple, il faut à tout prix que toutes les actions soient simultanées : &lt;i&gt;"Au même moment"&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;"Pendant ce temps"&lt;/i&gt;, Jacobs ne connaît pas la succession, seulement la simultanéité. Autre couac : l'utilisation des &lt;i&gt;"Mais"&lt;/i&gt;. Parfois trois &lt;i&gt;"mais"&lt;/i&gt; consécutifs... Un autre encore : quand un personnage rapporte à un autre un événement récent qui s'est déroulé dans un autre lieu, il utilise le passé simple au lieu du passé composé. Personne n'utilise le passé simple à l'oral ; Jacobs, si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, la BD est divertissante. Il faut passer au-dessus du racisme primaire envers les &lt;i&gt;"jaunes"&lt;/i&gt;, tout comme pour d'autres raisons on ne prête pas attention aux méchants &lt;i&gt;"rouges"&lt;/i&gt; lorsqu'on regarde un bon (pas si) vieux &lt;i&gt;James Bond&lt;/i&gt;. Le troisième tome est décevant : Jacobs a tellement suivi de près ses deux personnages éponymes dans les deux premiers tomes qu'il se retrouve obligé de commencer le troisième par une quinzaine de pages où on ne les aperçoit pas : on ne voit que des personnages secondaires, parce que sans ces personnages secondaires auxquels il faut faire une place à la dernière minute, le dénouement ne pourrait avoir lieu. La scène finale, qui révèle au lecteur l'&lt;i&gt;Espadon&lt;/i&gt; tant attendu, est grotesque à souhait : elle consiste à tracer des courbes jaunes avec un vilain coucou dans le ciel, et à balancer la purée sur les méchants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros, une aventure de Blake et Mortimer c'est un peu comme une aventure de Tintin, avec de l'espionnage en plus et de l'humour en moins. Un peu primitif, mais divertissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 x 56 pages, éd. Dargaud - 13,50 € chaque tome&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8807822552605391874?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8807822552605391874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8807822552605391874&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8807822552605391874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8807822552605391874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/06/bd-le-secret-de-lespadon.html' title='(BD) Le Secret de l&apos;Espadon'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEPI8sBUE2I/AAAAAAAACf0/VvAH8A5FeF0/s72-c/Le+Secret+de+l%27Espadon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8636927101850898716</id><published>2008-05-31T16:16:00.010+02:00</published><updated>2008-05-31T17:01:05.660+02:00</updated><title type='text'>The Kempton-Wace letters</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEFi-LxxQ-I/AAAAAAAACfM/-Ia-qNJFH08/s1600-h/The+Kempton-Wace+letters.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEFi-LxxQ-I/AAAAAAAACfM/-Ia-qNJFH08/s320/The+Kempton-Wace+letters.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206551464669955042" /&gt;&lt;/a&gt;"La Correspondance Kempton-Wace" porte en français un titre très &lt;i&gt;cucu&lt;/i&gt;. Rien à voir pourtant avec la &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/08/quinzaine-du-q.html"&gt;Quinzaine du Q&lt;/a&gt; : on ne parle ici que grandes émotions et petites raisons. On ? Qui ça on ? Eh bien Jack LONDON et Anna STRUNSKY, voyons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenons : en 1903 paraît anonymement un roman épistolaire portant sur la philosophie de l'amour. Jack London a écrit les lettres de Dane Kempton, jeune lion matérialiste chargé de cours en sociologie à San Francisco ; Anna Strunsky a composé celles de Herbert Wace, père symbolique de Dane, poète des beaux sentiments qui vit à Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dane vient de trouver femme à sa pointure : Hester, une intellectuelle qu'il aime pour son intellect ; et aussi parce qu'elle incarne la femme-mère. Ecrivant la première lettre à son vieux professeur sous ce prétexte, Dane se trouve rapidement contraint de répondre aux questions pressantes de Herbert sur les circonstances de cette histoire amoureuse. Amour ? Amour ?! Beurk, cette convention artificielle inventée par la civilisation pour arranger la réalité ? Cet oripeau qui nous distrait de la fonction purement utilitaire de toute manifestation sexuelle ? Eh bien quoi, convenez qu'on ne baise que pour perpétuer l'espèce, c'est prouvé scientifiquement et testé dermatologiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en tout cas en substance le point de vue que défend Dane Kempton en face du père poète dont il cherche à sacrifier les vieux idéaux amoureux sur l'autel de la modernité. Mais contre toute attente, et malgré son côté souvent &lt;i&gt;plonplon&lt;/i&gt;, l'amour à papa n'est pas mort : il bouge encore. Et Herbert confronte Dane aux souvenirs de ses amours d'adolescent :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tes amours ! Comme tu les a bien laissées derrière toi et avec quelle aisance tu les critiques ! Elles n'ont pas résisté à l'épreuve du temps, car tu ne leur accordes aucune fidélité. Tu les qualifies (...) de caprices d'adolescent... Tu ne leur témoignes guère de respect ! Pour cette raison, tes exemples perdent le poids qu'ils auraient pu avoir. Ils appartiennent à un passé révolu et ne sont plus que des fantômes d'émotions défuntes ; ils ne peuvent te faire connaître l'amour. Si ces cendres sont aujourd'hui froides, à quoi t'a-t-il servi de prendre feu naguère ? Tu ne peux rien apprendre de ce qui est totalement fini. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sait même si Hester, lasse d'être l'objet d'un amour rationnel et réfléchi, le résultat d'une sélection naturelle, ne va pas se rebeller à la toute fin de cet échange ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle va se gêner, tiens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;225 pages, coll. Phébus libretto - 12,50 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8636927101850898716?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8636927101850898716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8636927101850898716&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8636927101850898716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8636927101850898716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/kempton-wace-letters.html' title='The Kempton-Wace letters'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SEFi-LxxQ-I/AAAAAAAACfM/-Ia-qNJFH08/s72-c/The+Kempton-Wace+letters.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-5811160446560728649</id><published>2008-05-26T15:31:00.008+02:00</published><updated>2008-05-26T16:26:52.178+02:00</updated><title type='text'>(BD) Earl &amp; Mooch, tomes 1 et 2</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDrFjbxxQxI/AAAAAAAACdk/_xVIRDPik0s/s1600-h/Earl+%26+Mooch+tome+1.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDrFjbxxQxI/AAAAAAAACdk/_xVIRDPik0s/s320/Earl+%26+Mooch+tome+1.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204689531922629394" /&gt;&lt;/a&gt;Patrick McDONNELL est un fin connaisseur de l'art du &lt;i&gt;strip&lt;/i&gt; tel que pratiqué par les plus grands dessinateurs américains dans tous les grands et les petits journaux du XXè siècle. Il est même l'auteur, en 1986, d'un savant ouvrage sur &lt;i&gt;Krazy Kat, the Art of George Herriman&lt;/i&gt;. Ça en impose, mais ça ne fait pas de lui un fin dessinateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, lorsqu'il se lance en 1994 dans une série de strips intitulée &lt;i&gt;Mutts&lt;/i&gt;, McDonnell a une idée simple et géniale : reprendre la tradition du strip, cet art centenaire, pour raconter l'amitié improbable d'un chat et d'un jeune chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Earl le chien apparaît le premier. Il fait immédiatement penser au Snoopy de Charles M. Schulz (le créateur des &lt;i&gt;Peanuts&lt;/i&gt;, je crois vous en avoir déjà parlé, à vérifier... ). Son maître est un adulte qui répond au surnom de "Ozzie", même s'il n'a rien du magicien d'Oz. Mooch le chat noir arrive quelques pages plus loin : il a pour maîtres Franck et Millie, un sympathique couple aux cheveux blancs. Dans les &lt;i&gt;Peanuts&lt;/i&gt;, Schulz avait pris le parti de ne jamais représenter les adultes ; mais ses gamins, Charlie Brown le premier, étaient traversés en permanence par des préoccupations de grands. Dans &lt;i&gt;Mutts&lt;/i&gt;, McDonnell fait quasiment l'inverse : les enfants sont les grands absents, et les gags ne tournent qu'autour des animaux et de leurs maîtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDrFj7xxQyI/AAAAAAAACds/1kFjdXKdrr0/s1600-h/Earl+%26+Mooch+tome+2.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDrFj7xxQyI/AAAAAAAACds/1kFjdXKdrr0/s320/Earl+%26+Mooch+tome+2.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204689540512564002" /&gt;&lt;/a&gt;Mais McDonnell n'est pas que le théoricien de Herriman et l'héritier de Schulz : c'est un grand auteur. Ses strips se renouvellent en permanence, la contrainte formelle est soumise à l'épreuve du graphisme et de la mise en scène. Les situations récurrentes sont exploitées pour conférer à Earl et Mooch un caractère à part entière et créer une connivence avec le lecteur. Leurs expressions sont variées et au bout de quelques pages, on arrive à rire des plus petites variations. D'ailleurs, comme chez Schulz, les strips silencieux sont parmi les meilleurs. A la galerie initiale viennent s'ajouter Sid le poisson rouge qui broie du noir dans son bocal, "Butchie" le boucher qui tient la boutique "Aux délices du gros Snax", le pivert anonyme, son cousin Buddy et son pote Humphrey l'oiseau mouche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, vraiment : Earl &amp; Mooch se font une place quelque part entre &lt;i&gt;Krazy Kat&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Peanuts&lt;/i&gt; et même &lt;i&gt;Calvin &amp; Hobbes&lt;/i&gt;. Ce sont des personnages attachants et le strip de McDonnell, c'est du grand art. Vivement que je puisse lire les deux autres tomes parus, &lt;i&gt;OUICHE&lt;/i&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Earl &amp; Mooch&lt;/i&gt; : "La Nuit des chasseurs" (tome 1) et "Mon maître, ce héros" (tome 2)&lt;br /&gt;Chaque tome : 63 pages, éd. Les Humanoïdes associés - 10 €&lt;br /&gt;Le site officiel de &lt;i&gt;Mutts&lt;/i&gt; : &lt;a href="http://muttscomics.com/"&gt;http://muttscomics.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-5811160446560728649?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/5811160446560728649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=5811160446560728649&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5811160446560728649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5811160446560728649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/earl-mooch-tomes-1-et-2.html' title='(BD) Earl &amp; Mooch, tomes 1 et 2'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDrFjbxxQxI/AAAAAAAACdk/_xVIRDPik0s/s72-c/Earl+%26+Mooch+tome+1.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-490712175128336892</id><published>2008-05-24T15:17:00.004+02:00</published><updated>2008-05-24T16:24:56.699+02:00</updated><title type='text'>(BD) Jérusalem d'Afrique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDgdL7xxQwI/AAAAAAAACdc/rmjAo42AIWU/s1600-h/Jerusalem+d%27Afrique.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDgdL7xxQwI/AAAAAAAACdc/rmjAo42AIWU/s320/Jerusalem+d%27Afrique.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203941460288815874" /&gt;&lt;/a&gt;Cela fait un bout de temps que je vous ai présenté les quatre premiers tomes du désormais célèbre &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2005/09/bd-le-chat-du-rabbin.html"&gt;&lt;i&gt;Chat du Rabbin&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Joann SFAR. Il a fallu que je les relise pour aborder ce cinquième tome : "Jérusalem d'Afrique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cela m'a beaucoup plu ! Le premier tome est toujours aussi original et enchanteur, la cohésion de l'ensemble est bien là ; même le troisième tome, qui m'avait paru un peu digressif il y a deux ans, m'a complètement captivé. C'est très jouissif de reprendre ce cycle à son début et de refaire l'histoire, et le dessin de Sfar tout comme sa façon de raconter les histoires permettent de multiples lectures qui ne sont pas toutes les mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tome 5 marque l'arrivée d'un nouveau personnage : un jeune peintre russe de confession juive débarqué dans l'action par le moyen le plus artificiel qui soit : il est livré aux lecteurs dans une malle de livres religieux en transit vers l'Afrique noire. Son arrivée a deux fonctions évidentes dans l'action : tout d'abord renouveler la galerie des personnages après le départ du Malka des lions, qui était là depuis le tome 2. Ensuite venir concurrencer le mari de Zlabya, qui s'il n'est pas le prince charmant doit forcément nous devenir antipathique ; c'est chose faite avec ce tome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Jérusalem d'Afrique" place plus que jamais le cycle du &lt;i&gt;Chat&lt;/i&gt; sous le signe de la tolérance multi-confessionnelle. On se souvient qu'à la fin du "Le Paradis terrestre" (tome 4), l'antisémitisme était dénoncé par Sfar à travers l'abbé Lambert, maire d'Oran. Le propos politique s'enracine et se développe dans ce cinquième tome pour condamner en particulier l'intégrisme des vieux (le kabbaliste aveugle, qui était le rabbin du rabbin dans le premier tome) comme des jeunes (le "Professeur" Soliman dans le désert), les lectures tendancieuses du texte, l'absence de dialogue entre les religions. Plus généralement, c'est toute forme de racisme et de haine qui est attaquée, ne serait-ce qu'à travers la préface de Philippe Val et l'avant-propos de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire prend son temps, parce que c'est l'histoire d'une quête originelle : celle d'une ville mythologique d'Afrique noire, une cité impossible qui s'appellerait Jérusalem et où vivrait un peuple noir de peau, &lt;i&gt;« Des juifs qui n'ont jamais quitté la terre de leurs ancêtres. Des gens heureux, équilibrés, bien dans leur peau. »&lt;/i&gt; Au lieu des 48 pages habituelles, "Jérusalem d'Afrique" en compte 84, comme si ce rêve éveillé d'une société parfaite exigeait nécessairement de sortir des carcans imposés, de se prolonger au-delà du prévisible. De fait, le périple du rabbin et de ses camarades du désert à bord de leur mythique autochenille Citroën est débordant et totalement hors du temps. Les 84 pages ne sont rien et l'intérêt ne se relâche à aucun moment. Seul bémol : Zlabya fait de nouveau tapisserie ; les garçons parlent de religion et les filles rêvent d'amour, définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre dans un tome 6, "Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi", qui se fait attendre depuis deux ans, presque jour pour jour. Allez allez, Monsieur Sfar, encore un effort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;84 pages, coll. Poisson Pilote (Dargaud) 2006 - 12,50 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-490712175128336892?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/490712175128336892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=490712175128336892&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/490712175128336892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/490712175128336892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/bd-jrusalem-dafrique.html' title='(BD) Jérusalem d&apos;Afrique'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDgdL7xxQwI/AAAAAAAACdc/rmjAo42AIWU/s72-c/Jerusalem+d%27Afrique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-2491657388940122461</id><published>2008-05-22T12:34:00.001+02:00</published><updated>2008-05-24T13:13:17.241+02:00</updated><title type='text'>Le Banquier anarchiste</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDfy8bxxQvI/AAAAAAAACdU/hULQ4EU_nBs/s1600-h/Le+Banquier+anarchiste.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDfy8bxxQvI/AAAAAAAACdU/hULQ4EU_nBs/s320/Le+Banquier+anarchiste.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203895014512476914" /&gt;&lt;/a&gt;C'est la première fois que je lis &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernando_Pessoa"&gt;Fernando PESSOA&lt;/a&gt; (1888-1935), et j'ai choisi la seule œuvre de fiction publiée du vivant de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Banquier anarchiste&lt;/i&gt; est écrit sur le mode du dialogue philosophique, même si le narrateur s'efface au profit du banquier et le laisse monologuer. Le thème de cette discussion est contenu dans le titre : comment un banquier peut-il se prétendre anarchiste ? N'est-il que sympathisant ? Non. Adhère-t-il à la théorie de l'anarchisme sans la mettre en pratique ? Non plus. Non : ce banquier prétend être anarchiste en théorie comme en pratique et il n'y a aucun malentendu sur la définition qu'il se fait de l'anarchisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'aurez compris, Pessoa compose ici une œuvre satirique, en mettant en scène, avant tout, un excellent orateur. Son banquier retrace toutes les étapes qui l'ont amené jusqu'au moment présent, depuis sa naissance dans la société pauvre de Lisbonne jusqu'à son enrichissement en tant que banquier, en passant par l'action révolutionnaire au sein d'un groupuscule anarchiste et activiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une véritable gymnastique de l'esprit pour le banquier comme pour son auditeur d'admettre qu'une trajectoire intellectuelle puisse être tracée entre l'extrême gauche collective et l'individualisme forcené du capitalisme, ou de la société bourgeoise par extension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mes yeux, le mystère demeure sur ce que Pessoa essaie véritablement de démontrer : que les extrêmes se rejoignent ? que l'individualisme existe aussi à l'extrême gauche ? que la forme ultime de liberté, c'est de ne pas manquer d'argent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici une œuvre inaboutie qui ne m'a pas convaincu. Des fragments de réécriture sont montrés en annexe dans cette édition. On s'aperçoit que les personnages et leur contexte auraient gagné à être développés, et que Pessoa en avait parfaitement conscience. Dommage qu'il n'ait pas pu finir ce travail de réécriture : il y avait là une œuvre qui annonçait &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/03/la-ferme-des-animaux.html"&gt;&lt;i&gt;La Ferme des animaux&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de George Orwell, 30 ans plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;106 pages, coll. Titres (Christian Bourgois) - 5 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-2491657388940122461?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/2491657388940122461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=2491657388940122461&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2491657388940122461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2491657388940122461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/le-banquier-anarchiste.html' title='Le Banquier anarchiste'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDfy8bxxQvI/AAAAAAAACdU/hULQ4EU_nBs/s72-c/Le+Banquier+anarchiste.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8676795115789285195</id><published>2008-05-21T10:29:00.005+02:00</published><updated>2008-05-25T23:06:30.400+02:00</updated><title type='text'>(BD) Ice Haven</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDaNSrxxQuI/AAAAAAAACdM/aJsxt8S1EzI/s1600-h/Ice+Haven.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDaNSrxxQuI/AAAAAAAACdM/aJsxt8S1EzI/s320/Ice+Haven.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203501771601822434" /&gt;&lt;/a&gt;Il s'agit je crois de la plus récente BD publiée en France par Daniel CLOWES : &lt;i&gt;Ice Haven&lt;/i&gt;. Le format assez peu commun attire l'attention : il équivaut à un demi-format par rapport à &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/05/bd-david-boring.html"&gt;&lt;i&gt;David Boring&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. La première de couverture et le dos sont bien plus colorés et même si l'on reconnaît le trait assez classique de Daniel Clowes, l'ambiance posée ici est manifestement comique, voire grotesque. Le personnage au premier plan, habillé avec l'élégance d'un Deschien, nous regarde à travers ses verres de myope et ses yeux paraissent exorbités ; on ne sait pas déterminer si son rictus est avenant ou agressif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton de ce volume est effectivement plus léger que celui de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/05/bd-david-boring.html"&gt;&lt;i&gt;David Boring&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, et même plus satirique que celui de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/11/bd-ghost-world.html"&gt;&lt;i&gt;Ghost world&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Il s'agit de raconter des petits bouts d'histoires ayant pour personnages tous ceux qui sont présentés sur la couverture. Car ils ont en effet quelque chose en commun : l'espace où ils évoluent : une ville paumée qui répond au nom de Ice Haven.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étrange silhouette phallique à l'arrière plan vous intrigue peut-être ? C'est un gros caillou sculpté par l'érosion, l'attraction principale de Ice Haven, qui s'était inventé une vocation touristique qu'elle n'a jamais pu assouvir. C'est aussi le symbole du désir qui hante la plupart des personnages. Frustration sexuelle et manque de stimulation intellectuelle, voilà le menu à Ice Haven.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel Clowes signe ici une BD savante, à la manière de Chris Ware dans &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/12/bd-jimmy-corrigan.html"&gt;&lt;i&gt;Jimmy Corrigan&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; mais plus accessible, moins radicale. Comme Ware, il insère des pastiches de vieux &lt;i&gt;strips&lt;/i&gt; entre les différentes histoires qui sont racontées ici. Chaque histoire est racontée par épisodes ainsi entrecoupés d'intermèdes plus légers. Cela donne à la narration dans son ensemble un air un peu décousu, à l'inverse du déroulement beaucoup plus "linéaire" dans &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/05/bd-david-boring.html"&gt;&lt;i&gt;David Boring&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. De ce fait, je trouve la construction de &lt;i&gt;Ice Haven&lt;/i&gt; beaucoup plus originale. Et comme l'histoire se démultiplie (il n'y a pas &lt;i&gt;une&lt;/i&gt; histoire), chacun y trouve quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Foisonnement narratif et visuel, c'est peut-être ce que reprocheront certains lecteurs à &lt;i&gt;Ice Haven&lt;/i&gt;. Cela crée une sorte d'effet "zapping", et l'on pourrait vouloir que l'une ou l'autre des histoires soit développée, les portraits de personnages approfondis. Les références sont nombreuses, et Clowes est taquin : il met en scène au début, vers le milieu et à la fin du volume un personnage antipathique, Harry Naybors, critique de BD et auteur refoulé, qui nous propose une analyse biographique de l'œuvre de Daniel Clowes. Grotesque, risible et gentiment caricatural ; c'est de bonne guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part je me moque un peu de décrypter toutes les références, de tenter toutes les interprétations, particulièrement les plus farfelues. Et puis Proust a écrit &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Contre_Sainte-Beuve"&gt;&lt;i&gt;Contre Sainte-Beuve&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; il y a 100 ans, alors laissons tomber la biographie et les intentions présumées de l'auteur. Ce que je vois ici, c'est à quel point la mise en page est efficace pour raconter beaucoup de choses en peu de cases, comme dans un bon &lt;i&gt;strip&lt;/i&gt; de &lt;a href="http://soupirdescacahuetes.blogspot.com/"&gt;Charles M. Schulz&lt;/a&gt;. J'aime les changements de style et les nombreuses références parce que cela empêche la monotonie, les ambiances qui s'installent trop longtemps. Ici le dessin est à la fois très riche au niveau graphique et extrêmement narratif. C'est un régal pour des yeux gourmands et un divertissement original pour ceux qui privilégient l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais que Daniel Clowes se prenne dans un prochain volume à développer l'une des histoires ébauchées ici, comme par exemple "la véritable histoire de Leopold et Loeb" qui m'a rappelé &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Corde"&gt;&lt;i&gt;La Corde (Rope)&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Hitchcock. En attendant, lisez tous &lt;i&gt;Ice Haven&lt;/i&gt; : à mon sens c'est de loin la meilleure BD à ce jour d'un des meilleurs auteurs américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;115 pages, éd. Cornélius - 19 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8676795115789285195?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8676795115789285195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8676795115789285195&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8676795115789285195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8676795115789285195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/bd-ice-haven.html' title='(BD) Ice Haven'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDaNSrxxQuI/AAAAAAAACdM/aJsxt8S1EzI/s72-c/Ice+Haven.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1093270274869068382</id><published>2008-05-20T20:53:00.006+02:00</published><updated>2008-05-22T09:59:07.775+02:00</updated><title type='text'>(BD) David Boring</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDPu--2M11I/AAAAAAAACdE/rP5EjcZPfLE/s1600-h/David+Boring.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDPu--2M11I/AAAAAAAACdE/rP5EjcZPfLE/s320/David+Boring.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202764760332687186" /&gt;&lt;/a&gt;C'est en 2000, il y a huit ans déjà, que Daniel CLOWES publie &lt;i&gt;David Boring&lt;/i&gt;. Il faut s'en souvenir pour mieux évaluer l'originalité de cette BD composée en trois actes. L'intrigue principale s'embourbe dès le deuxième acte dans un contexte de terrorisme bactériologique mal amené et qui ne sert à rien d'autre qu'à justifier un huis clos. Ce n'est quelques pages plus tôt que &lt;i&gt;David Boring&lt;/i&gt; devient un polar vaguement tragique alors que ça avait commencé comme une comédie sentimentale, comme nous le confie le narrateur lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Boring (traduisez ennuyeux, pénible) raconte sa propre histoire. Il commence par sa date de naissance, évoque avec émotion ses premières amours de vacances avec sa cousine Pamela, nous explique les origines de son amitié virile avec sa meilleure amie, et surtout il avoue dès la page trois sa fascination perverse pour les popotins. David Boring, comme tout jeune homme ennuyeux qui se respecte, fait un complexe d'Œdipe monstrueux : son père est porté disparu et il entretient des relations d'amour/haine avec sa môman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;David Boring&lt;/i&gt; est une BD très bien dessinée dans son genre ; le trait est académique, la case n'est jamais rompue, mais la réalisation de chaque case et de chaque planche est étudié avec beaucoup de justesse. Clowes fait preuve d'une précision cinématographique dans les scènes cruciales, s'attachant aux détails qui comptent, aux variations infimes dans l'expression des visages. C'est bien écrit : les dialogues sonnent juste, les mots ont souvent un double sens. Des objets du quotidien reviennent de façon symbolique éclairer le sens de l'intrigue. Parmi ceux-ci, un &lt;i&gt;comic book&lt;/i&gt; écrit par le père de David en 1968, qui laisse notre héros sur un petit goût d'inachevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amateurs de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/11/bd-ghost-world.html"&gt;&lt;i&gt;Ghost World&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, du même auteur, trouveront probablement leur compte dans le premier acte de &lt;i&gt;David Boring&lt;/i&gt;. Pour les deux suivants, c'est moins évident. Le scénario utopie/polar inventé par Daniel Clowes ferait j'en suis sûr un excellent film, mais dessiné il me semble tout juste improbable et assez cliché. Toutes les hantises de la société nord-américaine moderne y passent, de la sexualité revue aux travers du cinéma porno à la fascination pour les armes, en passant par la dégénérescence familiale et la corruption des règles sociales et religieuses. Rien de bien nouveau depuis le cinéma des années 1950. C'est une présentation classique, consensuelle de la société contemporaine ; ça n'est ni le "bordel visionnaire" ni le "politiquement incorrect" d'un album de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-amerika.html"&gt;Robert Crumb&lt;/a&gt;, par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais finalement, cette façon de pousser tous les aspects de l'intrigue à leur paroxysme témoigne sans doute assez bien de l'année 2000. Et lorsque Daniel Clowes bouscule ses personnages au bout de 80 pages pour les faire verser dans la paranoïa collective, il faut avouer qu'on est pour moitié dans un microcosme à la Hitchcock, et pour moitié dans un scénario géopolitique de l'ordre du probable : septembre 2001 est tout proche, après tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bonnes impressions que je garde de la lecture de cette BD sont donc surtout de l'ordre de la mise en scène et des échos à l'intérieur de l'intrigue. Mais je trouve la construction assez bancale et le contexte trop "utilitaire" vis-à-vis de l'intrigue. Et puis oui, je trouve effectivement David assez &lt;i&gt;boring&lt;/i&gt; pour un personnage principal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;116 pages, éd. Cornélius 2004 - 22 €&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Clowes"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Clowes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/danielclowesart"&gt;http://pagesperso-orange.fr/danielclowesart&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1093270274869068382?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1093270274869068382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1093270274869068382&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1093270274869068382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1093270274869068382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/bd-david-boring.html' title='(BD) David Boring'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDPu--2M11I/AAAAAAAACdE/rP5EjcZPfLE/s72-c/David+Boring.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-2730366670674094923</id><published>2008-05-19T23:22:00.002+02:00</published><updated>2008-05-20T11:57:00.093+02:00</updated><title type='text'>Carnet du trimard</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDKRsu2M10I/AAAAAAAACc8/6fXqgVrz5Rg/s1600-h/Carnet+du+trimard.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDKRsu2M10I/AAAAAAAACc8/6fXqgVrz5Rg/s320/Carnet+du+trimard.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202380717241980738" /&gt;&lt;/a&gt;En 1894, alors qu'il n'a que 18 ans, Jack LONDON a déjà beaucoup vécu. Ce n'est pas une façon de parler : abandonné par son père avant sa naissance, il est placé chez une nourrice, voit sa mère se remarier, subit plusieurs déménagements, vit dehors, fait les 400 coups. A 14 ans il est alcoolique, à 15 il devient &lt;i&gt;prince des pilleurs d'huîtres&lt;/i&gt;, puis il part vers le Grand Nord, et pendant plusieurs mois dans les mers du Japon... il lit &lt;i&gt;Moby Dick&lt;/i&gt; de Melville, et il revient à 17 ans avec une nouvelle sous le bras, sa toute première nouvelle avec laquelle il gagne un concours. Cela ne l'empêche pas d'aller travailler à l'usine, 10 heures par jour il remplace deux hommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1894, les Etats-Unis subissent une crise économique qui annonce celle de 1929. Le gouvernement se décharge sur les industriels du problème du chômage. Jacob Coxey, un industriel de l'Ohio, entreprend une marche vers Washington pour forcer le président Grover Cleveland à débloquer 500 millions de dollars pour embaucher ces millions de chômeurs et leur faire construire des routes à travers le pays. Des branches solidaires de ce mouvement se créent un peu partout, et Jack London, 18 ans, rejoint celle de San Francisco menée par Charles Kelly. Kelly, comme Coxey, s'improvise "général" de cette "armée industrielle" révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jack et son pote Franck manquent le départ des troupes, mais attrapent l'&lt;i&gt;Overland&lt;/i&gt;, sorte de transibérien à la mode américaine. Ils &lt;i&gt;brûlent le dur&lt;/i&gt;, ils &lt;i&gt;triment&lt;/i&gt;, bref ils voyagent en clandestin, accrochés aux essieux entre les voitures de première classe, les plate-formes et les wagons de marchandise. Les gardes-freins les traitent moins bien que les oranges de Californie dont ils partagent le voyage, et Jack et Franck et tant d'autres se font régulièrement jeter au fossé. Franck abandonne rapidement et en guise de cadeau d'adieu, remet à Jack un petit carnet pour y noter son journal de bord. C'est ce &lt;i&gt;Carnet du trimard&lt;/i&gt; commencé le 6 avril 1894 qui se termine au bout du voyage, au Lac Michigan, le 31 mai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jack y note son quotidien presque heure par heure. Un quotidien répétitif et pas toujours passionnant. On entre ici dans les coulisses de la construction d'une œuvre, puisque ce carnet est le matériau à partir duquel London écrira plus tard &lt;i&gt;La Route&lt;/i&gt;, recueil de textes sous-titré &lt;i&gt;Les Vagabonds du rail&lt;/i&gt;. L'épopée de 1894 a donc eu une importance capitale pour l'œuvre de London, mais aussi pour celle de Jack Kerouac et Neal Cassady, qui réitéreront les exploits de l'aîné quelques 50 ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce &lt;i&gt;Carnet du trimard&lt;/i&gt; se lit tellement bien que même la préface est passionnante. Jacques Tournier y propose une traduction "au vu et au su" du lecteur, puisque le texte original est donné en bas de page. La langue de London est concise, efficace, économe. Celle de la traduction l'est moins, occupée à chercher une œuvre littéraire là où il n'y a qu'un compte-rendu bête et méchant. L'expérience, London la couche brute sur le papier, réservant ses effets de style pour plus tard. Quelques &lt;i&gt;études de personnages&lt;/i&gt; et notes annexes sont consignées à la fin de cette édition. Elles prouvent que London, malgré le froid, la faim et les blessures garde l'esprit clair et pense au récit qu'il pourra tirer de ce modeste carnet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;111 pages, éd. Tallandier - 15 €&lt;br /&gt;Sites : &lt;a href="http://www.jack-london.fr/"&gt;http://www.jack-london.fr/&lt;/a&gt; et encore mieux &lt;a href="http://london.sonoma.edu/"&gt;http://london.sonoma.edu/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi d'autres billets sur London dans le sommaire des &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2005/07/classement-par-auteurs.html"&gt;auteurs&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-2730366670674094923?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/2730366670674094923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=2730366670674094923&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2730366670674094923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2730366670674094923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/carnet-du-trimard.html' title='Carnet du trimard'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDKRsu2M10I/AAAAAAAACc8/6fXqgVrz5Rg/s72-c/Carnet+du+trimard.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-23631267710984494</id><published>2008-05-19T15:42:00.007+02:00</published><updated>2008-05-19T17:09:28.030+02:00</updated><title type='text'>Trois contes de Tomi Ungerer</title><content type='html'>Vous connaissez sans doute Tomi UNGERER, une des grandes plumes de la littérature de jeunesse ? Ce dessinateur et conteur hors pair est l'auteur de très nombreux albums aussi variés que colorés, aussi légers que sérieux. Je veux vous en présenter trois : &lt;i&gt;Emile&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Géant de Zeralda&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Otto&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDGQNe2M1xI/AAAAAAAACck/jlq7GAKouY4/s1600-h/Emile.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDGQNe2M1xI/AAAAAAAACck/jlq7GAKouY4/s320/Emile.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202097605882730258" /&gt;&lt;/a&gt;Le &lt;i&gt;Emile&lt;/i&gt; du strasbourgeois Tomi Ungerer n'a rien à voir avec celui du genevois Jean-Jacques Rousseau, notez-le bien ; car Emile est un poulpe. Chez Ungerer, je veux dire, pas chez l'autre. Remarquez, chez l'autre c'est un enfant fictionnel sur lequel Rousseau expérimente ses théories sur l'éducation, alors est-on si loin, finalement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum, je reprends : Emile est un poulpe qui sauve la vie d'un homme, devient une célébrité comme maître baigneur, vient en aide à la police des douanes avant de se décider à retourner vivre dans les profondeurs. Le dessin est tout à fait dans un style Sempé, et les couleurs vert caca et orange rouillée s'appliquent très joliment en aquarelle. Mais alors quel ennui ces histoires de police et de mitraillettes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDGQN-2M1yI/AAAAAAAACcs/w4rtDNtpnX0/s1600-h/Le+G%C3%A9ant+de+Z%C3%A9ralda.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDGQN-2M1yI/AAAAAAAACcs/w4rtDNtpnX0/s320/Le+G%C3%A9ant+de+Z%C3%A9ralda.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202097614472664866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Le Géant de Zeralda&lt;/i&gt; est autrement mieux écrit. Tomi Ungerer s'y amuse à détourner les codes du traditionnel conte d'ogres en ménageant une chute heureuse et très inattendue. Le dessin est élaboré, Ungerer y déploie entre autres choses son talent pour peindre en quelques traits des silhouettes éternelles (la tablée d'ogres est une double page d'anthologie). C'est un livre plein d'appétit pour le dessin lui-même. C'est un livre un peu trop coloré, moins radical que &lt;i&gt;Emile&lt;/i&gt; sur le plan visuel. Plus consensuel, malgré cette étrange couverture sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est avec &lt;i&gt;Otto&lt;/i&gt; que le talent de Tomi Ungerer touche véritablement au génie. Sous-titrée &lt;i&gt;Autobiographie d'un ours en peluche&lt;/i&gt;, cette histoire permet à l'auteur de faire le point sur la Deuxième Guerre mondiale, en se servant sinon de souvenirs personnels ou familiaux, comme l'avait fait Art Spiegelman dans &lt;i&gt;Maus&lt;/i&gt;, tout au moins de choses ressenties, enfouies puis transformées dans la fiction. Otto est cet ours en peluche qui occupe toute la couverture, nous regarde de son air triste, le cœur mal recousu. Il a une tache d'encre violette sur la tête qui ne s'en va pas, souvenir des jeux de deux gamins ; l'un était juif et l'autre pas. David, à qui Otto est offert dans la fin des années 30, est déporté avec ses parents en camp de concentration. Otto, en véritable pantin transbahuté par les événements, passe de mains en mains, jusqu'à arriver dans la vitrine d'un antiquaire, d'où il vous lance ce regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDGQN-2M1zI/AAAAAAAACc0/hWWE2RVLGQI/s1600-h/Otto.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDGQN-2M1zI/AAAAAAAACc0/hWWE2RVLGQI/s320/Otto.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202097614472664882" /&gt;&lt;/a&gt;Otto est un héros picaresque, en somme : valant moins que rien à titre individuel, il est quand même né entre les mains d'une fée. Ayant perdu le bonheur originel auprès de David, il est confronté à des événements qui le dépassent complètement mais sa présence au beau milieu du carnage est capitale pour nous, car ce sont ses yeux qui voient... idem dans l'épisode de la « boucherie héroïque » du &lt;i&gt;Candide&lt;/i&gt; de Voltaire... A la fin, Otto retrouve un certain calme et se met derrière une machine à écrire pour nous raconter son drôle de périple... ce temps arrêté depuis lequel un personnage éponyme nous raconte la suite des événements apparemment sans logique cohérente qui l'ont trimballé à droite puis à gauche, c'est le même &lt;span style="font-style:italic;"&gt;topos&lt;/span&gt; que dans &lt;i&gt;La Vie de Guzman d'Alfarache&lt;/i&gt; de Mateo Aleman, un des premiers romans picaresques espagnols, le même que dans &lt;i&gt;Les Carnets du sous-sol&lt;/i&gt; de Dostoïevski, &lt;i&gt;Qui sait ?&lt;/i&gt; de Maupassant, &lt;i&gt;Molloy&lt;/i&gt; de Samuel Beckett ou &lt;i&gt;Invisible man&lt;/i&gt; de Ralph Ellison. C'est un temps inquiet et incertain d'où l'on raconte son histoire sans chercher à faire preuve de sagesse, sans donner la leçon ni se réincarner en exemple vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps d'où Otto nous raconte sa vie et ses heurts, c'est celui de l'éternel présent. Otto a tout vu mais reste ignorant des yeux et du cœur. Blessé et portant des cicatrices, il ne sait pas que l'homme est mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 volumes réédités aux éd. L'école des loisirs - 5,50 € chaque&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tomi_Ungerer"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Tomi_Ungerer&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-23631267710984494?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/23631267710984494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=23631267710984494&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/23631267710984494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/23631267710984494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/trois-contes-de-tomi-ungerer.html' title='Trois contes de Tomi Ungerer'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDGQNe2M1xI/AAAAAAAACck/jlq7GAKouY4/s72-c/Emile.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8309888893684943087</id><published>2008-05-18T23:38:00.005+02:00</published><updated>2008-05-19T12:56:35.864+02:00</updated><title type='text'>(BD) Désœuvré</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDEvuO2M1wI/AAAAAAAACcc/eL0YX62ZHeU/s1600-h/D%C3%A9s%C5%93uvr%C3%A9.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDEvuO2M1wI/AAAAAAAACcc/eL0YX62ZHeU/s320/D%C3%A9s%C5%93uvr%C3%A9.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201991515895551746" /&gt;&lt;/a&gt;Aux éditions L'Association, la collection "éprouvette" sonne comme un besoin accru d'expérimenter, de mélanger, d'essayer. &lt;i&gt;Désœuvré&lt;/i&gt; de Lewis TRONDHEIM est le premier volume de cette collection et il a paru en début d'année 2005. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trondheim y fait le compte rendu de quelques semaines d'errance consentie. Volant de festivals en dîners, rampant de réceptions en séances de dédicaces, Trondheim vogue et vaque. Il disserte et divague, surtout ; parfois même (souvent ?) il digresse. Son souci ? son tracas ? sa question ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que les dessinateurs vieillissent mal ? Vous remarquerez qu'on est proche d'une question de rhétorique, et Trondheim accumule rapidement les exemples qui prouvent que &lt;i&gt;Oui&lt;/i&gt;, les auteurs de BD vieillissent mal... en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'accroche pas terriblement au dessin de Trondheim, et les premières pages m'ont rebuté. Pourtant, très vite, je me suis laissé prendre par ce volume qui pose quelques questions pertinentes et les illustre d'une façon assez inventive. Trondheim verse à la fois dans la tentation du réalisme où il s'oublie au profit de l'objet qu'il dessine (ce qui le repose de lui-même, dit-il), et dans la vision onirique où les symboles concernant son rapport au métier sont assez clairs (le nez dans le guidon sur un vélo sans frein... ). Sur le plan de la théorie et de l'abstraction, &lt;i&gt;Désœuvré&lt;/i&gt; me plaît assez : il pose de nombreuses questions et n'apporte pas trop facilement des réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Trondheim pêche par l'exemple. Est-ce de la pudeur ? Son personnage autofictif ne critique aucun auteur de sa génération, ni aucun plus jeune que lui. Ce qui lui vaut une remarque de Sfar qui lui dit en substance que plusieurs générations coexistent dans la BD, et que le rapport au métier est nécessairement polymorphe. Est-ce du snobisme ? Trondheim s'en va, carnet à la main, poser sa vaine question à tous les noms reconnus de la BD, histoire de donner du crédit, du poids au résultat. Est-ce de l'ignorance ? Les auteurs de BD cités dans ce volume (ils sont très nombreux), Trondheim le premier, semblent en connaître un rayon sur la biographie de Hergé ou de Franquin, mais ils méconnaissent apparemment les autres champs littéraires, qui procèdent pourtant des même enjeux : enjeux de création, enjeux de renouvellement, enjeux de nécessité. Comment naissent les auteurs ? Le postulat de Trondheim est assez naïf : &lt;i&gt;« (la source d'énergie créatrice) nous vient la plupart du temps d'une adolescence assez solitaire, alors, il fallait bien s'occuper »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le voit, la réflexion est d'une profondeur inégale dans ce volume que l'auteur appelle un "essai". Les lecteurs sont brièvement représentés, mais leurs réponses sont systématiquement balayées du revers de la main (ou d'un coup de poing vengeur) par Trondheim. Tandis que la parole des confrères est évangélique, aussi incomplète soit-elle. Lorsque l'investigation pourrait devenir méthodique, Trondheim s'excuse à peine de ne pas être sociologue, et met fin à son désœuvrement en s'asseyant au bureau, paré pour la prochaine BD. Limite malhonnête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;72 pages, éd. L'Association - 12 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8309888893684943087?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8309888893684943087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8309888893684943087&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8309888893684943087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8309888893684943087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/bd-dsuvr.html' title='(BD) Désœuvré'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDEvuO2M1wI/AAAAAAAACcc/eL0YX62ZHeU/s72-c/D%C3%A9s%C5%93uvr%C3%A9.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4713175981443453975</id><published>2008-05-18T15:45:00.008+02:00</published><updated>2008-05-18T22:33:22.927+02:00</updated><title type='text'>La Vitesse foudroyante du passé</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDA3fO2M1vI/AAAAAAAACcU/WxkMvDJE14g/s1600-h/La+Vitesse+foudroyante+du+pass%C3%A9.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDA3fO2M1vI/AAAAAAAACcU/WxkMvDJE14g/s320/La+Vitesse+foudroyante+du+pass%C3%A9.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201718579313825522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;« Il commença le poème à la table de la cuisine,&lt;br /&gt;une jambe croisée par-dessus l'autre.&lt;br /&gt;Pendant un temps, il écrivit comme si&lt;br /&gt;le résultat ne l'intéressait qu'à moitié. Ce n'était pas&lt;br /&gt;comme s'il n'y avait pas eu assez de poèmes dans le monde.&lt;br /&gt;Le monde avait des poèmes à foison. En outre,&lt;br /&gt;il avait été absent plusieurs mois.&lt;br /&gt;Il n'avait même pas &lt;/i&gt;lu&lt;i&gt; un poème depuis des mois.&lt;br /&gt;C'était quoi, cette vie ? Une vie&lt;br /&gt;où un homme est trop occupé même pour lire des poèmes ?&lt;br /&gt;Pas une vie. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;⎯ extrait de "Un récit"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi aussi, ces derniers mois, je me suis senti trop (pré)occupé pour lire des poèmes, et même des romans. Pourtant la poésie de Raymond CARVER n'a rien d'assommant, rien de dogmatique. Elle est d'un ton apparemment simple, dans la lignée de Prévert ; elle s'attache aux objets nus du quotidien, un peu à la manière de Ponge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'aime surtout dans ce recueil, ce n'est pas lorsque Carver noircit des pages sur la pêche à la truite, mais lorsqu'il trahit ses proches en faisant un poème d'une conversation téléphonique, d'un rêve prémonitoire, d'une engueulade au pied du lit. Il sait faire preuve d'un sens de l'intime que n'ont que certains grands auteurs américains. J'adore les poèmes où Carver évoque son ex-femme, ayant manifestement peur de la blesser il en dit beaucoup quand même. J'admire ceux où il dépeint gentiment sa mère en profiteuse et ses propres enfants en dégénérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant rien n'est glauque, ni voyeur, ni méchant. C'est une poésie "humaine", proche du témoignage au jour le jour. Cela confine au journal intime tout en usant d'éléments classiques d'un récit à suspense. La plupart des poèmes ne traduisent rien de plus qu'une ambiance fugace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Nous avons échangé quelques mots.&lt;br /&gt;Je ne me rappelle plus lesquels. Le genre&lt;br /&gt;de choses rassurantes que les gens&lt;br /&gt;qui s'aiment se disent l'un à l'autre&lt;br /&gt;à une heure pareille dans une situation aussi&lt;br /&gt;étrange. Je me rappelle en revanche&lt;br /&gt;que tu as dit qu'il faisait assez&lt;br /&gt;clair dans la chambre pour voir&lt;br /&gt;les cernes sous mes yeux. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;⎯ extrait de "Circulation"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce recueil intitulé &lt;i&gt;Ultramarine&lt;/i&gt; dans la version originale compte parmi les dernières pages écrites par Raymond Carver, mort en 1988 et considéré aujourd'hui comme l'une des plus belles plumes américaines de la fin du XXè s. C'est banal mais c'est profond. "Le Stylo" et "La Cabine téléphonique", en particulier, sont entrés au panthéon des mes poèmes préférés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;183 pages, éd. de l'Olivier - 15 €&lt;br /&gt;Présentation ci-contre : coll. Points Seuil - 6 €&lt;br /&gt;Raymond Carver est sur Wikipedia &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Carver"&gt;en français&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Raymond_Carver"&gt;en anglais&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4713175981443453975?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4713175981443453975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4713175981443453975&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4713175981443453975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4713175981443453975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/la-vitesse-foudroyante-du-pass.html' title='La Vitesse foudroyante du passé'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SDA3fO2M1vI/AAAAAAAACcU/WxkMvDJE14g/s72-c/La+Vitesse+foudroyante+du+pass%C3%A9.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7586382291210204727</id><published>2008-05-16T15:22:00.006+02:00</published><updated>2008-05-16T18:34:05.262+02:00</updated><title type='text'>Babyji</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SC2R2O2M1uI/AAAAAAAACcM/KBA0U2ANP9M/s1600-h/Babyji.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SC2R2O2M1uI/AAAAAAAACcM/KBA0U2ANP9M/s320/Babyji.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200973505567184610" /&gt;&lt;/a&gt;En 2005, l'écrivaine Abha DAWESAR publie &lt;i&gt;Babyji&lt;/i&gt;, un roman traduit de l'anglais (Inde) en 2007. C'est après &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/05/swap.html"&gt;&lt;i&gt;Swap&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; ma deuxième "tête de gondole" du mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La narratrice, Anamika, est une lycéenne de 17 ans, élève exemplaire, amie fidèle, fille modèle. Elle est "Premier Préfet" de son école, ce qui signifie qu'on lui a attribué pour un an une fonction distinctive, honorifique, qui lui donne autorité sur ses camarades et la situe entre les adultes et les adolescents. Le récit englobe une tranche de vie d'à peine quelques semaines et raconte l'éveil de Anamika, surnommée "Babyji", à la légendaire sensualité du pays du &lt;i&gt;Kama-Sutra&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Delhi est une ville où tout se passe dans la clandestinité. »&lt;/i&gt; Ce sont les premiers mots d'Anamika, et ses premières amours vont en effet s'épanouir à l'abri du regard de ses parents et des adultes qui, au lycée, lui ont attribué un caractère tellement "sérieux". En quelques jours seulement, Anamika part à la découverte de sa sexualité en tombant dans les bras de trois femmes : une camarade de classe, une bonne et une femme plus âgée qui pourrait être sa mère. La gent masculine n'a plus qu'à faire la queue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 446 pages qui se lisent vite et sans prise de tête, Adha Dawesar nous dévoile à la fois le caractère de son personnage éponyme, mais aussi les codes et des tabous de la société moderne, dans cette Inde que le reste du monde regarde. Les castes existent encore, mais il y a des bouillonnements, des turbulences dans l'ordre établi. Tandis que les parents d'Anamika, fonctionnaires éclairés, entreprennent d'éduquer leur nouvelle bonne pour la libérer de sa condition et des maux qui rongent les siens (alcoolisme, barrière linguistique, ghettos... ), des lycéens &lt;i&gt;brahmin&lt;/i&gt; s'immolent pour protester contre un projet gouvernemental visant à instaurer des quotas égalitaires caste par caste pour l'accès à l'enseignement supérieur. Anamika elle-même fait le projet de poursuivre ses brillantes études aux Etats-Unis, mais ses deux meilleurs amis ne comprennent pas qu'elle puisse abandonner la mère Patrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Babyji surnomme justement son amante la plus âgée &lt;i&gt;Linde&lt;/i&gt; ; c'est un peu sa mère et un peu son pays. Cela vous donne une idée des astuces que déploie Abha Dawesar pour resserrer son intrigue et faire de ce roman d'initiation sexuelle un roman politique. C'est très certainement le roman d'une génération en Inde, et tout est fait pour le faire ressentir au lecteur étranger. La traduction de l'anglais par Isabelle Reinharez me paraît (une fois n'est pas coutume) très subtile, en ce qu'elle garde un certain nombre de termes dans la langue hindi, quand ils renvoient à des objets ou des notions du quotidien proprement indien. Cela permet à la fois de se projeter dans l'histoire de Anamika, sans jamais oublier que cette histoire ne peut se passer qu'en Inde à l'époque contemporaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc une tête de gondole d'une grande qualité d'écriture, et qui se lit sans effort. Je vous en recommande chaudement la lecture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;446 pages, &lt;a href="http://www.editions-heloisedormesson.com/"&gt;éd. Héloïse d'Ormesson&lt;/a&gt; - 22 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7586382291210204727?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7586382291210204727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7586382291210204727&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7586382291210204727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7586382291210204727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/babyji.html' title='Babyji'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SC2R2O2M1uI/AAAAAAAACcM/KBA0U2ANP9M/s72-c/Babyji.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-381866535534766879</id><published>2008-05-11T10:28:00.005+02:00</published><updated>2008-05-12T12:34:43.139+02:00</updated><title type='text'>1968</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SCgIeu2M1lI/AAAAAAAACbE/KrV5z5K2HXM/s1600-h/1968+Depardon.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SCgIeu2M1lI/AAAAAAAACbE/KrV5z5K2HXM/s320/1968+Depardon.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199415093863700050" /&gt;&lt;/a&gt;Est-ce qu'on peut lire un livre de photos ? Je le pense. Non pas forcément de façon linéaire et continue, comme un roman.  Mais par fragments discontinus, par petites touches, au fil des jours. C'est de cette manière, en tout cas, que j'ai entamé en 1997 la lecture de &lt;i&gt;La Photographie du XXè siècle&lt;/i&gt;, un superbe pavé édité par Taschen. Je n'ai pas encore tout lu, mais je relis beaucoup ; et plus je relis, plus je relie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'image crée du lien encore plus vite que le texte, simplement par promiscuité. Depuis que je me suis remis à la photo argentique, au plaisir de composer lentement et d'ajuster la mise au point, je m'en rends compte de nouveau. Le pouvoir de suggestion de l'image est très fort dans nos sociétés, particulièrement lorsque l'image n'est pas bombardée de textes explicatifs, justificatifs, ou pire : didactique. L'émotion a la part de l'ange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu dans cette optique que paraît &lt;i&gt;1968&lt;/i&gt; de Raymond DEPARDON. Voici une centaine de pages de papier glacé regroupant plus d'une centaine de photos du reporter, cofondateur de l'agence Gamma. Du beau noir et blanc, et juste assez de texte (pas trop) pour nous présenter le contexte. Une sorte de « best-of », puisque ces quelques photos sont choisies parmi les 835 planches-contact enregistrées au nom de Depardon par le labo de l'agence Gamma pour la seule année 1968...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pérégrinations de Depardon ne m'ont pas laissé m'ennuyer, même lorsque j'ai parcouru le livre dans le sens de lecture habituel. En 1968, Depardon passe de Brigitte Bardot à Christian Cabrol, de Mireille Mathieu à Jacques Chirac, de Hervé Vilar à Jean Genet, de Jean-Luc Godard à Johnny Hallyday, de Richard Nixon aux Black Panthers, de Maurice Chevalier à Allen Ginsberg. En 1968, Depardon parvient presque tout à fait à éviter mai 1968 à Paris. Lui qui se dit rural laisse ces photos là à son collègue et ami, Gilles Caron, qui sera assassiné en 1970 par les Khmers rouges. Après coup, n'ayant assisté à rien, il ne saisit pas les proportions de ce "rêve général" à la française. Ecrasé par les événements de l'année 1968 à l'échelle mondiale, le joli mois de mai parisien n'est pour Depardon que synonyme de grande désillusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les besoins de la mise en page, les photos prises au format "paysage" sont réduites à la taille de vignettes, quelle faute ! Mais c'est le seul bémol à cette symphonie en noir et blanc. Les allers-retours permanents de Depardon entre la politique et le show-biz n'en sont pas moins éloquents, ni les portraits absolument saisissants. Comment résumer à quelques mots le double portrait de Romain Gary et Jean Seberg ? Les poings gantés de noir des athlètes américains aux J.O. de Mexico ? Les fleurs opposées aux fusils pendant les manifestations contre la guerre au Vietnam ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce volume, ici et là, l'image est au-delà du mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Env. 100 pages, coll. Points Seuil&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-381866535534766879?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/381866535534766879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=381866535534766879&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/381866535534766879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/381866535534766879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/1968.html' title='1968'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SCgIeu2M1lI/AAAAAAAACbE/KrV5z5K2HXM/s72-c/1968+Depardon.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7177733167885746798</id><published>2008-05-05T14:38:00.003+02:00</published><updated>2008-05-06T08:51:31.908+02:00</updated><title type='text'>Swap</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SB8Ah5FMxWI/AAAAAAAACYw/HhKpRN2pRzQ/s1600-h/Swap.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SB8Ah5FMxWI/AAAAAAAACYw/HhKpRN2pRzQ/s320/Swap.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196873077267154274" /&gt;&lt;/a&gt;Anthony MOORE a écrit &lt;i&gt;The Swap&lt;/i&gt; en 2007, et je l’ai trouvé sous sa reliure Biblioteca « réservée aux bibliothèques » en avril 2008, sur un présentoir à nouveautés, en tête de gondole de la médiathèque du coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le roman actuel que tous les fanatiques de comics américains doivent avoir lu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Harvey se rend depuis des années à la réunion des anciens du lycée de Saint Ives, dans les Cornouailles britanniques. Cette année, c’est la vingtième édition. Bleeder Odd sera-t-il présent lui aussi, exceptionnellement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qui est Bleeder Odd, me direz-vous ? Charles Odd, de son vrai nom, est le gamin qui se faisait persécuter par tous les autres lorsque Harvey était au lycée de Saint Ives. Même lui participait à ces petits jeux innocents : insulter Charles, le frapper, tourner autour de sa maison à vélo en chantant des chansons enfantines qui se terminaient par &lt;i&gt;« et sa mère est une pute »&lt;/i&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, Harvey prend Charles en pitié et lui cède une de ses BD, &lt;i&gt;Superman numéro un&lt;/i&gt;, contre un vulgaire lacet en plastique. Vingt ans plus tard, Harvey tient un anonyme magasin de BD à Londres et le &lt;i&gt;Superman numéro un&lt;/i&gt;, quasiment introuvable, a pris plusieurs dizaines de milliers de livres de valeur chaque année…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… et cette année, Bleeder – euh, Charles – est venu à la réunion des anciens ! Harvey l’accoste, fébrile, et en vient peu à peu à lui reparler de leur échange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la réunion, la vieille Odd est retrouvée égorgée dans sa cave et le &lt;i&gt;Superman numéro un&lt;/i&gt;, que Bleeder – euh, Charles – avait précieusement conservé pendant ces vingt années, a bizarrement disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Swap&lt;/i&gt;, derrière ses petits airs de roman pour ados, se mêle donc d’être également une sorte de polar. L’intrigue est pourvue d’un héro auto-dérisoire tout comme chez quelques auteurs déjà présentés ici (Charles Williams, Stuart Kaminsky et Richard Brautigan en tête) qui permet au narrateur quelques effets moitié faciles, moitié « cools ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce roman sent aussi la mauvaise traduction à plein nez, voire le manque de style. Du coup, ça ne se lit même pas d’une traite, mais plutôt laborieusement. Il n’y a qu’un pas du divertissement à l’ennui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Sans aucune rancœur, Allen effectua un demi-tour impeccable, en trois manœuvres, au milieu de la circulation et repartit à toute allure… pendant au moins quarante mètres avant de se retrouver pris dans les embouteillages incessants qui composent le système routier&lt;/i&gt; (sic) &lt;i&gt;londonien »&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Le style et les représentations inconscientes de ce roman sont, à l’image du trafic londonien qu’il tente de décrire, légèrement embouteillés. Ça fonctionne lorsqu’il s’agit de faire le portrait d’un esprit étriqué, celui de Harvey. Mais l’embouteillage est ici systématique : les paysages sont bouchés, à l’image du bled originel ; les familles se marchent sur les pieds ; les amis ne se veulent que du mal ; le travail n’est qu’avilissant ; la vie n’existe pas après l’adolescence ; et bien évidemment l’amour n’est qu’une histoire de fantasme sexuels qu’on peut assouvir, ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bukowski n’aurait peut-être pas dit autre chose, mais il l’aurait certainement fait avec une caractéristique qui manque ici cruellement : l’ambition. L’argument n’est pas bête, mais il lui manque de l’ambition dans le style, du travail dans l’intrigue, de la justesse dans les portraits et les dialogues...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, Anthony Moore n’a plus qu’à devenir écrivain, et son éditeur pourra peut-être alors le faire passer pour le nouveau Nick Hornby.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;350 pages, éd. Liane Levy - 19 €&lt;br /&gt;... et pour les geek littéraires, un "swap" c'est aussi &lt;a href="http://swapnoircestnoir.blogspot.com/"&gt;ceci&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7177733167885746798?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7177733167885746798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7177733167885746798&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7177733167885746798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7177733167885746798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/05/swap.html' title='Swap'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SB8Ah5FMxWI/AAAAAAAACYw/HhKpRN2pRzQ/s72-c/Swap.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6446625159228526712</id><published>2008-04-28T13:58:00.006+02:00</published><updated>2008-04-28T14:27:18.586+02:00</updated><title type='text'>(BD) Ulysse</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SA0ESSGC7zI/AAAAAAAACT4/aEKAUGiivdc/s1600-h/Ulysse.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SA0ESSGC7zI/AAAAAAAACT4/aEKAUGiivdc/s320/Ulysse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191810657569402674" /&gt;&lt;/a&gt;SFAR &amp; BLAIN sont partis pour une nouvelle série : ça s'appelle &lt;i&gt;Socrate le demi-chien&lt;/i&gt;. Je vous avais déjà présenté le premier tome, &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-hracls.html"&gt;"Héraclès"&lt;/a&gt; ; voici le second, "Ulysse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Socrate n'est pas un demi-chien en réalité. En réalité, c'est surtout un être de fiction. Philosophe grec, il a pour disciple un certain Platon. Et c'est par son disciple, uniquement par témoignages indirects, que la philosophie de Socrate nous est (supposément) connue. Socrate, c'est donc le personnage qu'invente Platon pour philosopher à bâtons rompus. &lt;i&gt;Invente&lt;/i&gt;, oui : c'est de l'alter-fiction, si vous préférez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des haltères et du bâton, il en reste quelques traces dans la BD de Sfar &amp; Blain. Héraclès est un grand gaillard à peine costaud, et son chien Socrate un gringalet. Signalons toutefois qu'il reste entier, pour ne pas dire intègre. Il n'est pas plus &lt;i&gt;demi&lt;/i&gt; qu'une lune, et tout aussi lunatique. Vieux disque, vieille rengaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Héraclès consomme des aventures et aussi des aventures. Il est inconscient plutôt que courageux, rustre plutôt que séducteur. Et Socrate le suit comme son chien. Ou bien : Socrate est un chien errant qui ne craint que le bâton de son maître, musclé façon gonflette aux haltères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, le premier tome était déjà pas mal, si je me souviens bien (la flemme de me relire). Mais celui-ci est encore mieux, si je me souviens bien (la flemme de me relire). Héraclès fait copain copine avec Homère et part en mer, car Homère est le poète de la mer, assurément. Socrate n'attrape pas le mal de mer, mais coincé entre ces deux mâles poilus, il y laisse quelques touffes des siens (de poils) et une amoureuse. Parce que l'amoureuse de Socrate pour H&amp;H ne vaut pas plus qu'une touffe et deux seins (sans poils). C'est qu'ils sont rugueux, les marins d'eau douce. Pas du genre à se laisser dorloter, les musclés. N'ont pas besoin d'un laidron en guise d'édredon, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Homère et Héraclès ont en commun le goût dévorant des belles femmes ; ils se les prêtent, même. Et se prêtent aussi l'un à l'autre, vaguement au creux des vagues. Bref ils ont tout de l'ado si l'ado est cette créature un peu andogyne qui découvre qu'il a du poil, des muscles, un zizi, et qu'aucune femme n'arrivera jamais à la hauteur du souvenir qu'il a de sa maman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça tombe bien, dites donc : le troisième tome s'appelle "Œdipe".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48 pages, Poisson Pilote - 10 €&lt;br /&gt;Pour se cultiver : &lt;a href"http://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6446625159228526712?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6446625159228526712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6446625159228526712&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6446625159228526712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6446625159228526712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/04/bd-ulysse.html' title='(BD) Ulysse'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/SA0ESSGC7zI/AAAAAAAACT4/aEKAUGiivdc/s72-c/Ulysse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-403846780791305269</id><published>2008-04-02T20:18:00.003+02:00</published><updated>2008-05-17T15:49:49.845+02:00</updated><title type='text'>Vieil Ange de Minuit</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R_PSX7vUzGI/AAAAAAAACTQ/xno7kfLfzvg/s1600-h/Vieil+ange+de+minuit.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R_PSX7vUzGI/AAAAAAAACTQ/xno7kfLfzvg/s320/Vieil+ange+de+minuit.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184718904648584290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Vieil Ange de Minuit&lt;/em&gt; a paru en 1998 aux éditions Gallimard, en même temps que paraissait aux éditions Denoël ce qui reste probablement mon roman préféré de Jack KEROUAC : &lt;em&gt;Anges de la désolation&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Vieil Ange de Minuit&lt;/em&gt;, old midnight angel, « vieil ange de la mi-nuit » comme l'appelle Kerouac dans sa langue kanuk maternelle, c'est d'abord l'ange inspirateur, celui qui inspire une vision à Jack. C'est ensuite une figure métaphysique, sorte de compilation du Bouddha, des divinités mexicaines, des idoles de toutes sortes et du petit Jésus lui-même : le récit commence un vendredi saint. C'est enfin celui qui revêt toutes les figures du passé, ou qui les convoque au moins : William Burroughs, Allen Ginsberg, Neal Cassady, et toutes les femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, les femmes dans l'œuvre de Kerouac ! Il y a de quoi faire une thèse, si ce n'est déjà fait. Ici, dans ce délire presque incontrôlé, les femmes prennent le plus souvent la part de l'ange : il vaut encore mieux qu'elles s'évaporent complètement, tant elles ne sont pas mises à l'honneur. A part Mémère, bien entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, je ne vous cacherai pas que la lecture de ce carnet d'impressions est assez indigeste. Totalement, même, si vous attaquez l'hermétique forteresse par le biais de la préface : du grand n'importe quoi, ou comment fabriquer du jus de cerveau à base d'œufs à la coque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc un texte qu'il vaut mieux lire par petits bouts, comme on aurait une suite de "visions". Le terme de "vision" était d'ailleurs cher à Kerouac (ce que n'est pas foutu de dire l'embouché préfaceur), à mon sens parce qu'il mêle le sens religieux au sens simplement mémoriel, et que tous deux sont primordiaux dans les récits de Kerouac : transcendance et mémoire, souvenir et vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A réserver je le crains aux fanatiques de Kerouac, dont je suis. Sauf à vouloir se dégoûter d'aller plus loin. C'est-à-dire de découvrir les récits comme &lt;em&gt;Visions de Cody&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Visions de Gérard&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Docteur Sax&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Maggie Cassidy&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;66 pages, publié avec deux autres textes courts aux éd. Gallimard - 11,90 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-403846780791305269?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/403846780791305269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=403846780791305269&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/403846780791305269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/403846780791305269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/04/vieil-ange-de-minuit.html' title='Vieil Ange de Minuit'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R_PSX7vUzGI/AAAAAAAACTQ/xno7kfLfzvg/s72-c/Vieil+ange+de+minuit.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7320942048805269675</id><published>2008-03-30T07:54:00.003+02:00</published><updated>2008-04-01T08:40:36.851+02:00</updated><title type='text'>Les Mandarins II</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R_HW17vUzCI/AAAAAAAACSw/ZwHK1dKL6_Y/s1600-h/Les+Mandarins+II.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R_HW17vUzCI/AAAAAAAACSw/ZwHK1dKL6_Y/s320/Les+Mandarins+II.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184160868137749538" /&gt;&lt;/a&gt;Le deuxième tome des &lt;em&gt;Mandarins&lt;/em&gt; est d'une lecture beaucoup plus agréable que le premier, à mon avis. En effet, Paule part dès les premières pages faire le voyage prévu aux Etats-Unis... et y rencontre Lewis lorsqu'elle échoue à Chicago.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or Lewis est à Paule ce que &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/lettres-nelson-algren_30.html"&gt;Nelson Algren&lt;/a&gt; est à Simone DE BEAUVOIR, ou peu s'en faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'alternance continue donc, comme dans le &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/02/les-mandarins-i.html"&gt;premier tome&lt;/a&gt;, entre des chapitres à la troisième personne qui focalisent l'attention sur Henri et Dubreuilh, nos deux intellectuels engagés, et des chapitres à la première personne qui sont le récit de plus en plus intime de Paule. Au départ, sur ce(ux) qui l'entoure ; petit à petit, sur ce(lui) qui l'anime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chapitre sur deux m'a dès lors paru passionnant. Il me rappelait non seulement &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/lettres-nelson-algren_30.html"&gt;l'amour transatlantique de Beauvoir et Algren&lt;/a&gt;, mais aussi la lecture de &lt;em&gt;L'Amérique au jour le jour 1947&lt;/em&gt;, forcément. Une même expérience pour combien de livres différents, combien de façons de raconter, pour combien de facettes à ce prisme existentialiste, qui sert à dire ce bout de vie d'une femme de quarante ans, qui a cru renaître ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Années 1920 : Beauvoir rencontre Sartre, elle renaît intellectuellement et commence son "solde de tout compte" familial. 1947 : Beauvoir à presque quarante ans est une jeune amoureuse et redécouvre qu'elle a un corps. C'est vers la même époque, après la rencontre avec Algren, qu'elle commence à écrire &lt;em&gt;Le Deuxième sexe&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir aux &lt;em&gt;Mandarins&lt;/em&gt;, ce deuxième tome raconte l'évolution et les aboutissements à moyen terme des désillusions de nos personnages principaux, qui ressemblent énormément à Sartre, Beauvoir et consorts sans être jamais vraiment si proches que cela des originaux. Alors que la revue politique de Dubreuilh se casse la gueule, Henri revoit ses idéaux à la lumière de ses coucheries avec une jeune midinette qui, il n'y a pas si longtemps, divertissait les Allemands. Il en vient même, par conflit d'intérêts, à faire un faux témoignage pour sauver un ancien collabo. Nadine, la fille de Robert Dubreuilh et de Paule, peu à peu s'apaise, et retourne vers Henri. Dans une Europe en paix mais qui semble préparer la prochaine guerre, ils prévoient de s'échapper en Italie, surtout pour échapper à la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains passages, ceux qui analysent les cas de conscience de Dubreuilh et Henri (entre autres), sont parfois franchement indigestes, d'autant que l'eau a coulé sous les ponts, que la Guerre froide a eu lieu et que l'Occupation nazie a été digérée. Mais comme je le disais plus haut, toutes les pages qui racontent l'amour de Paule et Lewis sont encore brûlantes. La franchise et le ton direct de Beauvoir y sont surprenants pour une époque encore tellement soumise aux tabous et à l'idée du pêché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Psychanalyste et intellectuelle, Paule est une femme moderne plus que toute autre : c'est par son corps qu'elle goûte à sa liberté. En faisant l'amour du soir au matin avec l'homme qu'elle aime, Paule renvoie les débats politiques les plus sérieux de son époque à de vaines masturbations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moralité : rien de sert de palabrer, il faut jouir à point. Il fallait mille et deux pages pour en arriver à cette conclusion qui en ravira plus d'un(e).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;501 pages, coll. Folio - 7,40 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7320942048805269675?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7320942048805269675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7320942048805269675&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7320942048805269675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7320942048805269675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/04/les-mandarins-ii.html' title='Les Mandarins II'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R_HW17vUzCI/AAAAAAAACSw/ZwHK1dKL6_Y/s72-c/Les+Mandarins+II.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-76413813294515508</id><published>2008-03-26T15:33:00.005+01:00</published><updated>2008-03-26T15:58:50.179+01:00</updated><title type='text'>J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R-piL7vUy8I/AAAAAAAACSA/Pt5DZtY-PI8/s1600-h/J%27ai+quinze+ans....png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R-piL7vUy8I/AAAAAAAACSA/Pt5DZtY-PI8/s320/J%27ai+quinze+ans....png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182062278397447106" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai lu ce roman dans ma tendre adolescence, et il m'a durablement marqué. &lt;em&gt;J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir&lt;/em&gt;, suivi de &lt;em&gt;Il n'est pas si facile de vivre&lt;/em&gt;, forcément, ce sont des titres qui accrochent lorsqu'on a quinze ans. C'était Pénélope, 4èmeC, qui l'avait lu avant moi. Plus tard, elle a lu l'incroyable &lt;em&gt;Tante Julia et le scribouillard&lt;/em&gt; de Julio Vargas Llosa, et après je l'ai lu, sous la canadienne à Tréboul plage. Pénélope connaissait aussi toute l'œuvre de Janine Boissard, mais là je n'ai pas suivi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum... Revenons-en à &lt;em&gt;J'ai quinze ans...&lt;/em&gt; : vous connaissez ? Vous avez lu ? C'est probable... Quoi qu'il en soit, une lectrice du BàL nous raffraîchit la mémoire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce très court roman d’une centaine de pages est le récit du siège de Budapest, tenu par les Allemands contre les Russes, vécu de l’intérieur d’une cave d’immeuble, sombre, humide et peuplée de tous les locataires. La narratrice a 15 ans et passe le temps en lisant ce qu’elle a pu emporter : Balzac et Dickens surtout. Entre les grandes mesquineries des uns et les petits exploits glorieux des autres, l’adolescente raconte sans emphase ni apitoiement  les morts violentes, l’omniprésence des cadavres, la lutte pour trouver à manger et à boire,  les lectures et l’écriture de son journal  à la lueur d’une misérable bougie de saindoux, l’arrivée des Russes qui n’apporte pas la paix attendue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce récit autobiographique de Christine ARNOTHY très prenant, très émouvant et plein de justesse, est écrit avec la rage d’une jeune fille à qui la guerre vole son adolescence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il n’est pas si facile de vivre&lt;/span&gt; raconte la suite : la fuite clandestine, l’arrivée à Vienne, divisée en quatre par les vainqueurs, le statut de réfugiés clandestins. Puis, l’aventure en solo de Christine qui passe en France. Affaiblie par plusieurs mois de privations, elle doit s’adapter à un pays nouveau mais rêvé et idéalisé, loin d’être si accueillant que le prétend sa  réputation. Les familles bourgeoises qui emploient la jeune femme de vingt ans comme nurse sont incapables d’imaginer ce qu’elle a subi, et se montrent souvent hautaines. Malgré cela, un désir tenace maintient Christine dans la volonté d’exister : écrire son premier roman, « avoir des enfants et des lecteurs ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman semble plus posé que le précédent, plus amer aussi.  Mais il permet de mieux se rendre compte de ce que subissent les immigrés, qu’ils soient réfugiés ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;286 pages, coll. Livre de Poche - 4,75 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-76413813294515508?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/76413813294515508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=76413813294515508&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/76413813294515508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/76413813294515508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/03/jai-quinze-ans-et-je-ne-veux-pas-mourir.html' title='J&apos;ai quinze ans et je ne veux pas mourir'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R-piL7vUy8I/AAAAAAAACSA/Pt5DZtY-PI8/s72-c/J%27ai+quinze+ans....png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1932511321131796291</id><published>2008-03-11T20:34:00.003+01:00</published><updated>2008-03-12T11:20:38.072+01:00</updated><title type='text'>Marguerite et Minon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R9bjLiLS_eI/AAAAAAAACRQ/HTcNQ38kuJw/s1600-h/Marguerite+et+Minon.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R9bjLiLS_eI/AAAAAAAACRQ/HTcNQ38kuJw/s320/Marguerite+et+Minon.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176574609001217506" /&gt;&lt;/a&gt;Le volume s'est un peu fait attendre, mais ai-je le droit de faire l'impatient alors qu'on me l'a offert ? Voici en effet le deuxième livre de cette deuxième opération "Masse Critique" : &lt;em&gt;Marguerite et Minon&lt;/em&gt;, un album jeunesse destiné aux plus jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première impression est colorée, le volume est agréable dans les mains des parents, et les pages sont solides pour celles des enfants... La mise en page est aérée et généreuse, les dessins et le textes s'inscrivent sur un fond blanc quasi indifférencié : peu d'objets ou de meubles entrent dans le décor qui est représenté, et c'est plutôt à l'enfant de reconstruire par l'imagination... ce qui ne figure pas sur la page, ce qui n'est que suggéré par l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dessins utilisent deux techniques plutôt étrangères l'une à l'autre : l'encre noire (fuseau ?) et le "gribouillis" (crayons de cire ?). Cela donne un style éclectique agréable pour l'œil, et permet à l'auteur de poser des ambiances contrastées : inquiétante, gaie, légère, triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan du dessin, c'est un sans faute, et à la relecture - immédiate ! - du volume, ça fonctionne encore mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, cent fois hélas, il y a un &lt;em&gt;hic&lt;/em&gt; : l'histoire. Certes le texte est plutôt simple, aisément mémorisable. Des mots sont mis en avant, de sorte que la lecture faite par un "grand" peut facilement trouver des repères pour poser des intonations qui feront réagir le "vrai" lecteur : celui qui ne lit pas mais qui écoute dans un silence religieux... Mais dans le texte déjà apparaît la faiblesse de &lt;em&gt;Marguerite et Minon&lt;/em&gt; : l'histoire n'est composée que d'une succession de "Quand Marguerite fait ceci, alors Minon fait cela", avec une petite fille dans le rôle de Marguerite, et un chat pantouflard dans celui de Minon. Au départ, ça peut sembler mignon... mais on attend désespérément un événement, un peu d'inattendu... voire, plus grave : un thème ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut-être ringard de voir la littérature jeunesse à travers cette vieille école du thème abordé, mais dans le cas de ce volume, il m'apparaît que le thème fait vraiment défaut : on referme le volume, après deux lectures successives, sans avoir la moindre envie d'y revenir. Malgré le dessin très sympa, malgré un style plutôt affirmé, malgré la relative simplicité du ton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça donne le sentiment que ce petit volume n'est qu'esthétique. Un caprice d'auteur qui oublie complètement celui ou celle à qui il s'adresse. Dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20 pages, éd. Art et poésie - 9,50 €&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com"&gt;&lt;img src="http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg" alt="livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com"  title="livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1932511321131796291?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1932511321131796291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1932511321131796291&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1932511321131796291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1932511321131796291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/03/marguerite-et-minon.html' title='Marguerite et Minon'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R9bjLiLS_eI/AAAAAAAACRQ/HTcNQ38kuJw/s72-c/Marguerite+et+Minon.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7479018463761089040</id><published>2008-03-06T13:21:00.005+01:00</published><updated>2008-03-06T14:00:54.367+01:00</updated><title type='text'>(BD) Ma vie est tout à fait fascinante</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R8_nBRYMBeI/AAAAAAAACRE/OB42rSffnCg/s1600-h/Ma+vie+est+tout+%C3%A0+fait+fascinante.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R8_nBRYMBeI/AAAAAAAACRE/OB42rSffnCg/s320/Ma+vie+est+tout+%C3%A0+fait+fascinante.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174608505902728674" /&gt;&lt;/a&gt;Après avoir hébergé sur cette page pendant plusieurs semaines une jolie publicité pour cette B.D., avouez qu'il était temps que je la lise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ma vie est tout à fait fascinante&lt;/span&gt;, c'est la version papier de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ma vie est tout à fait fascinante&lt;/span&gt;. Jusque là, vous suivez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, parce que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ma vie est tout à fait fascinante&lt;/span&gt;, c'est un des meilleurs blogs BD que je connaisse (d'aucuns diront que je n'en connais pas assez... faciiiile... ). Il est l'œuvre désopilante et néanmoins quotidienne de Pénélope BAGIEU, alias Pénélope Jolicœur. Ceux qui me lisent savent à quel point je me moque de la bio des auteurs, alors ne me demandez pas si ladite Pénélope travaille dans la pub à Paris, si elle a dans les 25 ans, si elle a un copain, si elle s'est acheté un nouvel iMac l'hiver dernier, si elle aime les macarons, si elle veut qu'on l'appelle Mademoiselle et pas Madame, si elle apprécie qu'on l'arrête dans la rue pour lui dire qu'elle est ravissante : je n'en sais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous trouverez dans ces 94 pages certains des meilleurs dessins de ces derniers mois tirés du blog. Je suppose que d'autres sont inédits, mais n'ayant pas la prétention d'avoir recensé chaque dessin, chaque élucubration ni chaque nouvelle paire de chaussures de Pénélope Joliœur (ou de son personnage autofictif), je ne peux rien garantir là non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que contrairement à la lecture de ce billet, aussi barbante que son écriture, celle de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ma vie est tout à fait fascinante&lt;/span&gt;... est tout à fait fascinante. Au moins autant que le suggère la couverture. On pourrait croire que Pénélope n'écrit que pour les filles, mais c'est même pas vrai : moi qui suis un gars (si, si : je vous jure), j'A-DO-RE Pénélope et ses aventures décalées, déshabillées, décuitées, décaféinées... voyez, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc je confirme, je persiste, je signe, je crache, je jure et si je mens je vais en enfer : achetez(-vous) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ma vie est tout à fait fascinante&lt;/span&gt; : c'est trop de la balle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trait semble simple ? Oui il semble. Les mises en scène semblent dépouillées ? Certainement, elles le semblent : elles sont quotidiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en réalité, je trouve que la mise en page, bien qu'étant un exercice quotidien et donc forcément répétitif sur un blog, est très variée et très inventive dans ce tome. Les couleurs sont chatoyantes. On n'arrête pas de se reconnaître dans les situations toute bêtes qui sont dépeintes. Il y a un art du dérisoire qui peut rappeler Sempé. Il y a un art des situations récurrentes (la banquière, le bureau, le vélib... ) hérité des grands maîtres du strip quotidien : Schulz, Quino ou du dessin de presse : Plantu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car finalement, le blog BD est bien cette version moderne du dessin de presse, à l'heure où la presse est en grande difficulté pour survivre. Les auteurs comme Pénélope Jolicœur, en s'auto-éditant, gagnent une liberté de ton... et héritent bien entendu de contraintes fortes, comme celle de publier un dessin par jour, de ne pas commettre de faux pas, de garder du temps pour une activité qui permet de continuer à manger...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pénélope mène tout cela avec brio, même si, lorsqu'elle nous emmène avec elle dans les coulisses de son succès (d'estime), on en a des frissons pour elle, comme pour tous ceux qui s'acharnent à vivre de leur art, et qui le méritent tellement : Boulet, Miss Gally et tant d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;94 pages, éd. Jean-Claude Gawsewitch - 15 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7479018463761089040?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7479018463761089040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7479018463761089040&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7479018463761089040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7479018463761089040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/03/bd-ma-vie-est-tout-fait-fascinante.html' title='(BD) Ma vie est tout à fait fascinante'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R8_nBRYMBeI/AAAAAAAACRE/OB42rSffnCg/s72-c/Ma+vie+est+tout+%C3%A0+fait+fascinante.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7490849536779335422</id><published>2008-02-22T16:09:00.007+01:00</published><updated>2008-02-23T02:59:33.442+01:00</updated><title type='text'>Mort et vie d'Edith Stein</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R77swokBapI/AAAAAAAACJY/diXAyBEvvZ8/s1600-h/Mort+et+vie+d%27Edith+Stein.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R77swokBapI/AAAAAAAACJY/diXAyBEvvZ8/s320/Mort+et+vie+d%27Edith+Stein.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169829742534290066" /&gt;&lt;/a&gt;Yann MOIX a un talent insolent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'insolence, personnellement, je m'en doutais déjà : depuis la première fois où je l'ai vu dans le petit écran, et toutes les très nombreuses fois qui ont suivi, j'en étais de plus en plus persuadé. Insolent, imbu de lui-même, impertinent (dans le sens pas pertinent) et finalement - plus embêtant -  aussi inoffensif qu'un littérateur précoce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour le talent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avoue : je me suis laissé surprendre par la lecture de &lt;em&gt;Mort et vie d'Edith Stein&lt;/em&gt;, son dernier bouquin, fini en septembre et publié en décembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un premier temps, l'écriture surtout m'a terriblement agacé. Et dans l'écriture, soyons précis : la ponctuation. Et parmi ces ponctuants, soyons précis : les ":" intempestifs. Eh bien oui : Yann Moix se fend d'un usage très abusif et pour tout dire : compulsionnel des : ":". C'est non seulement incorrect sur le plan syntaxique (le plus souvent), mais ça peut en outre paraître : complètement gadget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais zut : il écrit bien tout de même. Dans une langue variée, bourrée d'images qui télescopent l'hier et l'aujourd'hui, la mort d'Edith Stein en 1942 dans une chambre à gaz et la France de 2008. Et puis il a bien le droit d'user de la ponctuation comme il l'entend : depuis quand les œuvres littéraires les plus percutantes seraient-elles celles qui utilisent la langue avec la plus grande correction, au sens scolaire du terme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Ce livre raconte l'histoire d'une femme (1891-1942) qu'on a tour à tour nommée Edith dans sa famille, Fraulein Edith Stein au lycée, Doktor Edith Stein à l'université, sœur Thérèse au Carmel, matricule 44 074 à Aushwitz, et sainte Thérèse Bénédicte de la Croix au ciel »&lt;/em&gt;. Voilà le pitch. Béatifiée en 1987, Edith Stein entre en sainteté en 1998, sous Jean-Paul II.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Yann Moix donne raison à cette sanctification. Ce qui le préoccupe ici, c'est de retracer la vie et l'œuvre d'Edith Stein en 194 petites pages, elle qui en noircit des milliers. Ce qu'il se met en tête, c'est de démontrer à travers cette hagiographie moderne qu'on peut être juive et chrétienne, femme et sainte, morte et immortelle, individuelle et collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul reproche, au final : Edith meurt à la page 151, et par un curieux phénomène d'empathie, ou que sais-je, Moix divague ensuite jusqu'à la page 187 incluse, essayant d'établir des équations à quatre termes : Israël, temps, espace, France, et n'y arrivant pas, et se gargarisant visiblement de ne pas y arriver. C'est enivrant pour le lecteur aussi, mais pas dans le bon sens du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, je ne résiste pas à la tentation de vous citer une pleine page d'aparté :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Hé, lecteur, tu as fait quoi de ta vie ?&lt;br /&gt;Je sais que tu triches, que tu n'es pas très sincère. Que tu (te) mens. Tu ne sais pas que faire de tes journées, tu as peur de rester tout seul chez toi. Tu sembles peureux, et je sais que : tu as peur de la peur. Vaguement, tu déprimes. Tu te promènes, tu fais des « achats », tu te trémousses dans quelques lits, avec des corps frôlés : tu jouis, hop hop (c'est fait, arrrgh). Tu te fais croire, parfois, devant une feuille blanche, que &lt;/em&gt;toi aussi&lt;em&gt; tu es un gros malin, que tu as des choses politiques, thermodynamiques, poétiques, philosophiques à dire.&lt;br /&gt;Tu prends des notes. Tu écris ton journal. Tu confies des choses à ton « blog ». Ça pour bloguer tu blogues. Tu dois pas prier des masses, tel que je te connais (je ne te jette pas la pierre, je ne prie pas non plus).&lt;br /&gt;Je voudrais que, pour une fois, tu t'intéresses à une sainte : que tu te passionnes pour : Edith Stein. C'est une femme extrêmement originale. Un individu totalement individuel. C'est une philosophe très, très spéciale : elle mêle Husserl au Christ, la phénoménologie à la Croix. C'est assez fascinant. Tu n'entres pas dans une église. Mais dans une vie : une vraie.  »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Yann Moix, &lt;em&gt;Mort et vie d'Edith Stein&lt;/em&gt;, éd. Grasset 2007, p. 47-48.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des passages dans ce goût-là, il y en a plusieurs. Ce sont eux qui m'ont convaincu de suivre attentivement cet auteur dont la voix m'avait tant plu, un beau matin de 2003, à la radio, sur une route du Loiret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;194 pages, éd. Grasset - 14,90 €&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com"&gt;&lt;img src="http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg" alt="livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com"  title="livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7490849536779335422?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7490849536779335422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7490849536779335422&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7490849536779335422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7490849536779335422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/mort-et-vie-dedith-stein.html' title='Mort et vie d&apos;Edith Stein'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R77swokBapI/AAAAAAAACJY/diXAyBEvvZ8/s72-c/Mort+et+vie+d%27Edith+Stein.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-525798802375686892</id><published>2008-02-22T15:30:00.003+01:00</published><updated>2008-02-22T17:27:44.441+01:00</updated><title type='text'>Le Rouge et le Noir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R773-YkBasI/AAAAAAAACJw/7AdMTKLk9E8/s1600-h/Le+Rouge+et+le+Noir.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R773-YkBasI/AAAAAAAACJw/7AdMTKLk9E8/s320/Le+Rouge+et+le+Noir.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169842073385396930" /&gt;&lt;/a&gt;Supplice de lycée ou révélation à la littérature, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Rouge et le Noir&lt;/span&gt; reste une lecture marquante et ambitieuse. Ce qui la rend ardue, c’est un faisceau de lectures possibles : on peut lire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Rouge et le Noir&lt;/span&gt; comme un grand roman d’amour, comme une critique acerbe de la société de 1830, qui se veut grandiose mais n’est préoccupée que de petitesses, ou comme un roman d’initiation au monde mondain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amour passionné s’incarne dans le personnage sublime de Mme de Rênal. Femme de trente ans, mariée au maire, ce noble qui ne l’est que par son mariage mais qui est si fier de l’être, et mère protectrice et aimante de trois enfants. Cette femme va naître à l’amour, et sa passion passera par tous les extrêmes : du bonheur insouciant aux déchirures profondes, en passant par tous les sacrifices. Mathilde de la Môle mène une lutte plus combative face à ces sentiments inconnus et contraires à son orgueil de jeune fille née pour devenir duchesse. Mais la passion qu’elle éprouve pour Julien est tout aussi sacrificielle : elle finit par piétiner son rang, alors que son amour n’est plus partagé. Et Julien, dans tout ça ? il aime, à partir du moment où il oublie son orgueil et son ambition, c’est-à-dire quand il est certain d’être aimé cent fois plus en retour. Il ne s’abandonne complètement à la passion que lorsqu’il est vraiment lui-même, à la fin du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces amours passionnées sont sans cesse entravées par une société étriquée dans laquelle chacun s’efforce de se comporter et de réagir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« comme il le convient »&lt;/span&gt; à son rang ou à celui qu’on brigue. C’est la société de 1830 dans laquelle  les romantiques se mortifient, et qui, après une enfance pleine de rêves entretenus par les conquêtes militaires de Napoléon 1er, se retrouvent pris au piège d’un monde honteux des extravagances impériales et qui s’est empressé de rétablir la hiérarchie sociale cloisonnée que la Révolution avait mise à mal. En Province, les parvenus manigancent pour destituer le mieux parvenu qu’eux. Monsieur de Rênal contemple avec fierté les multiples murs de son jardin, et le parapet de la promenade de Verrières qu’il fait construire pour le bien de tous, et sur lequel de multiples plaques lui rendent hommage… Valenod, enrichi par la direction de l’hospice de charité, fait taire les misérables bénéficiaires de cet asile lorsque leurs chants troublent son dîner. Même ceux qui sont normalement les garants d’une intégrité, les prêtres, sont hypocrites, calculateurs et comploteurs. Ainsi, le séminaire devient l’école de l’hypocrisie. Ceux pour qui la spiritualité a encore un sens positif, l’abbé Chélan  à Verrières, puis l’abbé Pirard, à Besançon et à Paris sont jansénistes, et à ce titre, persécutés par leurs pairs. Dans la capitale, la haute société s’ennuie dans ses convenances qui nivellent tout acte ou remarque spontanés. Mathilde passe pour un électron libre dans cet univers mondain ; mais les libertés qu’elle prend sont aussi le fait de son éducation et de son rang : il est aisé d’être franche et impertinente quand on se situe au-dessus de tout. Cependant, Mathilde s’ennuie d’autant plus que ses idéaux sont très chevaleresques. Son idole est Marguerite de Navarre, cette femme amoureuse qui a fait embaumer la tête de son amant et l’a transportée sur les genoux à travers la France pour l’enterrer de ses mains…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cette société qui n’offre aucune perspective au peuple, Julien n’a qu’un but : prouver qu’un fils de charpentier vaut bien un duc. La voie militaire qu’a empruntée si brillamment Napoléon, le héros de Julien, ne permet plus l’ascension sociale, en temps de paix. Il reste la carrière ecclésiastique, la soutane noire, après l’uniforme rouge de l’Armée impériale. Mais d’abord, Julien commence par endosser le costume sobre du précepteur, pour les enfants du maire et de Madame de Rênal. Sous le regard tendrement ironique du narrateur, Julien met en place une stratégie de séduction digne de l’idole impériale, pleine d’exploits quasi-militaires : oser retenir la main de madame de Rênal dans la sienne, une victoire de taille ! Ces premiers calculs, souvent cyniques seront remplacés par une vraie passion, pure et sincère, dès que Julien aura la certitude d’être aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’initiation à l’amour se poursuit à Paris, auprès de Mathilde. Mais ce n’est qu’en prison que Julien osera être vraiment lui-même, c’est en prison, dans la cellule du donjon, que Julien se sentira vraiment libre comme Fabrice del Dongo dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Chartreuse de Parme&lt;/span&gt;, comme Meursault dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’Etranger&lt;/span&gt; de Camus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Rouge et le Noir&lt;/span&gt; est finalement un roman d’initiation où le héros, un vrai héros plein de romanesque, apprend à vivre dans une société déliquescente, privée de panache depuis la chute de Napoléon, et sans idéal à défendre, aucun avenir satisfaisant à espérer, et malgré cela, atteint le sublime. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;510 pages env.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Billet écrit par une lectrice du BàL&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-525798802375686892?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/525798802375686892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=525798802375686892&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/525798802375686892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/525798802375686892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/le-rouge-et-le-noir.html' title='Le Rouge et le Noir'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R773-YkBasI/AAAAAAAACJw/7AdMTKLk9E8/s72-c/Le+Rouge+et+le+Noir.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6301692500583920348</id><published>2008-02-22T15:29:00.002+01:00</published><updated>2008-02-22T19:40:29.689+01:00</updated><title type='text'>L'Assommoir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R773UIkBarI/AAAAAAAACJo/Nb53fRWaqWY/s1600-h/L%27Assommoir.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R773UIkBarI/AAAAAAAACJo/Nb53fRWaqWY/s320/L%27Assommoir.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169841347535923890" /&gt;&lt;/a&gt;Assommant, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’Assommoir &lt;/span&gt;? Quelques longueurs, on vous l’accorde. Quelques lourdeurs, on le regrette. Mais quand même, quel chef d’œuvre ! &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’Assommoir&lt;/span&gt;, ou la peinture réaliste et sans fard du milieu ouvrier parisien sous le second Empire (1850-1871). C’est à Gervaise Macquart, qu’incombe de porter les modestes rêves et la pesante misère ouvrière sur ses épaules pourtant robustes de blanchisseuse. Car Gervaise ose rêver : avoir toujours du pain, un toit, un travail, élever ses enfants comme des bons sujets si c’est possible, ne pas être battue, et mourir dans son lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce modeste rêve est trop ambitieux car Gervaise est victime de deux fatalités : celle de sa famille, qui paie de génération en génération les tares des aïeux, et celle de son milieu, le milieu ouvrier voué à une vie de chien. On peut ajouter une troisième fatalité : celle qu’impose l’auteur, qui ne peut ni ne veut donner aucune chance à son personnage, si attendrissant soit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est d’ailleurs avec cynisme que le narrateur fait espérer une vie de bonheur à son personnage : Gervaise devient patronne ! Avec quelle fierté elle contemple la Goutte d’Or de son pas de porte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est un leurre : son ascension n’a d’autre but que de la faire tomber de plus haut. Grignotée par deux sangsues, Coupeau et Lantier, la jolie boutique bleue ne peut lutter bien longtemps : l’argent fuit, les dettes s’accumulent, le linge sale envahit l’espace, et Gervaise baisse les bras. Sa fille, Nana, est une peste qui fugue quand il fait trop faim. Tout se dilate : la volonté fragile de Gervaise pour lutter, sa peur de l’anisette, son corps qui s’enfle, son estime pour elle-même, et son langage qui devient ordurier…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La déchéance est totale, sur tous les fronts : matérielle, physique, sentimentale, morale, et langagière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses contemporains ont reproché à Emile ZOLA « la verdeur » du langage des personnages. C’est pourtant cela qui fait l’intérêt de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’Assommoir&lt;/span&gt;, et qui annonce, d’une certaine manière, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; de Céline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;566 pages, coll. Livre de Poche - 3,80 €&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Billet écrit par une lectrice du BàL&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6301692500583920348?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6301692500583920348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6301692500583920348&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6301692500583920348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6301692500583920348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/lassommoir.html' title='L&apos;Assommoir'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R773UIkBarI/AAAAAAAACJo/Nb53fRWaqWY/s72-c/L%27Assommoir.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-21000516382945779</id><published>2008-02-21T00:53:00.004+01:00</published><updated>2008-02-21T01:32:54.791+01:00</updated><title type='text'>Mimosa</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7zCkIkBanI/AAAAAAAACJI/NMKC468LK6E/s1600-h/Cache-cache+Mimosa.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7zCkIkBanI/AAAAAAAACJI/NMKC468LK6E/s320/Cache-cache+Mimosa.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169220398344137330" /&gt;&lt;/a&gt;Petite héroïne et grande série, j'ai nommé Mi-mo-sa !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette petite fille découvre les choses de la vie entourée de son père, de sa mère, de Gros Léon (son doudou), de sa mamie et de Rouflaquette (le chien de sa mamie). L'ambiance est donc aux premières fois, aux surprises, aux chagrins qui ne durent qu'une minute... et à la rigolade, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des albums jeunesse, j'en lis beaucoup, mais ceux de Jennifer DALRYMPLE me semblent vraiment différents. Née à &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/07/quinzaine-west-coast-classics.html"&gt;San Francisco&lt;/a&gt; d'un père américain et d'une mère française, cette auteure de 42 ans a déjà une œuvre considérable derrière elle. Ses textes sont superbement simples et font mouche à tous les coups sur les petites têtes blondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mimosa, c'est un peu l'équivalent de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2005/07/littrature-jeunesse.html"&gt;Anastasia&lt;/a&gt; chez Loïs Lowry. C'est une héroïne vraiment attachante aux réactions très humaines. Loin des bons sentiments ou des actes édifiants, Mimosa se fait toute une histoire d'une simple sortie ou d'un simple jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7zCpIkBaoI/AAAAAAAACJQ/aPdgaT5Y-yA/s1600-h/Mimosa+et+le+b%C3%AAte+chien.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7zCpIkBaoI/AAAAAAAACJQ/aPdgaT5Y-yA/s320/Mimosa+et+le+b%C3%AAte+chien.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169220484243483266" /&gt;&lt;/a&gt;Voici les titres que j'ai lus jusqu'à présent :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Cache-cache Mimosa&lt;/em&gt;. Mimosa, papa et Gros Léon jouent à cache-cache, mais que fait ce moule à gâteaux au milieu de leur terrain de jeu ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mimosa et le bête chien&lt;/em&gt;. Mimosa fait la connaissance de Rouflaquette, le chien de sa mamie. Est-il si bête qu'il en a l'air ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mimosa : Croque noisette&lt;/em&gt;. Mimosa et papa provoquent quelques dégâts dans un sous-bois, avant de rentrer chez eux en compagnie d'un intrus...&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mimosa : Blanc bonhomme&lt;/em&gt;. Sur le chemin pour aller chez mamie, Mimosa et maman s'arrêtent devant un triste bonhomme de neige. Comment faire pour lui redonner le sourire ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mimosa : Tartine et pollen&lt;/em&gt;. C'est enfin le printemps ! Mimosa, mamie et Rouflaquette s'offrent un petit pique-nique dans l'herbe qui grouille de vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux premiers titres sont mes préférés. Il faut voir l'inquiétude complice sur le visage d'un enfant lorsque Gros Léon se perd pendant la partie de cache-cache. Il faut imaginer les rigolades lorsque Mimosa se met à crier sur Rouflaquette en le traitant de "bête chien !" ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mimosa&lt;/em&gt;, c'est vraiment une très belle série, et Jennifer Dalrymple une de mes révélations de 2008, très certainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque volume :&lt;br /&gt;30 pages env., éd. Ecole des loisirs - 7,90 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-21000516382945779?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/21000516382945779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=21000516382945779&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/21000516382945779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/21000516382945779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/mimosa.html' title='Mimosa'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7zCkIkBanI/AAAAAAAACJI/NMKC468LK6E/s72-c/Cache-cache+Mimosa.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1007614975610611406</id><published>2008-02-20T17:12:00.004+01:00</published><updated>2008-02-21T01:35:18.669+01:00</updated><title type='text'>Homère à l'école des oiseaux</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7xUfYkBamI/AAAAAAAACJA/dfy2m28A0kc/s1600-h/Hom%C3%A8re+%C3%A0+l%27%C3%A9cole+des+oiseaux.gif"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7xUfYkBamI/AAAAAAAACJA/dfy2m28A0kc/s320/Hom%C3%A8re+%C3%A0+l%27%C3%A9cole+des+oiseaux.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169099370460703330" /&gt;&lt;/a&gt;Oui je sais : son nom n'est pas facile à prononcer. Mais s'il vous plaît faites un effort, lors de votre prochain passage en librairie ou à la bibliothèque : demandez tous les livres de Jennifer DALRYMPLE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de lire avec émerveillement &lt;em&gt;Homère à l'école des oiseaux&lt;/em&gt;, un magnifique album jeunesse de 30 pages, écrit et dessiné par l'auteur de l'excellente série des &lt;em&gt;&lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2008/02/mimosa.html"&gt;Mimosa&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première vue, le dessin se situe quelque part entre les &lt;a href="http://www.lesshadoks.com/"&gt;Shadoks&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2005/08/3me-quinzaine.html"&gt;Quentin Blake&lt;/a&gt;. En y regardant de plus près, c'est du Dalrymple tout craché, et ce n'est pas un vain compliment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dessin a l'air simple comme le texte a l'air facile. Mais si c'était si simple d'être facile à lire, si c'était si facile de dessiner simplement... En réalité, les histoires de Jennifer Dalrymple ont une qualité énorme : elles laissent la possibilité aux parents d'ajouter ou de modifier le texte, tout en sachant que pour les occasions où l'imagination leur manque, le texte écrit sur la page est déjà aussi dépouillé que riche de sens. On flirte avec de la poésie, si la poésie est encore une langue concrète au contact des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Homère à l'école des oiseaux&lt;/em&gt;, c'est une parabole de trente pages qui fait réfléchir avec humour et légèreté aux premiers pas de l'enfant dans sa propre vie sociale, distincte de celle des parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureux qui comme Homère a fait ce beau voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30 pages, éd. Ecole des loisirs - 11,50 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1007614975610611406?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1007614975610611406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1007614975610611406&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1007614975610611406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1007614975610611406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/homre-lcole-des-oiseaux.html' title='Homère à l&apos;école des oiseaux'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7xUfYkBamI/AAAAAAAACJA/dfy2m28A0kc/s72-c/Hom%C3%A8re+%C3%A0+l%27%C3%A9cole+des+oiseaux.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-9198213624746121549</id><published>2008-02-16T20:59:00.002+01:00</published><updated>2008-02-20T17:00:55.440+01:00</updated><title type='text'>(BD) Un peu avant la fortune</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7nkHYkBalI/AAAAAAAACI4/SCMmxncviDI/s1600-h/Un+peu+avant+la+fortune.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7nkHYkBalI/AAAAAAAACI4/SCMmxncviDI/s320/Un+peu+avant+la+fortune.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168412862888110674" /&gt;&lt;/a&gt;DUPUY &amp; BERBERIAN sont un auteur à quatre mains. Tant et si bien que l'éditeur leur attribue désormais un trait d'union. Les voilà mariés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plaisante à peine, étant tombé sur un beau &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fear,_uncertainty_and_doubt"&gt;FUD&lt;/a&gt; sur un forum consacré à la B.D., genre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« mé i' son paxé où koa ? »&lt;/span&gt;. Quand la tendance people prend le pas sur l'art...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, Dupuy &amp; Berberian récidivent, et obtiennent cette année le Grand Prix d'Angoulême. Et ne le méritent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne faites pas semblant : personne n'est choqué par cette affirmation. A cette heure, je crois même que c'est l'opinion inverse qui en choquerait plus d'un. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Quoi, le Grand Prix n'est pas bon ? » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben oui, non (comme dirait Zazie) : d'abord parce que le Grand Prix d'Angoulême ne devrait pas s'amuser à consacrer des auteurs déjà consacrés, mais à encourager des œuvres naissantes, ou marginales. Bref le jury devrait dépasser la tête de gondole pour aller farfouiller au fond des bacs. Mais c'est un jugement personnel, et on va me rétorquer que le Grand Prix n'est pas fait pour ça, bla bla bla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'accord. Mais il y a plus gênant : Dupuy et Berberian signent ici 80 pages finalement très quelconques. En tout cas, rien ne distingue ces 80 pages-ci des dizaines d'autres déjà produites par-&lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/03/monsieur-jean.html"&gt;là&lt;/a&gt;. Les personnages sont les mêmes, leur classe sociale est la même, leur cadre de vie est le même, leur mouron égotique est le même. Le trait est le même, les couleurs sont les mêmes, les effets de mise en scène sont les mêmes. Les prénoms sont les mêmes, les regards sont les mêmes, les appartements sont les mêmes, les surprises sont les mêmes, et ne sont plus des surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé voilà une BD correcte, bien faite. Les auteurs sont talentueux. Le style est bobo ramolli. Il a vraiment fallu que le reste de la sélection soit particulièrement mauvais ? Je n'aurais rien eu contre un prix d'honneur à Dupuy &amp; Berberian, dont l'œuvre en commun est à la fois facile à regarder et au moins aussi profond qu'un bon téléfilm sur France 2. Mais un Grand Prix ? J'attends qu'on m'explique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;80 pages, coll. Aire Libre Dupuis - 14,25 €&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Post scriptum : au fait, il a fait quoi Jean-C. DENIS, dans tout ça ? Il passait juste par là, ou bien...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-9198213624746121549?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/9198213624746121549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=9198213624746121549&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/9198213624746121549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/9198213624746121549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/bd-un-peu-avant-la-fortune.html' title='(BD) Un peu avant la fortune'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7nkHYkBalI/AAAAAAAACI4/SCMmxncviDI/s72-c/Un+peu+avant+la+fortune.png' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6858407846502376711</id><published>2008-02-16T20:18:00.003+01:00</published><updated>2008-02-18T20:42:33.469+01:00</updated><title type='text'>(BD) Miss Pas Touche</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7netIkBakI/AAAAAAAACIw/CbdmY2SEYsw/s1600-h/Miss+Pas+Touche+1.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7netIkBakI/AAAAAAAACIw/CbdmY2SEYsw/s320/Miss+Pas+Touche+1.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168406914358405698" /&gt;&lt;/a&gt;Deux auteurs que je ne connaissais pas, HUBERT &amp;  KERASCOËT, ont publié cet excellent diptyque dans la collection Poisson Soluble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur personnage principal est une jeune femme, Blanche, qui est employée avec sa sœur par une vieille femme recluse pour lui faire son ménage, ses carreaux... pour lui obéir au doigt et à l'œil, en somme, tant il est vrai que la vieillesse ennuie, et que pouvoir exercer son autorité bourgeoise sur deux filles du peuple non seulement cela rassure, mais surtout cela rompt la monotonie du lundi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sœur de Blanche - dont j'oublie le nom, là tout de suite... - adooooooore les guinguettes et les fréquente assidûment. Or vous n'êtes pas sans savoir que dans les années 1920, un méchant tueur rôde sur les bords de Marne, et qu'on l'a surnommé fort justement l'égorgeur des guinguettes ? Diable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que Blanche perd son indiscrète sœur dans un bain de sang inaugural...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blanche décide alors de mener sa propre enquête en s'intéressant au profil des victimes. Cette méthode toute moderne de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;profiler&lt;/span&gt;, dont certains tirent des séries télé, la mène au Pompadour, chic établissement parisien, lieu de débauches sans nom, qu'elle décide fermement de prendre d'assaut. Avouez que la situation est cocasse : une jeune vierge se présentant au guichet des embauches du plus terrible bordel de la capitale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7neo4kBajI/AAAAAAAACIo/5DuyQaq7ncM/s1600-h/Miss+Pas+Touche+2.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7neo4kBajI/AAAAAAAACIo/5DuyQaq7ncM/s320/Miss+Pas+Touche+2.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168406841343961650" /&gt;&lt;/a&gt;Le diptyque m'a vraiment beaucoup plu. Je trouve le dessin très affirmé, les personnages attachants et crédibles. Pourtant, au départ, c'est un mélange d'archétypes (la matrone, la vieille, l'infirmière et la putain... ) et de références plus ou moins réalistes (les puissants qui fréquentent le Pompadour... ). L'héroïne croise même le chemin d'une certaine Joséphine, beauté d'ivoire, pute de luxe et travestie de haut vol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis l'enquête de Blanche, alias Miss Pas Touche, est rondement tournée. Preuve s'il en est : la lecture du second tome vous sera absolument nécessaire non seulement pour résoudre l'énigme de l'égorgeur, mais aussi pour comprendre parfaitement le caractère et les motivations des principaux personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une excellente BD, je vous dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 x 48 pages, coll. Poisson Pilote - 2 x 10,40 €&lt;br /&gt;Tome 1 : &lt;em&gt;La Vierge du bordel&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&amp; Tome 2 : &lt;em&gt;Du sang sur les mains&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6858407846502376711?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6858407846502376711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6858407846502376711&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6858407846502376711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6858407846502376711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/bd-miss-pas-touche.html' title='(BD) Miss Pas Touche'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7netIkBakI/AAAAAAAACIw/CbdmY2SEYsw/s72-c/Miss+Pas+Touche+1.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3100652264415324484</id><published>2008-02-12T20:52:00.003+01:00</published><updated>2008-02-13T16:55:15.489+01:00</updated><title type='text'>Les Mandarins I</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7ID9okBaZI/AAAAAAAACHY/y6rhPLSsrjo/s1600-h/Les+Mandarins+1.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7ID9okBaZI/AAAAAAAACHY/y6rhPLSsrjo/s320/Les+Mandarins+1.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166196079942789522" /&gt;&lt;/a&gt;Simone DE BEAUVOIR est l'une des figures marquantes de la vie intellectuelle du XXè siècle. Née en 1908 et morte en 1986, sa vie et sa carrière ont été parallèles à celles de Jean-Paul Sartre. Ils se sont d'abord partagé les deux premières places de l'Agrégation de philosophie en 1929. Et dès lors ils ont à peu près tout mis en commun : leurs vies, l'écriture, les amours, et jusque leur tombe. Ils ont tiré les mêmes conclusions de la Seconde Guerre mondiale, et dans l'après-guerre ils sont devenus ce couple anti-conventionnel qui hantait le "Café de Flore" et les "Deux Magots", Saint-Germain et Cuba, l'U.R.S.S. et l'Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beauvoir est surnommée "le Castor" dans de nombreuses dédicaces de Sartre, parce qu'en Anglais, son nom ressemble au mot "beaver". &lt;em&gt;Les Mandarins&lt;/em&gt;, qui restera la grande entreprise purement romanesque de Beauvoir, n'est pas dédié à Sartre, mais &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« à Nelson Algren »&lt;/span&gt;. Si vous vous demandez pourquoi, jetez un œil aux superbes &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/lettres-nelson-algren_30.html"&gt;&lt;em&gt;Lettres à Nelson Algren&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Mandarins&lt;/em&gt;, c'est donc un diptyque qui ne se veut ni une autobiographie, ni un reportage, mais une simple évocation. Ecrit en 1954, le roman obtient le prix Goncourt et consacre Beauvoir dans le champ de la fiction. C'est pourtant avec son essai &lt;em&gt;Le Deuxième Sexe&lt;/em&gt;, paru en 1959, qu'elle marquera définitivement l'histoire des idées et l'histoire des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'action de ce premier tome commence à Paris, le soir où la retraite allemande est attestée par la radio et les journaux. Elle est suspendue aux alentours de l'automne 1946 ou de l'été 1947. Entre temps, nous suivons principalement quatre personnages, fortement inspirés des intellectuels parisiens de l'après-guerre : Sartre et la revue des &lt;em&gt;« Temps Modernes »&lt;/em&gt; sont plus ou moins transposés dans le personnage de Henri et son journal &lt;em&gt;« L'Espoir »&lt;/em&gt;. Robert Dubreuilh et sa femme Anne sont également un couple qui peut rappeler Beauvoir et Sartre, mariage mis à part. Dans la galerie de personnages qui entourent ceux-là, plus Nadine, les experts reconnaîtront sans doute Merleau-Ponty, Albert Camus et toute la faune de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là n'est pas l'essentiel. &lt;em&gt;Les Mandarins&lt;/em&gt; vaut surtout parce qu'il pose les questions essentielles qui se sont posées aux hommes et aux femmes, de façon très générale, après le cataclysme de 1939/45, et dans l'attente des cataclysmes suivants. Beaucoup en 1938 ne voulaient pas croire à la guerre ? Le roman se termine sur l'hébétude de Henri lorsqu'il réalise les horreurs commises en U.R.S.S. depuis 1945. Paule et Henri s'aimaient follement avant 1939, mais le passé est définitivement passé, tant la guerre a inscrit un avant et un après dans les histoires individuelles autant que dans l'Histoire collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu tout ça que j'ai trouvé dans ce premier tome : le roman d'une génération, ainsi qu'un concentré des débats qui ont éclaté parmi les intellectuels de gauche après l'euphorie de la Libération. Mais, peut-être parce que c'est Beauvoir qui écrit, et pas Sartre, le roman n'est pas simplement soumis aux idées qu'il véhicule, et l'auteur prend le temps et le plaisir apparent de composer réellement un roman. C'est-à-dire un récit d'événements dans un contexte, une série de portraits d'hommes et de femmes auxquels on s'attache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième tome devrait évoquer la découverte de l'Amérique. Je m'en pourlèche les babines à l'avance, car pour moi la lecture de &lt;em&gt;L'Amérique au jour le jour 1947&lt;/em&gt;, journal américain de Beauvoir, avait été jubilatoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;501 pages, coll. Folio - 7,40 €&lt;br /&gt;Beauvoir sur Wikipedia, ne cherchez pas : c'est &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir"&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Si l'un ou l'une d'entre vous veut m'offrir les &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Cahiers de jeunesse&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; de Beauvoir, qui sortent en mars, il (elle) est le (la) bienvenu(e)... ... :)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3100652264415324484?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3100652264415324484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3100652264415324484&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3100652264415324484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3100652264415324484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/les-mandarins-i.html' title='Les Mandarins I'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R7ID9okBaZI/AAAAAAAACHY/y6rhPLSsrjo/s72-c/Les+Mandarins+1.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-2406432946384755967</id><published>2008-02-05T18:53:00.001+01:00</published><updated>2008-02-07T19:23:11.851+01:00</updated><title type='text'>La Nuit de Valognes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R6tMhDo4MnI/AAAAAAAACCE/aYOM2iSC_IM/s1600-h/La+Nuit+de+Valognes.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R6tMhDo4MnI/AAAAAAAACCE/aYOM2iSC_IM/s320/La+Nuit+de+Valognes.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164305528506561138" /&gt;&lt;/a&gt;Auteur très en vogue ces dernières années, ne quittant jamais vraiment la scène littéraire ni les plateaux de télévision, Eric-Emmanuel SCHMITT s'est rendu célèbre en 1991 avec une pièce écrite deux ans plus tôt, à l'âge de 29 ans : &lt;em&gt;La Nuit de Valognes&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pièce en trois actes, d'écriture néo-classique, est avant tout une réécriture du &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt; de Molière. Mais c'est aussi l'aboutissement, pour l'auteur, de multiples jeux d'écriture pratiqués depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la campagne du XVIIIè siècle, quelque part en France, d'anciennes victimes de Dom Juan sont réunies par l'une d'elles. L'implacable séducteur est lui-même sur le point d'arriver ; rendez-vous a été pris. Elles lui préparent un procès inéquitable, assorti d'une sanction impossible : le mariage, ou la Bastille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Schmitt connaît son &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt; sur le bout des doigts, il sait quel animal est cet homme-là. Pas seulement dans la version de Molière, dont celle-ci est extrapolée, mais dans celle de Tirso de Molina, inventeur du personnage, de Mozart et Lorenzo Da Ponte qui créèrent l'opéra &lt;em&gt;Don Giovanni&lt;/em&gt;, dans celle de Lenau aussi, pour la mélancolie et le lyrisme qui se dégagent de cette nuit d'insomnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a les autres influences. Quand Schmitt parle de Dom Juan comme d'un automate, je pense à Jacques parlant de son maître et, ô curieux hasard, j'apprend que l'auteur est le père d'une thèse sur Diderot... Quand les jeux de mots se multiplient jusqu'à en gaver le texte de clins d'yeux plus ou moins entendus (si tant est que ça puisse s'entendre, un clin d'œil), je pense à Cocteau, à Anouilh, à Giraudoux, qui eux aussi en abusèrent, lorsqu'ils réécrirent les mythes anciens au XXè siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à la dernière réplique, c'est de la belle œuvre que cette pièce inaugurale d'une œuvre contemporaine. Même si les didascalies expliquent plus qu'elles n'indiquent, même si Dom Juan est fatigué et bavard, même si les portraits de femmes frôlent la caricature. La seule chose que je n'excuse pas à cette version, c'est d'avoir à ce point escamoté Sganarelle. Si Molière lui-même jouait ce rôle dans son &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt; à lui, c'est qu'on doit le regarder comme nécessaire au bon équilibre du mythe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;112 pages, coll. Magnard Lycée - 4,75 €&lt;br /&gt;Le &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt; de Molière est &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/12/dom-juan-1999.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-2406432946384755967?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/2406432946384755967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=2406432946384755967&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2406432946384755967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/2406432946384755967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/02/la-nuit-de-valognes.html' title='La Nuit de Valognes'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R6tMhDo4MnI/AAAAAAAACCE/aYOM2iSC_IM/s72-c/La+Nuit+de+Valognes.png' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1616896936635176446</id><published>2008-01-31T23:19:00.000+01:00</published><updated>2008-01-31T10:12:39.179+01:00</updated><title type='text'>Angela Davis parle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R6EBWzo4LaI/AAAAAAAAB34/W0ni7yjRyVs/s1600-h/Angela+Davis+parle.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R6EBWzo4LaI/AAAAAAAAB34/W0ni7yjRyVs/s320/Angela+Davis+parle.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161408139273711010" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne connaissais même pas le nom d'Angela DAVIS. Malgré les Stones, malgré Lennon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Militante pour la libération du peuple noir américain dans les années 60 et 70, membre du Parti Communiste, elle a décroché très jeune les plus hauts diplômes d'état en philosophie, et s'est retrouvée chargée de cours dans une université californienne, où elle s'adressait à des amphithéâtres d'étudiants blancs et noirs fascinés par la force et l'autorité de son discours. Le sujet de ses interventions s'appuie sur la dialectique de l'oppression et de la libération. En 1969, lors son premier trimestre, son cours présente les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« thèmes philosophiques récurrents de la littérature noire »&lt;/span&gt;. L'énoncé sonne à mes oreilles comme un avant-goût de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/06/palying-in-dark.html"&gt;Toni Morrison&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1969 un certain Reagan, de son autorité de gouverneur, lui retire son poste. Le tribunal le lui redonne, et l'université aussi. C'est le début d'une opinion populaire favorable à son égard, mais le couple Reagan/Nixon ne l'a pas compris. Alors le gouvernement fédéral l'inculpe dans l'organisation d'un attentat terroriste, et inscrit Angela Davis parmi les dix personnes les plus recherchées des Etats-Unis. La traque commence... et se termine sans tarder. Et cette fois c'est l'incarcération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opinion gonfle alors très vite, non plus seulement sur les campus californiens, mais dans toute l'Amérique, de Los Angeles à Harlem en passant par San Francisco et, bien entendu, le lointain Alabama natal d'Angela Davis. Même à l'étranger, des comités de soutien se mettent en place et réclament la libération d'Angela Davis et de tous les autres prisonniers politiques aux USA : George Jackson, John Clutchette, Fleeta Drumgo, Bobby Seale, Ericka Huggins, Martin Sostre et tant d'autres, qui croupissent dans des prisons insalubres au milieu des cafards et des rats, rabaissés à l'animalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce recueil paraît en 1971 en France, et se fait le reflet de la lutte pour la libération d'Angela Davis. On y met volontiers l'accent sur ses idées et son combat, et le portrait tourne à l'hagiographie. Elle-même s'exprime assez mal lorsqu'elle explique son combat. Ses cours sont beaucoup plus éloquents. Et si le volume s'intitule &lt;em&gt;Angela Davis parle&lt;/em&gt;, malheureusement, elle y parle peu. En réalité, l'ensemble est composé comme un dossier de presse où l'on n'accède qu'après de nombreux obstacles à la parole du messie. Les contributeurs sont en effet gavés de Communisme au point de prétendre (on est en 1971, d'accord, mais quand même) que l'URSS a toujours été aux côtés des peuples opprimés et les USA du côté des oppresseurs... Angela Davis elle-même se décrédibilise rapidement en répétant de façon compulsive les slogans guerriers des Black Panthers, auxquels elle a adhéré en 1968.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connaissais le geste de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Parks"&gt;Rosetta Parks&lt;/a&gt;, le rêve de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther_King"&gt;Martin Luther King&lt;/a&gt;, l'excellente autobiographie de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Malcolm_X"&gt;Malcolm X&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/05/quinzaine-noire.html"&gt;tant d'autres combats&lt;/a&gt; ayant un rapport plus ou moins lointain avec la &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/06/chasss-de-la-lumire.html"&gt;littérature&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angela Davis me rappelle une autre figure dont on parle beaucoup cette année : &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/lettres-nelson-algren_30.html"&gt;Simone de Beauvoir&lt;/a&gt;. Car Angela Davis, pour ce que je connais d'elle aujourd'hui, est avant tout une intellectuelle et une femme de son temps. En tant qu'intellectuelle et philosophe, comme &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/lettres-nelson-algren_30.html"&gt;Beauvoir&lt;/a&gt;, elle se trompe parfois lourdement dans sa lecture politique du moment. En tant que femme et en tant que noire, son rôle est emblématique et libérateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je lui passe volontiers de ne pas avoir toujours eu raison, et je lui souhaite, avec quatre jours de retard, un excellent soixante-quatrième anniversaire, puisqu'elle a eu le bon goût de rester en vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;93 pages, éd. Notre Temps - &lt;span style="font-style:italic;"&gt;en occasion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Angela Davis est aussi sur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Angela_Davis"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1616896936635176446?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1616896936635176446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1616896936635176446&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1616896936635176446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1616896936635176446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/01/angela-davis-parle.html' title='Angela Davis parle'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R6EBWzo4LaI/AAAAAAAAB34/W0ni7yjRyVs/s72-c/Angela+Davis+parle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3905918892418504496</id><published>2008-01-26T15:13:00.000+01:00</published><updated>2008-01-28T18:47:53.299+01:00</updated><title type='text'>Anticyclopédie Universelle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R5yWCDo4K8I/AAAAAAAAB0I/HLabf_bXwBI/s1600-h/Anticyclop%C3%A9die+Universelle.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R5yWCDo4K8I/AAAAAAAAB0I/HLabf_bXwBI/s320/Anticyclop%C3%A9die+Universelle.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5160164235140410306" /&gt;&lt;/a&gt;Pour quelqu'un qui adore l'œuvre et la personnalité de Diderot - c'est mon cas -, ce livre pourrait facilement être un ratage complet, une vague publication de seconde zone essayant de parodier l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien je vais vous dire franchement : pour moi ce petit opuscule de 126 pages est un petit chef d'œuvre, rien de moins !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, parce que les auteurs ne font pas référence à l'Encyclopédie du XVIIIè pour rien : ils en intègrent au contraire le principe fondamental, qui est de faire la somme des savoirs, "tout sur tout (et son contraire)".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, parce que lorsque un schéma est plus clair qu'un texte, c'est le schéma qui sert d'article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, parce que héritiers du véritable Diderot, ils entreprennent leur ouvrage avec humour et dérision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc bravo à Emmanuel VINCENOT &amp; Emmanuel PRELLE pour cette &lt;em&gt;Anticyclopédie Universelle&lt;/em&gt; savante et désopilante, destinée en premier lieu aux trentenaires et quadragénaires, tant il est vrai que les articles sur Goldorak, Pif et autres Rahan les toucheront probablement plus facilement que les lecteurs plus âgés, ou plus jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que l'avertissement aux lecteurs, intitulé "De l'intérêt d'un dictionnaire déraisonné des sciences, des arts et des mœurs" est un programme intellectuel, politique et humoristique à lui seul. Les chapitres successifs sont organisés comme il se doit : Histoire, Education, Spiritualité et philosophie, Arts et spectacles, Sciences et techniques, Témoignages et documents sur le monde moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux contributeurs auto-fictifs participent à l'élaboration de cette cathédrale du gai savoir. L'article sur les années 1980, celui sur le Paradis ou celui sur le personnage de fiction (Rahan) sont parmi les meilleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit livret beau à regarder, qui peut s'ouvrir à n'importe quelle page et se lire dans n'importe quel sens, sauf le sens littéral, peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précipitez-vous chez votre libraire et réclamez haut et fort l'&lt;em&gt;Anticylopédie Universelle&lt;/em&gt; de Vincenot &amp; Prelle. Le seul bouquin avec une baleine porte-clefs sur la couverture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;126 pages, éd. Mille et Une Nuits - 15 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3905918892418504496?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3905918892418504496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3905918892418504496&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3905918892418504496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3905918892418504496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/01/anticyclopdie-universelle.html' title='Anticyclopédie Universelle'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R5yWCDo4K8I/AAAAAAAAB0I/HLabf_bXwBI/s72-c/Anticyclop%C3%A9die+Universelle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3787040363073470566</id><published>2008-01-21T12:25:00.001+01:00</published><updated>2008-02-18T12:08:32.058+01:00</updated><title type='text'>Mémoires glacées</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R5SESf96fDI/AAAAAAAABzQ/osfbMfeoa_o/s1600-h/M%C3%A9moires+glac%C3%A9es.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R5SESf96fDI/AAAAAAAABzQ/osfbMfeoa_o/s320/M%C3%A9moires+glac%C3%A9es.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157892926599756850" /&gt;&lt;/a&gt;Parlons chiffré : si vous faites partie de ces lecteurs vicieux qui aiment autant le travail du style que le contenu des livres, alors ce livre risque de vous satisfaire à 50 %.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas VANIER est une personnalité française qui jouit d'une bonne presse. C'est d'abord un aventurier, mais aussi le réalisateur de plusieurs documentaires, moyens et longs métrages. Il s'est engagé très tôt dans la défense de la nature, plutôt façon Nicolas Hulot que Brigitte Bardot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il écrit, et semble avoir ses lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce bouquin m'a été offert par les éditions XO, via la "&lt;a href="http://babelio.wordpress.com/2007/12/05/ou-babelio-propose-a-ses-membres-un-marche-allechant-des-livres-en-lechange-de-critiques/"&gt;Masse critique&lt;/a&gt;" de Babelio. J'ai donc quelque remords à le critiquer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors soyons franc mais bref : les histoires courtes que racontent ici Nicolas Vanier m'ont au départ fait bailler comme un documentaire sur la reproduction des loutres sur Arte le samedi soir en &lt;span style="font-style:italic;"&gt;prime time&lt;/span&gt;. Puis, sans m'en rendre compte, j'ai accroché. J'y pensais le jour, j'y pensais le soir, je voulais continuer... Et pourtant, c'est écrit dans une langue extraordinairement plate. Les tentatives d'effets de style sont foireuses. La page est ampoulée de métaphores à vous en donner la nausée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être est-ce la raison pour laquelle, après avoir passé deux ou trois jours sans toucher au gros bouquin, je n'ai pas réussi à m'y remettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la moitié du livre que j'ai lue, je pense pouvoir dire qu'il y a là matière à un sacré dépaysement, et même à faire des scenarii vraiment pas banals. Au-delà de ça - mais ce n'est déjà pas mal - et même en lisant vite, l'absence totale de style risque de vous gêner. Vous êtes prévenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;330 pages, éd. XO - 19,90 €&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.babelio.com"&gt;&lt;img src="http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg" alt="livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com"  title="livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3787040363073470566?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3787040363073470566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3787040363073470566&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3787040363073470566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3787040363073470566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/01/mmoires-glaces.html' title='Mémoires glacées'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R5SESf96fDI/AAAAAAAABzQ/osfbMfeoa_o/s72-c/M%C3%A9moires+glac%C3%A9es.png' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8696569040624532261</id><published>2008-01-10T18:54:00.000+01:00</published><updated>2008-01-14T12:28:54.442+01:00</updated><title type='text'>Cahier de gribouillages pour les adultes qui veulent tout plaquer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R4ZdZv96exI/AAAAAAAABxA/IeFRsHGpsRQ/s1600-h/Cahier+de+gribouillages.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R4ZdZv96exI/AAAAAAAABxA/IeFRsHGpsRQ/s320/Cahier+de+gribouillages.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5153909520526375698" /&gt;&lt;/a&gt;Bon, en attendant de tout plaquer je vais essayer de rattraper mon retard sur les derniers billets, puis vous parler de cette œuvre petite par son épaisseur, légère dans le ton, mais bien visible sur les rayonnages des libraires et, finalement, d'une profondeur sarcastique indiscutable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi aussi je peux faire des phrases longues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ça va  de la carte postale à compléter au Q.C.M., en passant par les schéma pour mieux se détendre au bureau, les nouilles pour faire un collier, le cube en papier pour "monter ta boîte"... On trouve aussi des bons points démission, à remettre à votre employeur. Lorsque la planche est finie, vous pouvez démissionner !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout est basé, vous l'aurez compris, sur des jeux de mots et des images suggestives, qui nous rappellent combien pauvres nous sommes face à l'impitoyable vie active.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là à dire que "Oser" quitter son travail pour "enfin être libre" est un raccourci...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48 pages, &lt;a href="http://www.editionsdupanama.com/rubrique.php?id=16"&gt;éd. Panama&lt;/a&gt; - 7,50 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8696569040624532261?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8696569040624532261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8696569040624532261&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8696569040624532261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8696569040624532261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/01/cahier-de-gribouillages-pour-les.html' title='Cahier de gribouillages pour les adultes qui veulent tout plaquer'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R4ZdZv96exI/AAAAAAAABxA/IeFRsHGpsRQ/s72-c/Cahier+de+gribouillages.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6400279128238148800</id><published>2008-01-01T23:00:00.000+01:00</published><updated>2008-01-14T12:38:23.956+01:00</updated><title type='text'>(BD) Bingo</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3tnlv96euI/AAAAAAAABwo/5JYa6yT5wfM/s1600-h/Bingo.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3tnlv96euI/AAAAAAAABwo/5JYa6yT5wfM/s320/Bingo.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150824497057266402" /&gt;&lt;/a&gt;En 1988, au rayon BD, je ne connaissais quasiment que &lt;em&gt;Les Petits hommes&lt;/em&gt;, dont les planches étaient publiées dans le "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Journal_de_Spirou"&gt;Spirou Magaziiiine&lt;/a&gt;" (avec 4 "i") et éditées chez Dupuis. En farfouillant à droite à gauche, j'ai retrouvé les tomes 37, 23, 33, 32, entres autres. Quasiment toutes les couvertures de la série portent en guise d'en-tête, justement, une tête de Renaud, le héros des &lt;em&gt;Petits Hommes&lt;/em&gt;, une pipe à la bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure ou même Lucky Luke a troqué ses cigarettes roulées contre une brindille, à l'heure où il est définitivement interdit de fumer, vous comprenez pourquoi j'ai voulu relire un épisode des &lt;em&gt;Petits Hommes&lt;/em&gt;. Mon choix s'est porté sur le numéro le plus récent que j'avais sous la main, le 37, parce que je voulais me faire une idée de ce que SERON, le "desnariste" de la série, était encore capable de faire. Et puis il y a cette jolie mise en abîme sur la première de couverture, qui promettait beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel temps perdu ! Si le dessin m'a doucement replongé dans l'enfance, le scénario, lui, m'a ennuyé comme une partie de poker dans une maison de retraite un 14 juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le savez peut-être, mais les petits hommes sont devenus petits à cause d'une météorite qui est un jour tombée du ciel. A son contact, tout devient petit : hommes, animaux, objets du quotidien, et même les mécanismes les plus complexes comme les autos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Un jour un vilain garnement, nommé Bingo, subtilise un morceau de la météorite exposée en plein champ comme une relique. Il sort de la caverne (oui, les petits hommes, par nécessité, ont trouvé refuge dans une caverne), et se met à utiliser les pouvoirs du caillou sur tous les objets de "grands" qui se trouvent sur son passage : panneaux de signalisation, portes, voitures... Jusqu'au moment où il se fait capturer par un grand. Le grand homme se met en tête de le vendre comme un phénomène à la science ou à la foire. Mais Renaud, notre héros, arrive en soucoupe volante miniature et sauve Bingo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas tout à fait affligeant, mais pas loin quand même. Et pourtant, il y a des tomes vraiment sympathiques dans cette série, comme par exemple &lt;em&gt;Alerte à Eslapion&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Petits hommes et mini gagagags&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48 pages, éd. Dupuis - 8,50 €&lt;br /&gt;Le tome 43, paru en 2007, s'intitule &lt;a href="http://www.dupuis.com/servlet/jpecat?pgm=VIEW_ALBUM&amp;lang=FR&amp;OUVRAGE_ID=8932"&gt;&lt;em&gt;Castel Montrigu&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6400279128238148800?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6400279128238148800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6400279128238148800&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6400279128238148800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6400279128238148800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/01/bd-bingo.html' title='(BD) Bingo'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3tnlv96euI/AAAAAAAABwo/5JYa6yT5wfM/s72-c/Bingo.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7009659768321813516</id><published>2008-01-01T22:00:00.000+01:00</published><updated>2008-01-02T11:07:26.479+01:00</updated><title type='text'>(BD) Monsieur Lambert</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3tiPP96etI/AAAAAAAABwg/kMxHfxX_gnk/s1600-h/Monsieur+Lambert.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3tiPP96etI/AAAAAAAABwg/kMxHfxX_gnk/s320/Monsieur+Lambert.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150818612952070866" /&gt;&lt;/a&gt;Jean-Jacques SEMPE a publié en 1965 une superbe histoire dessinée sur un groupe d'hommes qui tous les midi, "Chez Picard", refont la vie, le boulot et les femmes. Ça s'appelait &lt;em&gt;Monsieur Lambert&lt;/em&gt;. En 1975, il a rempilé avec &lt;em&gt;L'Ascension sociale de Monsieur Lambert&lt;/em&gt;, suite des aventures intérieures de son héros éponyme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'occasion du 400è billet sur le Blog à Lire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;164 pages, éd. Denoël - 22 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7009659768321813516?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7009659768321813516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7009659768321813516&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7009659768321813516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7009659768321813516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/01/bd-monsieur-lambert.html' title='(BD) Monsieur Lambert'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3tiPP96etI/AAAAAAAABwg/kMxHfxX_gnk/s72-c/Monsieur+Lambert.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3675197921295331941</id><published>2008-01-01T13:00:00.000+01:00</published><updated>2008-01-01T13:21:20.383+01:00</updated><title type='text'>(BD) Kinderbook</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3owKv96esI/AAAAAAAABwY/hyHFPcf_rAI/s1600-h/Kinderbook.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3owKv96esI/AAAAAAAABwY/hyHFPcf_rAI/s320/Kinderbook.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150482085084560066" /&gt;&lt;/a&gt;C'est dans une atmosphère et sur un support très austère que se déroulent ces dix nouvelles graphiques de Kan TAKAHAMA. Pour le public francophone, cette auteure japonaise née en 1977 s'est faite remarquer avec le superbe &lt;em&gt;Mariko Parade&lt;/em&gt;, cosigné par &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/11/bd-love-hotel.html"&gt;Frédéric Boilet&lt;/a&gt; et publié dans la très belle collection "Ecritures" chez Casterman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé l'effet de la couverture grise et des pages grises et blanches sur fond noir, et si l'on fait l'impasse sur quelques longueurs, ce manga est impeccablement dessiné et "mis en scène". Différents styles s'y confondent avec un naturel désarmant, et les effets visuels, jamais gratuits, servent à souligner les partis pris narratifs. On se croirait en face d'un de ces courts-métrages qui vous posent une ambiance en moins de deux secondes et se terminent deux minutes plus tard, vous laissant hagard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains thèmes sont particulièrement bien exploités chez Kan Takahama : la famille, le couple dans lequel l'homme est toujours beaucoup plus âgé que la femme, l'intelligence des vieux, la tentation des jeunes adultes de sacrifier leur personnalité sur l'autel de la réussite sociale, les désillusions des enfants à propos des adultes qui les entourent, en particulier les pères, oncles et grands-pères : même à l'heure de leur mort, &lt;em&gt;« les hommes sont sans cœur. Tout ce qu'ils ont en tête, c'est les femmes qu'ils n'ont pas pu avoir et le travail qui reste. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des nouvelles, "Tell me how to survive", accueille une photo de Fred Boilet comme un clin d'œil. C'est celle-là que j'ai préféré. Le rendu des dialogues y est particulièrement réussi, entre une bande de copains d'école qui passent à l'âge adulte et ne peuvent s'empêcher de se juger les uns les autres. Lorsque les attentats du 11 septembre 2001 leur sautent aux yeux depuis le poste de télé qui ne faisait jusqu'ici qu'un fond sonore diffus à l'autre bout de la pièce, ils ne perçoivent pas que l'une d'entre eux, la plus fragile peut-être, s'apprête à lâcher prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;207 pages, éd. Casterman - 9,95 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3675197921295331941?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3675197921295331941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3675197921295331941&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3675197921295331941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3675197921295331941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2008/01/bd-kinderbook.html' title='(BD) Kinderbook'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3owKv96esI/AAAAAAAABwY/hyHFPcf_rAI/s72-c/Kinderbook.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3327814796741729227</id><published>2007-12-31T18:41:00.000+01:00</published><updated>2007-12-31T18:42:37.093+01:00</updated><title type='text'>Saint-Sylvestre</title><content type='html'>En ce 31 décembre 2007, je vous souhaite à tous un &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;joyeux réveillon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le BàL, en cet instant, c'est 398 billets, plus de 850 commentaires, 59 974 visites depuis le 11 juillet 2005, et même 8 billets de plus en 2007 qu'en 2006...&lt;br /&gt;Ouééééé !&lt;br /&gt;;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes principales résolutions pour le BàL en 2008 ? Encore plus de billets, deux ou trois quinzaines amusantes, toujours énormément de BD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis je fais le vœu de vous voir de plus en plus nombreux à visiter ces quelques pages et à y laisser des commentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 204, 0); font-weight: bold; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;T&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;r&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 153, 51);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;è&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;s B&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;o&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;n&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;n&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;e &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;A&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;nn&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 204, 0);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;ée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt; 20&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(204, 51, 204);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;08&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3327814796741729227?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3327814796741729227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3327814796741729227&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3327814796741729227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3327814796741729227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/saint-sylvestre.html' title='Saint-Sylvestre'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-7566877035077228507</id><published>2007-12-31T18:10:00.001+01:00</published><updated>2007-12-31T18:30:33.151+01:00</updated><title type='text'>(BD) Héraclès</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3kmeP96eqI/AAAAAAAABwI/XwnJQBXAvk4/s1600-h/H%C3%A9racl%C3%A8s.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3kmeP96eqI/AAAAAAAABwI/XwnJQBXAvk4/s320/H%C3%A9racl%C3%A8s.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150189949999020706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Héraclès&lt;/em&gt;, c'est le premier tome d'une collaboration entre Joann SFAR et Christophe BLAIN autour du personnage de Socrate, quadripède mi-chien, mi-philosophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Socrate est un lointain cousin du &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2005/09/bd-le-chat-du-rabbin.html"&gt;&lt;em&gt;Chat du Rabbin&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, bien entendu. Excepté que ce dernier méditait sur les religions monothéistes, là où Socrate philosophe au sens non religieux du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La philosophie de Socrate n'est pas exclusivement canine pour autant. Pure ontologie au contraire. Il faut même avouer que son thème de prédilection serait plutôt les relations entres hommes et femmes. Et en particulier entre Héraclès, cet homme viril et poilu mais tellement mal dégrossi, et les femmes qu'il croise, qu'il séduit, qu'il conquiert... sans jamais les comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car les femmes, à l'image de Socrate le demi-chien, cherchent à s'affranchir du destin d'Héraclès. Héraclès incarne la force vive et l'action permanente. Il parle peu, voire pas du tout. Socrate s'invente finalement seul un dialogue philosophique. Dans cette atmosphère dépouillée sur fond rocailleux, les couleurs chatoyantes du pelage de Socrate et des robes des femmes sont du plus bel effet. Une série d'aphorismes rend encore plus savoureuses les pérégrinations du chien antique : &lt;em&gt;« Le fait que l'être humain pratique la culture physique prouve qu'il a conscience de lui-même. Chez le chien, courir, ça ne prouve rien. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin du volume, Socrate et Héraclès montent à bord d'un bateau qui doit les mener jusqu'à Ulysse. Car qui mieux qu'Ulysse et sa Pénélope sauront leur dire ce qu'est l'amour ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48 pages, coll. Poisson Pilote - 9,80 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-7566877035077228507?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/7566877035077228507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=7566877035077228507&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7566877035077228507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/7566877035077228507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-hracls.html' title='(BD) Héraclès'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3kmeP96eqI/AAAAAAAABwI/XwnJQBXAvk4/s72-c/H%C3%A9racl%C3%A8s.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-3729448175731820632</id><published>2007-12-31T15:44:00.000+01:00</published><updated>2007-12-31T16:08:44.220+01:00</updated><title type='text'>(BD) Black Hole</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3kF5P96epI/AAAAAAAABwA/NIwJSU2w5pM/s1600-h/Black+Hole.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3kF5P96epI/AAAAAAAABwA/NIwJSU2w5pM/s320/Black+Hole.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150154129971772050" /&gt;&lt;/a&gt;Vous pensez peut-être, parce que vous avez chopé une bonne gastro, un rhume carabiné, une otite ou que sais-je, vous pensez sans doute, dis-je, que ces satanés virus qui traînent à l'époque de Noël et des fêtes de fin d'année nous pourrissent la vie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien réjouissez-vous au moins de ne pas avoir chopé "la crève", de ne pas voir une queue de lézard apparaître au bas de votre colonne vertébrale, une plaie gigantesque dans votre dos, une seconde bouche à la base de votre cou, une énorme entaille sous le pied. Estimez-vous heureux de n'être pas défigurés, forcés de fuir la société humaine pour vous tapir au fond des bois obscurs, vous nourrissant des déchets de la ville, ne vous lavant plus, portant pour toujours le même survêtement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Quoi ? Ça commence à ressembler à vos vacances ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un petit résumé de &lt;em&gt;Black Hole&lt;/em&gt;, BD culte de Charles BURNS. L'auteur est respectable et respecté aux U.S.A. depuis belle lurette, ayant travaillé auprès de Art Spiegelman, ayant collaboré au "Time", au "New Yorker" entre autres. Il a aussi conçu des pochettes d'albums pour Iggy Pop. Joli C.V. !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le volume est épais et dès la première page, le mot "malsain" prend tout son sens. Les pages sont en noir et blanc, et le graphisme est aussi beau que dans les pages les plus cauchemardesques de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/bd-blankets.html"&gt;Craig Thompson&lt;/a&gt;. Au départ, c'est une revue en six tomes, comme en atteste &lt;a href="http://www.amazon.fr/s?ie=UTF8&amp;rh=n%3A1077190&amp;page=1"&gt;ce lien&lt;/a&gt; commercial. Les 300 pages de l'intégrale se lisent plutôt lentement, tant le dessin est riche, les expressions des personnages terriblement troubles, et puis le texte n'est pas en reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, &lt;em&gt;Black Hole&lt;/em&gt; c'est un roman fantastique, dont le scénario pourrait donner lieu à un film absolument scotchant. C'est aussi une parabole sur l'adolescence américaine dans les années 70, période pendant laquelle beaucoup de jeunes sont entrés en conflit avec la culture hippie et son idéal propre et joli. D'où l'hommage à Bowie, d'où les drogues qui deviennent plus dures, les armes à feu qui prolifèrent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un roman graphique qui met franchement mal à l'aise. Fortement conseillé si vous cherchez quelques images fortes pour vous faire vomir joyeusement avant les réjouissances de ce soir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;300 pages, éd. Delcourt - 29 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-3729448175731820632?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/3729448175731820632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=3729448175731820632&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3729448175731820632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/3729448175731820632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-black-hole.html' title='(BD) Black Hole'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3kF5P96epI/AAAAAAAABwA/NIwJSU2w5pM/s72-c/Black+Hole.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-8564937703518895901</id><published>2007-12-29T11:00:00.000+01:00</published><updated>2007-12-29T11:43:45.392+01:00</updated><title type='text'>(BD) De Gaulle à la plage</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3YkIf96eoI/AAAAAAAABv4/i16Kf0LXvMA/s1600-h/De+Gaulle+%C3%A0+la+plage.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3YkIf96eoI/AAAAAAAABv4/i16Kf0LXvMA/s320/De+Gaulle+%C3%A0+la+plage.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149342952383478402" /&gt;&lt;/a&gt;Je vous parlais justement de Jean-Yves FERRI version Bouddha dans &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-le-sens-de-la-vis.html"&gt;mon précédent billet&lt;/a&gt;, le revoici, en solo, dans ce &lt;em&gt;De Gaulle à la plage&lt;/em&gt; vraiment désopilant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, il y a la première de couv' : le Général, le Sauveur, l'homme du 18 juin... ... en short et en tongs ! On ne voit pas son visage, car le géant sort du cadre. Equipé d'un seau et d'une pelle en plastique, on a échappé de justesse à &lt;a href="http://www.evene.fr/livres/livre/gerard-de-cortanze-de-gaulle-en-maillot-de-bain-29333.php"&gt;&lt;em&gt;De Gaulle en maillot de bain&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de Gérard de Cortanze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objet lui-même est superbe, avec son dos en tissu jaune et son motif écossais gris pluie et bleu Dauphine. On est en 1956, ou presque. Un autocollant nous rappelle l'info qu'il ne faut pas louper : &lt;em&gt;« par le scénariste du&lt;/em&gt; Retour à la terre &lt;em&gt;»&lt;/em&gt;. Sur la quatrième de couv', huit autres tomes sont listés, de &lt;em&gt;De Gaulle en Chine&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;De Gaulle astronaute&lt;/em&gt;, sans oublier &lt;em&gt;La Revanche de Pompidou&lt;/em&gt; ni &lt;em&gt;Panique à Colombey&lt;/em&gt;. Ça sonne comme les &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/11/les-7-boules-de-cristal.html"&gt;aventures de Tintin&lt;/a&gt;, mais tous ces titres sont bidon, comme en atteste &lt;a href="http://www.dargaud.com/front/albums/album.aspx?id=3535"&gt;cette page&lt;/a&gt; de l'éditeur qui précise "tome 1/1". &lt;em&gt;Martine à la ferme&lt;/em&gt; n'est pas très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous savez quoi ? Ferri est aussi doué ici que dans le scénario du &lt;em&gt;Retour à la terre&lt;/em&gt;, et son dessin et très affirmé. Les portraits de mémère et du fiston sont impitoyables ; leur chien Wehrmacht, qui appartenait à Hitler jusque ses dernières heures, est doué d'une véritable personnalité, sorte de croisement improbable entre &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/09/bd-le-retour-la-terre-tome-4.html"&gt;Speed&lt;/a&gt; le chat et Rantanplan. Lebornec, enfin, est l'aide de camp à toute épreuve qui suit De Gaulle à la trace, lui explique comment se portent les tongs, le sauve du ridicule dans l'eau comme sur le sable, et recueille ses fameux &lt;em&gt;Mémoires&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en page sous forme de strips est aussi efficace que dans &lt;em&gt;Le Retour à la terre&lt;/em&gt;, qu'il est décidément difficile d'oublier en lisant &lt;em&gt;De Gaulle à la plage&lt;/em&gt;. Les gags se suffisent à eux-mêmes, mais se lisent quand même chronologiquement, à partir de l'arrivée de De Gaulle et de son équipage estival sur les plages bretonnes, jusqu'au moment où la France rappellera son providentiel président, après lui avoir supposé une liaison avec Grace Kelly en couverture de "Paris Match®". Vous avez dit peopolitique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'on attend tous la suite, maintenant ! Alors, à quand &lt;em&gt;De Gaulle passe à l'Olympia&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;De Gaulle aux sports d'hiver&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48 pages, éd. Dargaud - 11 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-8564937703518895901?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/8564937703518895901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=8564937703518895901&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8564937703518895901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/8564937703518895901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-de-gaulle-la-plage.html' title='(BD) De Gaulle à la plage'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3YkIf96eoI/AAAAAAAABv4/i16Kf0LXvMA/s72-c/De+Gaulle+%C3%A0+la+plage.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6900555463216023494</id><published>2007-12-26T23:27:00.000+01:00</published><updated>2007-12-29T00:04:41.805+01:00</updated><title type='text'>(BD) Le Sens de la vis</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3WA-P96elI/AAAAAAAABvg/1mbH3ignzTk/s1600-h/Le+Sens+de+la+vis.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3WA-P96elI/AAAAAAAABvg/1mbH3ignzTk/s320/Le+Sens+de+la+vis.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149163555894491730" /&gt;&lt;/a&gt;Jean-Yves FERRI et Manu LARCENET s'associent de nouveau dans &lt;em&gt;Le Sens de la vis&lt;/em&gt;, volume I. Relativement loin des strips comiques et triviaux du &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/09/bd-le-retour-la-terre-tome-4.html"&gt;&lt;em&gt;Retour à la terre&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; qui les a rendus riches et célèbres, ce traité de philosophie orientale sur un banc suédois se fait hétéroclite et pince-sans-rire, multipliant les &lt;em&gt;private jokes&lt;/em&gt; et développant le sens du décalage esthétique à qui mieux mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Ferri et Larcenet retombent sur leurs (parfois lourdes) papattes, et c'est la bonne surprise des dernières pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout l'album repose sur une discussion esthétique entre un disciple empâté ressemblant étrangement au double fictif de Larcenet, et un maître zen petit et râblé représentant peut-être Ferri. Le comique de la situation surgit dès que nos deux personnages sont en présence, et leur duo rappelle Laurel et Hardy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la partie centrale du bouquin, le disciple montre ses derniers dessins au maître. La moitié des pages y passent, c'est un peu (trop) long. Mais Larcenet adopte ici un trait fin et discontinu, proche du croquis, qui s'accommode très bien avec l'atmosphère d'un jardin bouddhiste. Ferri et Larcenet, ou bien le maître et l'élève, ou bien le ying et le yang, ou bien l'intellect fébrile et la pesanteur du corps... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut-être le début d'une très bonne série, pourvu (pour ce qui me concerne) que les auteurs veuillent bien éviter d'encombrer l'essentiel avec des fioritures dont l'intérêt s'épuise vite. Le personnage de l'apprenti dessinateur ne doit pas être un prétexte à nous refourguer tout et n'importe quoi. L'autodérision permanente, ça ne marche pas. D'ailleurs Ferri, le maître zen, s'ennuie, baille, s'endort plus d'une fois dans la partie centrale du volume. J'espère comme lui que la suite sera à la fois plus consistante et tout aussi divertissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Env. 80 pages, éd. Les Rêveurs - 15 €&lt;br /&gt;Le beau site web des Rêveurs est par &lt;a href="http://www.editionslesreveurs.com/"&gt;Là&lt;/a&gt; !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6900555463216023494?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6900555463216023494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6900555463216023494&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6900555463216023494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6900555463216023494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-le-sens-de-la-vis.html' title='(BD) Le Sens de la vis'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3WA-P96elI/AAAAAAAABvg/1mbH3ignzTk/s72-c/Le+Sens+de+la+vis.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1804509747149323353</id><published>2007-12-25T19:25:00.000+01:00</published><updated>2007-12-28T19:37:27.197+01:00</updated><title type='text'>(BD) Les Cœurs solitaires</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3VCPv96ejI/AAAAAAAABvQ/3G_9RqmuDGI/s1600-h/Les+C%C5%93urs+solitaires.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3VCPv96ejI/AAAAAAAABvQ/3G_9RqmuDGI/s320/Les+C%C5%93urs+solitaires.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149094587309652530" /&gt;&lt;/a&gt;Je découvre Cyril PEDROSA à l'occasion de ce cadeau de Noël. La première de couverture est avenante, la quatrième légèrement convenue, mais c'est un achat conseillé par une libraire, alors comment ne pas l'aborder en toute confiance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul est un trentenaire qui a hérité de la fabrique de jouets en bois créée par son défunt père. Il est célibataire, c'est un bon ami et un fifils à sa maman bien comme il faut. Il fait son footing quotidien en survet rouge pimpant, et croise tous les matins une jolie blonde plantureuse à qui il n'a jamais dit autre chose que &lt;em&gt;"B'jour"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors un jour sans crier gare Jean-Paul pète son câble et se tire en croisière, non pas sur le yacht de Bolloré, qui était déjà pris, mais sur un transatlantique rétrogradé en mer Méditerranée. Là, il rejoint un groupe de cœurs solitaires : les hommes portent un badge bleu en forme de cœur qui indique qu'ils sont libres. Les femmes itou, en rose. Le problème avec Jean-Paul, c'est qu'il devient le meilleur pote... de plusieurs couples qui se font et se défont au fil de l'eau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reviendra-t-y ? Reviendra-t-y pas ? Se maquera-t-y ? Se maquera-t-y pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le suspens de Noël, à éviter quand même si vous êtes célibataire et que vous passez la soirée du 31 décembre auprès de votre maman. A moins d'avoir l'esprit caustique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;56 pages, éd. Dupuis - 9,80 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1804509747149323353?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1804509747149323353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1804509747149323353&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1804509747149323353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1804509747149323353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-les-curs-solitaires.html' title='(BD) Les Cœurs solitaires'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3VCPv96ejI/AAAAAAAABvQ/3G_9RqmuDGI/s72-c/Les+C%C5%93urs+solitaires.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-5840756665332725950</id><published>2007-12-21T19:15:00.000+01:00</published><updated>2008-02-05T20:13:52.511+01:00</updated><title type='text'>Dom Juan</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3U-Av96eiI/AAAAAAAABvI/0PHTzyIQvuc/s1600-h/Dom+Juan.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3U-Av96eiI/AAAAAAAABvI/0PHTzyIQvuc/s320/Dom+Juan.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149089931565103650" /&gt;&lt;/a&gt;Non, je n'oublie pas que je vous dois un beau billet sur &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2007/11/jacques-le-fataliste-et-son-matre.html"&gt;&lt;em&gt;Jacques le Fataliste et son maître&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, le chef d'œuvre de Denis Diderot paru en 1796. Mais franchement, est-ce une raison pour ne pas vous parler d'abord de ma re-re-re-re-relecture du &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt; de MOLIERE, créé en 1665 par la troupe de Monsieur, frère du Roi Louis XIV ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pfuit ! Certainement pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt; de Molière est une réécriture d'une pièce créée en 1630 en Espagne par Tirso de Molina, un religieux : &lt;em&gt;El Burlador de Séville&lt;/em&gt;, comprenez &lt;em&gt;L'Abuseur de Séville&lt;/em&gt; sous-titrée "le Convive de Pierre". Vous connaissez tous le personnage de Dom Juan, justement parce qu'il n'est pas resté dans l'histoire qu'un simple personnage littéraire, mais parce qu'il est passé, à partir de la version de Molière, dans la catégorie très sélect des mythes. Comme plus tard Faust et Dracula (pour le côté monstrueux), Casanova et Cyrano de Bergerac (dans la catégorie "ils ont existé mais leur héritage est édulcoré"), ou bien encore Lolita (sorte d'écho féminin du scandaleux Dom Juan).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce de Molière est en cinq actes, chose peu commune pour une comédie du XVIIè siècle, qui pour la plupart se présentent en trois actes seulement, les deux actes supplémentaires étant plutôt l'apanage des tragédies classiques. C'est que justement &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt;, comme &lt;em&gt;Le Tartuffe&lt;/em&gt; à laquelle elle succède dans l'œuvre du plus génial des dramaturges français, est une comédie sérieuse. Entendez : ça fait rire mais pour mieux critiquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, &lt;em&gt;Le Tartuffe&lt;/em&gt; avait été créée en 1664 par Molière et sa troupe, sous la protection du frère du Roi. Comédie en trois actes qui se moquait des faux dévots, une variété animale très répandue à la cour, selon l'auteur. Ce discours étant d'une vérité insoutenable pour certains, la pièce est aussitôt jouée, aussitôt censurée. En 1667, Molière récidive après avoir maquillé son personnage de faux dévot à la truelle, et lui avoir changé son habit de religieux pour un habit de gentilhomme. Aussitôt jouée, aussitôt censurée. En 1669 enfin, la troisième et dernière version écrite du &lt;em&gt;Tartuffe&lt;/em&gt; est protégée par le Roi lui-même ; la pièce a été réécrite en cinq actes et valide une rigueur politique et morale dans laquelle le Roi veut se reconnaître ; d'autant que l'œuvre se termine sur un &lt;em&gt;"rex" ex machina&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre temps, en 1665, dix mois seulement après le revers de fortune de la première version du &lt;em&gt;Tartuffe&lt;/em&gt;, Molière crée &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt;. Les premières répliques de la pièce foncent tête baissée dans le lard des censeurs du &lt;em&gt;Tartuffe&lt;/em&gt;. La Compagnie du Saint-Sacrement, pour ne pas les citer, était une secte d'ultra catholiques qui entendaient gouverner par leurs simagrées et leur feinte rigueur morale. Parmi tant d'autres lubies, ils avaient proscrit l'usage du tabac à priser. Celui qui se roule en petites boulettes dans les narines et qui, dès qu'on en prend, &lt;em&gt;« purge les cerveaux humains (et) instruit les âmes à la vertu »&lt;/em&gt;. Alors Molière, qui jouait Sganarelle dans &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt;, se fend d'un éloge du tabac en guise d'entrée en matière. Provocateur, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les raisons qui me font adorer cette œuvre sont trop nombreuses pour être énumérées ici. Mais à chaque nouvelle lecture, je reviendrai persister et signer. &lt;em&gt;Le Tartuffe&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Dom Juan&lt;/em&gt; de Molière, ce sont deux vaccins contre une forme de bêtise encore trop répandue aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;62 pages, coll. Classiques &amp; Cie Hatier - 2,85 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-5840756665332725950?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/5840756665332725950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=5840756665332725950&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5840756665332725950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/5840756665332725950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/dom-juan-1999.html' title='Dom Juan'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3U-Av96eiI/AAAAAAAABvI/0PHTzyIQvuc/s72-c/Dom+Juan.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-6877158499893527362</id><published>2007-12-21T19:02:00.000+01:00</published><updated>2007-12-28T19:09:39.202+01:00</updated><title type='text'>(BD) Mémoire morte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3U7zP96ehI/AAAAAAAABvA/ATS9Ws9JqTk/s1600-h/M%C3%A9moire+morte.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3U7zP96ehI/AAAAAAAABvA/ATS9Ws9JqTk/s320/M%C3%A9moire+morte.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149087500613614098" /&gt;&lt;/a&gt;Une BD en noir et blanc, une structure cyclique et une absurdité inléluctable façon &lt;em&gt;S.O.S. Bonheur&lt;/em&gt; pour nous faire prendre conscience du destin de l'homme, qui est de détruire pour reconstruire. Un scénario et des personnages qui peuvent rappeler &lt;em&gt;Brazil&lt;/em&gt; de Terry Gilliam, les envolées lyriques en moins...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça s'appelle &lt;em&gt;Mémoire morte&lt;/em&gt;, mais ça n'a pas grand chose à voir avec l'informatique. Cette BD hautement parabolique de Marc-Antoine MATHIEU est l'occasion du 133è billet de cette année 2007 qui se termine. Ouf ! Le compte à rebours est terminé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;62 pages, éd. Delcourt - 12,90 €&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-6877158499893527362?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/6877158499893527362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=6877158499893527362&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6877158499893527362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/6877158499893527362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-mmoire-morte.html' title='(BD) Mémoire morte'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R3U7zP96ehI/AAAAAAAABvA/ATS9Ws9JqTk/s72-c/M%C3%A9moire+morte.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-1090592601319452040</id><published>2007-12-20T12:14:00.000+01:00</published><updated>2007-12-22T19:33:25.934+01:00</updated><title type='text'>(BD) Vitesse moderne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R2z4pP96ecI/AAAAAAAABuY/OpN0YdIl9RY/s1600-h/Vitesse+moderne.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R2z4pP96ecI/AAAAAAAABuY/OpN0YdIl9RY/s320/Vitesse+moderne.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5146761861722175938" /&gt;&lt;/a&gt;C'est la première fois que je lis une BD de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blutch"&gt;BLUTCH&lt;/a&gt;. Cet auteur et dessinateur, qui a eu 40 ans cette année, a été édité à L'Association, chez Fluide Glacial et Casterman. Blutch s'est principalement illustré dans des récits courts et des œuvres monotoMes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Vitesse moderne&lt;/em&gt;, c'est un récit très très très onirique, composé &lt;em&gt;« dans la matière dont les rêves sont faits »&lt;/em&gt;, comme dirait je ne sais plus qui. Et pour le coup, on peut penser à la &lt;em&gt;Nadja&lt;/em&gt; de André Breton. Sauf que Lola, chez Blutch, n'est jamais le moteur de son propre rêve éveillé : elle le subit au contraire, tout au long de ses quatre-vingt pages et à l'exception de la dernière planche. Lorsqu'elle passe le seuil d'une porte, elle ne sait jamais dans quelle autre pièce de son rêve cela va la mener. On se croirait un peu &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dans_la_peau_de_John_Malkovich"&gt;&lt;em&gt;Dans la peau de John Malkovich&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. En butte contre ce magnifique aléatoire, Lola évite de justesse de se faire violer par son voisin, par son père, par son chorégraphe (le sosie de &lt;a href="http://www.merce.org/about.html"&gt;Merce Cunningham&lt;/a&gt;), de se faire lyncher par ce même chorégraphe, par des femmes de la haute ou par un groupe de religieuses. Au final, la seule expérience érotique à peu près satisfaisante du volume est celle qu'a vécu Omar Sharif le jour où il a pris le métro, et qu'il s'est retrouvé avec un cul anonyme, ferme et odorant en plein milieu de la figure... Mais je ne vais pas vous raconter tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trait est affirmé et les ambiances sont très belles. Le personnage de Renée, écrivaine un peu vaine, accompagne Lola comme un fantôme d'un bout à l'autre du récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un volume complètement esthète, à lire d'une traite par peur de s'ennuyer, ou en tout cas de ne pas retrouver ni le fil de l'histoire, ni le pourquoi du comment. Composé comme un rêve, &lt;em&gt;Vitesse moderne&lt;/em&gt; se lit comme on regarde un téléfilm sans scénario : sans bouder son plaisir, sans attendre grand chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;80 pages, coll. Aire Libre - 13,30 € &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;10... 9... 8... 7... 6... 5... 4... 3... 2... 1...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-1090592601319452040?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/1090592601319452040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=1090592601319452040&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1090592601319452040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/1090592601319452040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-vitesse-moderne.html' title='(BD) Vitesse moderne'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R2z4pP96ecI/AAAAAAAABuY/OpN0YdIl9RY/s72-c/Vitesse+moderne.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15387836.post-4909823851799105140</id><published>2007-12-16T18:43:00.000+01:00</published><updated>2007-12-22T19:34:17.785+01:00</updated><title type='text'>(BD) Lily Love Peacock</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R2Vl3f96eKI/AAAAAAAABsM/2ypDzI3lbSw/s1600-h/Lily+Love+Peacock.png"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R2Vl3f96eKI/AAAAAAAABsM/2ypDzI3lbSw/s320/Lily+Love+Peacock.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5144630153489053858" /&gt;&lt;/a&gt;Lily, c'est la petite fille de Jeanne Picquigny et de Eugène Love Peacock, héroïne et héros de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/10/bd-la-tendresse-des-crocodiles.html"&gt;&lt;em&gt;La Tendresse des crocodiles&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/11/bd-livresse-du-poulpe.html"&gt;&lt;em&gt;L'Ivresse du poulpe&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Et ces trois personnages aussi atypiques qu'attachants sont sortis de l'imagination de Fred BERNARD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous parlerai-je ici d'un érotisme des silhouettes hérité de Manara ? D'une noblesse des visages inspirée par Hugo Pratt ? Voire d'arabesques en noir et blanc pouvant rappeler les belles pages de &lt;a href="http://blogalire.blogspot.com/2006/08/bd-blankets.html"&gt;Craig Thompson&lt;/a&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lily&lt;/em&gt; a tout d'un succès programmé pour des lectrices de "Elle", "20 ans" ou "Jeune et Jolie". Le personnage créé par Fred Bernard a tout pour plaire aux fans de &lt;a href="http://www.penelope-jolicoeur.com/"&gt;Pénélope Jolicœur&lt;/a&gt;. Mais Lily, c'est bien plus que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, Lily a une ascendance, et c'est déjà pas courant en BD. Ensuite, elle est rock 'n' roll et ne manque pas de caractère. Ça change des midinettes dont les mangas débordent, ou des icônes un peu connes de la BD érotique. Lily est certes un canon de beauté, certes elle a un boulot stéréotypé, celui de mannequin. Mais ce volume raconte d'abord et avant tout une aventure intérieure. Lily doit retrouver ses racines tout en se projetant vers ce qu'elle veut vraiment faire de sa vie. A la recherche de son père, le fils d'Eugène Love Peacock, elle a l'occasion de vivre une expérience musicale à valeur initiatique. Cette espèce de &lt;em&gt;road graphic novel&lt;/em&gt; est d'ailleurs entrecoupée de poèmes chansons de Lily, composés aux quatre coins de monde du temps où elle ne disposait pas d'elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mélancolie naturelle de Lily est caressée dans le sens du poil par le retour de ses souvenirs d'enfance, qui s'entremêlent avec des images volées à ses grands-parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour paraphraser le commentaire de Julie, cette BD, on l'aime comme une amie qui nous confie ses joies et ses peines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;274 pages, coll. Ecritures Casterman 2006 - 12,95 €&lt;br /&gt;On parle aussi (vaguement) de ce bouquin par &lt;a href="http://seasexrock.blogspot.com/2006/12/une-bonne-soire-en-perspective.html"&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;10... 9... 8... 7... 6... 5... 4... 3... 2...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15387836-4909823851799105140?l=blogalire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogalire.blogspot.com/feeds/4909823851799105140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15387836&amp;postID=4909823851799105140&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4909823851799105140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15387836/posts/default/4909823851799105140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogalire.blogspot.com/2007/12/bd-lily-love-peacock.html' title='(BD) Lily Love Peacock'/><author><name>Nicolas</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://bp3.blogger.com/_kdR4dj_vRDw/R64ywokBZ5I/AAAAAAAACDY/jm85o5_xNW4/S220/Pariiiiiiiiiis(petite).jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_kdR4dj_vRDw/R2Vl3f96eKI/AAAAAAAABsM/2ypDzI3lbSw/s72-c/Lily+Love+Peacock.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
